Chapitre 5

Elle savait qu’il n’attendait rien d’elle et cela l’encouragea à faire quelque chose. Il méritait d’autant plus qu’elle le remercie qu’il ne demandait rien. Il déposait les enfants au Terrier tous les matins et allait les chercher en revenant du travail.
Il disait qu’elle avait besoin de repos et elle lui en était reconnaissante, mais elle n’était pas habituée à ne rien faire. Elle avait l’habitude d’avoir trois enfants sur les bras, une maison à faire tourner et un mari dont elle s’inquiétait.
Ex mari se répéta t elle

Le matin même, elle avait enlevé son alliance et l’avait mise dans son sac.
C’était étrange de ne plus l’avoir à son doigt et seule une bande de peau plus blanche témoignait de son existence.

C’était comme l’impact qu’avait eu Viktor sur sa vie, il était parti, mais même si elle l’avait expulsé de son existence, sa présence planait toujours sur elle.
Tout comme elle pouvait ôter son alliance mais elle ne pouvait rien faire sur la trace pale que celle ci avait laissée.
Elle s’était surprise à se demander quand est ce qu’il rentrerait à la maison, noyer sa colère dans l’alcool.
Elle semblait tout simplement incapable d’échapper à son ancienne vie.

Elle posa les T-shirts fraichement repassés sur son lit, qu’il avait d’ailleurs fait avant de partir. Sans doute, Madame Weasley l’avait elle harcelé toute son adolescence jusqu’à ce que ca devienne un automatisme.

On frappa à la porte et elle se figea, sentant ses muscles se tendre. Viktor ne pouvait pas être là. C’était probablement quelqu’un qui vendait quelque chose ou qui voulait demander son chemin.
Elle arriva en haut des escaliers et allait descendre quand la porte s’ouvrit.

- Hermione! C’est Ginny! J’entre!

Une femme à la chevelure flamboyante entra et Hermione émit un son étranglé.

- Ginny ?

La femme la regarda et s’approcha des escaliers.

- Salut Hermione.

Etait ce vraiment Ginny ? La femme dans le hall n’avait rien de la fille décharnée dont elle se souvenait.

Cette femme était stupéfiante avec ses cheveux rouges vifs et sa silhouette parfaite. Et également, nota Hermione avec une pointe de jalousie typiquement féminine, des jambes sans fin.
Elle était vêtue de noir de la tête aux pieds, avec une Jeans, un haut moulant, des boots et une veste en peau de dragon.
Ginny n’avait elle réellement qu’un an de moins qu’elle ? En comparaison, Hermione avait l’impression qu’elle pouvait passer pour la mère de son amie.
Machinalement, elle tira sur le T-shirt trop large qu’elle avait emprunté à Ron.

- et bien… Je suis contente de te voir Ginny.

Elle pensait que sa grimace pouvait passer pour un sourire.

- Tu n’en pense pas un mot ! Pas encore ! Mais attend qu’on ait fait du shopping ! Apres tu seras vraiment heureuse de me voir !

- Shopping ?

- Oui, Ron m’a dit que tu n’avais rien à te mettre et que tu ne voudrais pas récupérer tes affaires.

Comment le savait-il ? Tous ses vêtements avaient été touchés et approuvés par Viktor.
Comment par la barbe de Merlin, était elle tombée assez bas pour avoir besoin de son aval quand aux vêtements qu’elle portait ?

- Et Ron m’a demandé qu’elle taille je pensais que tu faisais pour qu’il puisse aller t’acheter quelques affaires, continua Ginny en levant les yeux au ciel. Les mecs ! Comme s’il comprenait quoi que ce soit aux fringues ! Il t’aurait probablement acheté une barboteuse géante avec le logo des canons de Chudley. Alors je me suis dis que tu allais avoir besoin de mes talents de professionnelle du shopping et d’un peu de compagnie féminine.

Elle fit un sourire à Hermione dévoilant sa dentition parfaite.

- mais je suis en train de repasser.

Ginny ne releva même pas la pitoyable excuse. Elle se contenta d’enlever sa veste et de la jeter sur la rampe d’escalier avant de monter les marches avec la vigueur d’une adolescente.

- Je vais t’aider et on aura fini en un rien de temps ! bon sang, je n’ai pas repassé depuis dix ans. Merci Merlin pour les elfes de maisons ! Payés figure toi ! Je n’ai pas oublié !

Elle passa devant Hermione et entra dans la chambre.

- oh ! Par tous les fondateurs de la magie ! Hermione ! Qu’est ce que tu as fais ici ?

Elle se précipita dans la chambre et trouva Ginny, au milieu de la pièce les bras écartés.

- J’ai juste…

- C’est tellement propre que je peux même voir le sol ! tu es absolument fantastique !

Hermione se sentit rougir et fut secrètement heureuse que Ginny ait remarqué ses efforts.

- merci.

- J’espère que Ron te paye !

- Non ! Non, Je vis ici avec mes trois enfants et il a été tellement gentil avec nous, ce n’est vraiment rien. Mais il aime quand tout est propre.

- Il a intérêt ! Maintenant on y va !

Elles commencèrent par le babillage de Ginny a propos des soldes et des beaux magasins.

- Ginny ! Je n’ai pas d’argent !

- Bien sur que si. Tu as l’argent de cet enfoiré jusqu’à la fin de tes jours !

- Je n’en veux pas !

Le visage de Ginny s’était durci lorsqu’elle avait évoqué Viktor. Avec une lueur froide dans les yeux, elle se redressa.

- Je peux le comprendre Hermione. Mais regarde autour de toi, ça ne serait pas amusant de tout dépenser, de le laissé ruiné ? Humm ?


- J’ai dépensé plus en une seule journée qu’en trois mois de courses pour la maison !

Hermione se laissa tomber dans un fauteuil moelleux, ses pieds douloureux et avec un léger mal de tête. Ginny lui sourit.

- C’est agréable, n’est ce pas ?

Hermione hocha la tête et regarda autour d’elle. Elles étaient dans l’un des restaurants les plus en vue du chemin de traverse, Martha’s, où vous pouviez vous asseoir pour regarder les gens déambuler dans la rue, où vous installer pour manger à l’une de leur élégante tables, servis par des serveurs discrets, bercés par les tintements des couverts et les conversations.
C’était un restaurant luxueux mais informel.
Ginny sortit un petit miroir de poche et rectifia son rouge à lèvre sous le regard appréciateur des hommes présents.

- Comment fais tu pour paraître si jeune ? demanda Hermione en rougissant.

Mais Ginny ne sembla pas gênée. Elle envoya un baiser à son reflet et rangea le miroir.

- J’ai une vie sexuelle débridée.

- Ginny ! S’offusqua Hermione en s’empourprant sous les regards amusés qui se tournèrent vers elles.

- Le sexe est important. Ceux qui ne sont pas d’accord ne sont pas bons pour ça. Et je suis heureuse. Je me réveille chaque matin en me demandant si je rêve encore et…

Un serveur s’approcha et les interrompis poliment.

- Votre table est prête Madame Malefoy. Par ici.

Hermione se figea. Malefoy ? Comme dans… Draco Malefoy ? Hébétée elle rattrapa Ginny et lui souffla :

- Est-ce qu’il a bien dit Malefoy ?

Au lieu de rire et de répondre : tu es dingue ? Ginny lui jeta un regard interloqué.

- tu veux dire que… Ron ! C’est tout lui ça ! Eviter les sujets pénibles ! Elle leva les yeux au ciel et s’installa à leur table. Je suis mariée avec Draco Malefoy, Hermione. Nous avons quatre enfants.

- Mais…

- Il a vraiment changé tu sais.

Hermione se laissa tomber sur la chaise en face de Ginny.

- Je… mais… comment ?

- C’est une longue histoire !

- Raconte ! Raconte-moi tout ce qui s’est passé en mon absence !

- Tu étais là, Hermione. Ca a commencé à Poudlard.

Alors que leurs boissons leurs étaient servies, Hermione s’interrogea. Est-ce que Ginny avait mentionné Malefoy ? Pas plus qu’un autre. Elle se plaignait juste de son comportement. Et plus tard… non, elle ne se rappelait d’aucun moment ou Ginny avait agit différemment envers Malefoy qu’envers tous les autres.

Avec un sourire dans les yeux, la rouquine reprit :

- en secret bien sur. Elle sirota sa « vision de velane » une boisson très douce à base de champagne. Draco était un peu obsédé par moi à Poudlard. Rien de plus sérieux qu’un flirt mais il était attiré. Surtout parce que c’était interdit. Son subconscient était sans doute attiré par le danger de cette relation. Une Weasley ! Totalement inacceptable et contre toute son éducation. Tu sais comment c’était, être un ado avec toutes ces hormones qui bouillonnent ! Toujours est-il que j’ai remarqué que quelque chose avait changé en lui au début de ma quatrième année. Il me déconcertait. Il avait l’habitude de m’observer de la table des Serpentard avec un regard si intense, comme s’il était gêné de me regarder mais qu’il ne pouvait pas s’en empêcher. Un peu suspicieux aussi, du genre : « par l’enfer qu’est ce que tu m’as fais » et très, très en colère.
Bref, comme s’était Malefoy, je ne voyais pas pourquoi il me regardait. Il était toujours aussi mauvais par ailleurs. Et puis pendant ma cinquième année, quand il a essayé de tuer Dumbledore, il a disparu et je ne l’ai plus vu jusqu’à ce qu’il réapparaisse au quartier Général de l’Ordre.

Hermione se souvenait de tout cela. Une nuit, quelqu’un qui n’avait pas le mot de passe avait tambouriné à la porte, criant que les mangemorts étaient en chemin.
L’ordre entier s’était rassemblé dans le hall pour ouvrir la porte, chaque baguette brandie vers l’homme encapuchonné se tenant sur le palier. Celui-ci avait jeté sa propre baguette sur le coté et avait retiré sa cagoule, révélant la caractéristique chevelure blond pale.
« Ils arrivent » Cela avait déclenché le chaos. La moitié d’entre d’eux pendait que Malefoy avait du entendre où été le Quartier Général et qu’il venait les prévenir, l’autre moitié pensait qu’il faisait lui-même partie des mangemorts et qu’il leur tendait un piège.
Enfin quelqu’un avait eu le bon sens de crier : « taisez-vous ! Ecoutez ce qu’a à dire Malefoy ! » Tout le monde s’était tu et le jeune homme avait grincé : « Je suis venu vous dire tout ce que je sais en échange d’un abri et d’une protection » Après de nombreuses discussions, l’ordre avait accepté.

Hermione revint au présent tandis que Ginny reprenait son récit.

- Comme tu le sais il a été placé sous la protection de l’ordre pour son aide. Peut être te souviens tu de l’endroit où ils l’ont installé ? sourit Ginny et Hermione eu un flash back.

- Chez toi !

- Exactement !

Hermione se rappelait à présent. Quand le Quartier Général avait été déplacé au Terrier, les enfants Weasley avaient fait semblant de déménager et de prendre leurs propres appartements afin que les mangemorts ne soit pas conduit directement au Terrier s’ils cherchaient l’un d’entre eux et ainsi ne tombe pas directement au Quartier Général de l’Ordre.
Mais les Weasley n’avaient jamais habités leurs appartements, ils n’avaient pas quitté l’ordre, dormant où ils le pouvaient, dans un coin, sur un canapé, mais toujours près de leur merveilleuse horloge.

- Comme je devais aller régulièrement à mon appartement, y lancer quelques sorts, bref donner l’illusion que j’y vivais, j’ai été désignée pour m’occuper de Draco. Aucun de nous n’était vraiment ravi de l’arrangement. Tu sais que sa mère a été tué le jour où il nous a rejoins, c’est d’ailleurs à cause de cela qu’il nous a rejoint. Sa mère était la seule personne qui comptait à ses yeux et Voldemort le savait. Aussi après qu’il ait échoué à tuer Dumbledore et ensuite la famille Crivey, il a été puni en devant regarder sa mère mourir.

La voix de Ginny était devenue soudain froide et insensible et Hermione pouvait voir la rage dans ses yeux. Elle savait que si l’un des Mangemorts qui avait tué la mère de Malefoy avait rencontré Ginny Weasley, pardon, Malefoy, sa vie n’aurait pas valu la moitié d’une cacahouète. Ginny avait toujours farouchement défendu ceux qu’elle aimait, Hermione le savait bien. Comme du temps où la petite et timide Ginny Weasley, avait ordonné à un Draco Malefoy qui la dépassait de deux tête de laisser Harry tranquille dans la librairie Fleury et Botts.

- Il n’a pas vraiment montré son meilleur coté, il était même pire que d’habitude, en fait. En même temps, j’étais vraiment désespérée, nous étions en train de perdre et je ne pouvais pas aider, maman s’obstinait à me trouver trop jeune.
J’avais l’impression que personne ne faisait attention à moi et été embarqué dans quelque chose dont je ne faisais pas partie.
Draco et moi avons eu quelques disputes assez mémorables, à la limite du duel, quand il a déversé sur moi sa colère et son chagrin au pire moment qu’il pouvait trouver.
Les semaines ont passé et je te regardais chercher des informations sur les Horcruxes tandis que Ron et Harry les cherchaient dehors. Apres un assez pénible épisode d’auto apitoiement, je suis retourné à l’appartement et la première chose que j’ai entendue m’a donné envie de tourner les talons et de le laisser sans nourriture. Et puis j’ai compris ce qu’il disait. Il m’insultait pour quelque chose que j’avais dis trois semaines plus tôt. Il m’avait entendu et se rappelais ce que je lui avais hurlé ce qui voulait dire qu’il m’avait réellement écouté. Comme je te l’ai dit, je n’allais vraiment pas bien, j’avais l’impression que personne ne se souciait de moi, et la personne que je détestais le plus, après Voldemort et ses mangemorts, était la seule qui m’écoutait.

Si Hermione avait été la personne qu’elle était à cette époque, elle aurait probablement élevée une objection, mais elle connaissais maintenant l’horreur d’être seule dans une pièce pleine de monde, et comprenait à quel point la jeune Ginny avait pu se sentir négligée par tous.

- Alors j’ai essayé quelque chose de différent. Plus d’insultes, mais lui dire comment je me sentais. Bien sur, j’ai hurlé et j’ai fais ressentir ça comme si tout était de sa faute. Je veux dire, honnêtement, pour lui dire mes sentiments de cette façon, je devais me protéger contre une humiliation totale…

Hermione acquiesça. Personnellement, elle pensait que dévoiler ses sentiments à Draco Malefoy revenait à offrir sa gorge à un loup affamé, mais ce n’était qu’une opinion.

- Deux jours plus tard, il m’a jeté au visage, mot pour mot, certaines choses que je lui avais dites, plus d’autres que je n’avais même pas prononcées. Il a toujours été doué pour lire les sentiments. Je suppose qu’il faut l’être si l’on veut que nos insultes fassent mal.

Elle haussa élégamment les épaules et vida son verre.

- Je n’ai même pas entendu ce qu’il me disait. Il m’avait écouté. Alors je l’ai embrassé.

Ginny gloussa tandis qu’Hermione en recrachait son eau minérale. La rouquine leva les mains.

- juste un bisou, sérieux. En remerciement. Et même pas sur la bouche. Mais il a fait plus que cela.

Ginny se dit qu’Hermione n’avait pas besoin d’entendre comment elle s’était sentit plaquée contre le mur tandis que ses lèvres chaudes se pressaient sur les siennes et que ses mains expertes se promenaient sur son corps comme aucun de ses petits amis n’avait jamais osé le faire. Et qu’elle avait été incapable de penser tant qu’il ne s’était pas arrêté.

- Maintenant, avec le recul, je comprends pourquoi il s’est soudainement reculé et m’a craché d’aller en enfer. Il avait peur de ce que j’avais réveillé en lui. « Des sentiments qu’il croyait morts et enterrés dans le cimetière de son âme, ne lui laissant qu’un souffle de vie ». Et ce sont ses mots !

Il avait toujours été doué avec les mots se rappela Hermione en essayant de ne pas lire dans les yeux de Ginny ce que « Mais il a fait plus que cela » voulait dire exactement.

- Nous avons nié ce baiser pendant deux semaines. On était distant… On attendait que l’attirance entre nous s’estompe… Ridicule ! L’attirance ne s’estompe pas comme ca…elle devient de plus en plus forte.
Mais quelque chose avait changé. Il était aussi méchant que d’habitude mais ses mots avaient perdu leur conviction. J’ai commencé à la traiter un peu plus en être humain et peu à peu on a fait une trêve. Alors, littéralement assis sur nos mains pour les garder hors de portée de l’autre, nous sommes devenus… pas tout à fait des amis… mais plus que de simples connaissances. C’était bizarre ce qui se passait dans cet appartement alors que la guerre faisait rage dehors.

Ginny semblait perdue dans ses pensées. Leurs entrées arrivèrent et semblèrent tirer Ginny de beaux souvenirs à en croire le sourire rêveur qu’elle arborait.

- Allez à l’attaque ! Je meurs de faim !

Hermione suivi l’exemple de son amie et comprit aussitôt pourquoi le restaurant était si populaire : les plats étaient fantastiques !

- Ensuite que s’est il passé ?

- et bien la guerre s’est terminée mais il n’a pas déménagé. J’ai demandé à l’ordre si je pouvais garder l’appartement en prétextant que je m’y étais attaché et ils ont acceptés. Alors j’ai vécu avec lui pendant mes études de medicomage.

Hermione en resta la bouche ouverte : elle avait souvent rendu visite à Ginny, Malefoy avait il toujours été là ?

- mais comment… Je n’ai jamais… comment se fait il qu’on ne l’ait jamais vu ?

Ginny éclata de rire et quelques clients se retournèrent vers elles.

- Je ne pouvais pas vous laisser voir qu’il vivait là ! Tu imagine la tête de maman si en venant me voir elle était tombée sur Draco ?

Hermione pouvait aisément imaginer.

- Nous avons fait un sacré boulot avec les sorts de protection et d’alerte ! Mais c’était parfois limite ! Comme la fois où Ron a trouvé un caleçon de Draco dans le canapé ! Merlin ! Maman m’a harcelée pendant des mois en me demandant quand est ce que j’allais amener ce garçon à la maison et mes frères demandaient la même chose en faisant craquer leurs poings ! Bien sur je ne pouvais pas amener Draco à la maison ! Je l’aimais, je l’ai réalisé le jour de mes 18 ans, mais je ne savais pas si lui m’aimait.
Quand ils sont tous devenus insupportable, je leur ai dit que je fréquentais Davis Matthew, qui est le pseudonyme que Draco utilise pour signer ses articles à la gazette du sorcier.

- David Matthews ? Comme dans David Matthews mon journaliste préféré ? la coupa Hermione, C’est Malefoy ???

- Je ne lui dirais rien Hermione, je ne pense pas que tu veuille qu’il sache…

Bon sang, évidemment qu’elle ne voulait pas. Elle pouvait imaginer son sourire, s’il apprenait qu’elle avait adoré chacun de ses articles !

- Il avait besoin d’un emploi. Il ne pouvait pas vraiment postuler en temps que Draco Malefoy, ex mangemort, alors il a cherché qu’est ce qu’il pouvait faire en restant à la maison. Il écrit toujours. Il a besoin de pouvoir être méchant avec quelqu’un. Maintenant qu’il ne peut plus insulter ma famille ou mes amis, étant donné que les enfants sont si proches d’eux…

Draco Malefoy était père… Hermione n’arrivait pas à l’imaginer en père… Elle n’arrivait à voir que l’ancien Serpentard, traitant les autres avec une hautaine froideur.

- Alors… Comment sont tes enfants ?

Le visage de Ginny s’éclaire et Hermione reconnu sur le visage de son amie le même air qu’elle-même affichait quand quelqu’un montrait de l’intérêt pour ses enfants.

- Ils sont géniaux. Je dois avoir une photo quelque part… elle fouilla dans son sac et attrapa son portefeuille. « trouvé ! »

Avec un regard affectueux sur le cliché, elle le tendit à Hermione. C’est une photo prise un jour d’été. Un homme était assis sur une couverture, un pique nique étalé autour de lui. Il était entouré de quatre enfants d'âges différents et Hermione réalisa que l’homme devait être Malefoy. En regardant de plus près l’homme séduisant avec son visage taillé à coup de serpe, elle pouvait voir la ressemblance. Grand, avec ses cheveux blond et ses yeux gris foncés, il pouvait objectivement faire saliver n’importe qu’elle femme.

Trois des enfants étaient roux mais le garçon qui semblait être l’ainé était aussi blond que son père. Ils étaient tous mignons à croquer.

- Ils sont mignons ! On voit qui les a élevés !

Ginny se rengorgea avec fierté.

- Tout comme les tiens ! Ils ne sont pas du tout comme leur père. Ils sont doux et polis. Ils pourraient enseigner deux ou trois choses à mes voyous.

- Et qu’en pense Malefoy ?

Elle ne pouvait s’empêcher de le nommer Malefoy mais Ginny ne sembla pas s’en apercevoir. Et pourquoi diable demandait elle ce qu’il pensait de ses enfants ? Allait-elle revoir son jugement sur le mari de Ginny en fonction de ce qu’il pensait de ses enfants ?

- Il les adore ! Ils l’appellent monsieur et il en est tellement fier ! réplica Ginny en riant.

- vraiment ? Woh, jamais je n’aurais imaginé…

- Tu as vraiment fais du bon boulot, quand on pense avec qui ils ont vécu !

Hermione sentit les larmes, qui ces jours ci semblaient sans cesse sur le point de couler, lui monter aux yeux.

- Monsieur… A la maison, ils n’ont personne à part un oncle et une tante… Et Molly qui leur a demandé de l’appeler Grand mère comme ses autres petits enfants, ils étaient si heureux…

Ginny se souleva de sa chaise et rejoignit Hermione dans la sienne. Heureusement il s’agissait d’un large et confortable fauteuil.

- vous avez tous été si gentil avec moi… Vous m’avez soutenue et Ron a été tout simplement génial et les enfants l’adorent. Je suis venu et j’ai envahit sa maison. Et quand j’ai voulut payer pour ça, il s’est presque mit en colère ! je ne suis qu’une bonne à rien !

- ne fais pas ça Hermione ! Ne m’accuse pas de mal choisir mes amis ! Et Ron pareil ! Je sais qu’il n’y a rien qu’il ne veuille plus que de t’avoir chez lui, là où il peut te protéger. Quand il est venu à la maison et qu’il nous a parlé de toit, nous avons tous voulu nous précipiter pour te voir mais il avait vraiment peur quand il nous a dit de ne pas venir. Il veut vraiment vous avoir ici, toi et tes enfants.

Commentaires (1)

1. Mélody 07/07/2009

Roooh...
Pis la suite ??
Sniff...

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