Chapitre 2

Another ditch in the road
You keep moving
Another stop sign
You keep moving on
And the years go by so fast
Wonder how I ever made it through

/Savage Garden/

- vous avez un sacré bleu, m’dame, vous vous êtes bagarrée ?

Le jeune caissier rit de sa propre plaisanterie et Hermione fit un sourire appuyé.

- j’ai été maladroite, je suis tombée dans les escaliers…

Elle donna à son sourire un air embarrassé. Après dix ans, elle savait sur quels boutons appuyer pour ne pas éveiller les soupçons. Le jeune homme réagit comme tous les autres.

- vous devriez être plus prudente, m’dame. Ce sera tout ?

- oui, merci

- long voyage ?

Hermione l’ignora presque. Ils devaient sortir et s’en aller au plus vite ; L’aube allait se lever et ils avaient encore un long trajet à faire. Mais s’enfuir trop précipitamment lui ferait se souvenir de cette femme brune aux cheveux en bataille avec une gamine trop calme et des ecchymoses.

- oui, nous allons à …

Elle fit une pause, cherchant le nom d’une ville près d’Edimbourg avant de renoncer. Elle pouvait le dire, il n’y avait rien de suspect à aller à Edimbourg, et il faudrait à Viktor un certain temps avant de suivre leurs traces jusqu’à cette station service.

- … Edimbourg. Famille…

- Joli coin. Vous vouliez éviter le trafic ? demanda t il avec un coup d’œil vers l’horloge qui marquait 5 :30.

- Oui. Vous ne voudriez pas être en retard chez la belle mère, répliqua Hermione avec un sourire.

L’homme hocha la tête d’un air concerné.

- je vois… bon voyage !

Il se tourna et monta le son de la petite télé sur le comptoir. Hermione couru presque et elle et Vanessa montèrent dans la voiture avec leurs achats. Ils étaient à encore cinq heures et demie de route d’Edimbourg, la plus sure des villes sorcières. Il y en avait bien entendu de plus proches, mais c’était celles que vérifierait en premier Viktor.

Elle soupira, il avait toutes les cartes en main et dans quelques minutes, il se lancerait à leur poursuite. Mais elle ne devait pas abandonner. Pas maintenant. Pas cette fois. Pas encore.

Elle avait laissé un mot parlant de shopping avec les enfants, et selon l’heure à laquelle il se réveillerait, cela le retarderait d’une ou deux heures.

- maman, je dois faire pipi !

- je sais mon chéri, mais nous sommes presque arrivé.

- Mais je dois faire pipi tout de suite !

- Et bien tu attendras, voila tout !

Après 8 heures de route, ils étaient tous irrités et fatigués. Même Rorie avait commencé à chouiner. Hermione n’avait cessé d’osciller entre espoir et désespoir et ses mains tremblaient lorsqu’elle entra dans Edimbourg.

Si elle s’en souvenait bien, l’entrée de la communauté sorcière était dans une vieille maison sur King Stable’s Road.

Elle s’en souvenait bien. Elle trouva la maison, fit sortir les enfants, toujours en pyjamas, et entra dans la maison sous le regard curieux de quelques passants. Mais la majorité des gens continuèrent leur chemin sans remarquer la jeune femme avec ses trois enfants si curieusement vêtus.

Elle fit entrer les enfants à sa suite dans un vieil ascenseur et pressa les boutons 6-2-4-4-2.
L’ascenseur s’ébranla, s’élargit et les portes s’ouvrirent sur le département écossais de la magie.
Vanessa et Henry en restèrent bouche bée mais Hermione les poussa vers les cheminées.
Elle s’agenouilla devant l’une d’elle et elle entendit Vanessa, qui portait Rorie pousser un petit cri et Henry avaler se salive de travers. Ils étaient trop petits pour se souvenir que leur propre maison avait un jour été raccordé au réseau de cheminées.

Elle chercha des yeux la sorcière qui pouvait la renseigner et l’interpella.

- hmmm…. Je souhaiterais avoir l’adresse de Monsieur Harry Potter, je vous prie.

La femme ouvrit un livre épais et commença à tourner les pages avant de s’interrompre brusquement

- Monsieur Potter a une adresse sécurisée. Il s’agit, après tout, d’une célébrité…

La sorcière avait l’air ennuyée, comme quelqu’un à qui cette demande avait trop souvent été faite et qui devait répéter inlassablement la même réponse, ce qui, Hermione le réalisa soudain, était probablement le cas.

- oh… Et Monsieur Ronald Weasley alors…

- Monsieur Weasley est également une célébrité et…

Hermione l’interrompit

- Pouvez vous vérifier ?

La femme pinça les lèvres, ressemblant tout à coup au professeur MacGonnagall mais pointa sa baguette sur le livre et scanna les pages.

- 6 route du Gobelin, à Londres, répondit elle d’un ton offensé.

- Merci, répondit Hermione avant de se relever. Venez les enfants, je sais où nous allons.

Médusés, ils la suivirent, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Hermione les poussa vers une autre cheminée, prit la poudre de cheminette sur le manteau et, Rorie dans ses bras et les deux autres serrés contre elle, elle jeta la poudre.

- Londres !


Ca avait été une nuit d’enfer. Les Abeilles avaient gagnées et sa tête lui rappelait qu’ils avaient fêté la victoire. Il sorti de son lit, sans trop de difficulté à son avis : un verre d’eau, un petit déjeuner et il serait comme neuf. Ou presque.
Il venait de terminer son petit déjeuner et de poser l’assiette sur la pile de plus en plus haute de vaisselle sale quand il entendit frapper à la porte.
C’était probablement Harry se dit il en allant ouvrir. Peut être avait il pu échapper à son travail et voulait il bore une bière ou simplement lui tenir compagnie.
Il ouvrit la porte et se dit que ce n’était pas Harry.
C’était une femme, avec un enfant dans les bras et deux autres qui se cachaient timidement derrière elle.
Il y avait quelque chose de familier chez eux, il lui semblait les reconnaître… Il regarda la femme et ses yeux rencontrèrent les siens. Et il comprit soudain qui était devant sa porte.

- Hermione !


Hermione failli lâcher Rorie quand il ouvrit. Il portait un boxer et des chaussettes, rien d’autre. Il semblait si différent de la dernière fois qu’elle l’avait vu…
Le garçon grand et dégingandé qu’elle avait connu avait été remplacé par un homme puissant et musclé.
Il avait ouvert avec un sourire qui s’était lentement effacé alors qu’il palissait.

« Il ne me reconnaît pas, paniqua t elle en le voyant froncer les sourcils tout en effleurant les enfants du regard »

Puis il se tourna vers elle et écarquilla les yeux

- Hermione !

Il enfila un jeans et un Tshirt des Canons de Chudley. Elle ne savait pas si elle devait être soulagée ou déçue alors qu’elle le regardait arpenter la cuisine.
Vanessa et Henry avaient prit Rorie et étaient allés se laver et se changer.

- Alors Hermione… Tu n’as pas répondu à nos lettres depuis des années et tu n’étais pas là quand on avait besoin de toi, tu n’es jamais venu nous voir… Qu’est ce que tu fiches ici ?


Il était perdu. Il détestait être perdu. Alors il lui demanda ce qu’elle faisait ici. A sa grande stupéfaction (et frayeur), elle se mit à pleurer. Elle baissa la tête et ses épaules furent secouées de sanglots.

- je… je ne pouvais… je voulais mais je…

Il était incapable de faire autre chose que la regarder pleurer comme le faisait à présent Hermione et c’était Harry. De profonds sanglots qui secouaient son corps. Cela sonnait comme le désespoir.

- papa la frappe, dit une petite voix de la porte. Vanessa se tenait dans l’encadrement avec ses longs cheveux humides et ses yeux noirs fixés sur sa mère.

- Quoi ?

Vanessa eut un mouvement de recul tant l’homme si gentil devint soudain imposant. Ses yeux s’obscurcirent et il se redressa. Elle n’avait jamais entendu une telle incrédulité dans la voix de quelqu’un.

- Hermione ? Est-ce que c’est vrai ? Hermione !

Mais Hermione ne pouvait que pleurer.

- Elle a plein de bleus partout. Mais elle les cache avec du maquillage.

Ron se pencha par-dessus la table et ôta ses mains de son visage. Elle fui son regard, mais la mauvaise qualité du maquillage et la forte lumière confirmèrent les paroles de Vanessa.

Ron sentit ses jambes le lâcher.

- oh, par Merlin ! Le fils de pute ! L’espèce de sale bâtard ! Le… Il se souvint soudain de la présence de la gamine et serra les dents. Pourquoi ne nous as-tu rien dit Hermione ?

Vanessa répondit une fois de plus à la place de sa mère

- il a sa baguette

Ron se mordit les lèvres au sang. Ce… Ce… Il ne trouvait pas de mot assez fort pour qualifier Viktor, pas même dans les pires expressions des jumeaux. Il lutta pour ne pas laisser exploser sa colère. Il avait blessé Hermione ! Il lui avait retiré son seul moyen de défense !

Il s’occuperait de cela plus tard, il voulait envoyer Viktor en enfer mais il y avait d’autres choses à faire avant.

- allez viens, Hermione.

Il la souleva de sa chaise et constata à quel point elle était légère… Elle n’avait que la peau sur les os. Il n’avait jamais ressentit une colère comme celle qui l’envahit alors qu’il serrait dans ses bras une Hermione toujours secouée de sanglots.

- occupe toi de tes frères, trouve quelque chose à manger, ordonna t il à Vanessa qui hocha la tête.

Il monta les escaliers et déposa Hermione, toujours en larmes, dans son lit. Il se redressa et passa une main nerveuse dans ses cheveux.

- Faut que tu dormes. Je… Je vais…

Elle se tourna sur le coté et le regarda mais il ne comprit pas ce qu’elle avait murmuré.

- pardon ? Il du se pencher pour l’entendre

- reste, souffla t elle, le visage caché.

Il ne savait pas quoi dire. Des tas de pensées se bousculaient dans sa tête, mais aucune ne restait assez longtemps pour avoir un sens.
Alors il s’allongea près d’elle et la prit dans ses bras.
Il ne savait pas combien de temps il resta avec elle, mais elle finit par s’endormir.
L’avoir si près de lui lui faisait réaliser que ses sentiments pour Hermione n’étaient pas morts, ni même moins intense que jadis.

- Ca fait 20 ans. Je t’aime depuis 20 ans. Ca représente deux tiers de ma vie.
Mais tu ne l’as jamais su n’est ce pas ? Je ne te l’ai jamais dis.
Comment aurais je pu ? Comment aurais je pu te dire quoi que ce soit alors que tu étais avec ce putain de « vicky » Krum ! Je n’ai rien dit.
Pourquoi m’aurais tu choisis, hein ? Un pauvre type qui rêvait de Quidditch mais qui n’était rien à coté d’une célèbre, admirée et riche star du Quidditch qui t’as aimée et adorée dès la première fois où il t’as vu.
Maintenant je sais ce que j’aurais du faire.
Mais qui aurais tu choisis Hermione ?

Il la regarda dormir, détaillant la peau pale et les ecchymoses et il ressentit un grand vide.

Commentaires (1)

1. Mélody 07/07/2009

Toujours trop bien, même si c'est une traduction...

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