chapitre 6

Quelques minutes plus tard, Harry était à sa chambre, allongé sur lit, le regard perdu vers le plafond. Son cœur battait étonnement fort, étonnement vite. Il avait beau respirer profondément, rien n’y faisait, il ne se calmait pas. Il tourna lentement la tête vers la fenêtre et observa le ciel bleu. Le soleil d’été faisait ses premières apparitions, promettant un temps chaud et agréable pour les vacances. Ses yeux s’humidifièrent mais il retint ses larmes. Après tout, pleurer n’arrangerait pas sa vie. Il se redressa et alla ouvrir sa valise. Il en sortit une plume, ainsi qu’un parchemin. Il alla prendre place sur sa chaise et commença à écrire.

 Sirius,

J’ai besoin de toi, viens me voir, s’il te plait, viens au Manoir de Rogue j’ai besoin de toi. Harry.

Il ravala la nouvelle vague de larmes qui l’assaillait et accrocha le parchemin à la patte d’Hedwige, revenue depuis quelques instants. Il devait voir son parrain il en avait besoin, un besoin vital. Quelque chose lui disait que Rogue allait être très fâché, fâché qu’il ait écrit sans lui en parlé avant, fâché qu’il ait demandé à Sirius de l’aide, furieux qu’il lui ait demandé de passer ici, alors que ce n’est pas son Manoir, alors qu’il n’est pas chez lui. Toutefois, il était prêt à affronter les conséquences de cette lettre, quelques soient, car s’il ne parlait pas rapidement à son parrain, il allait sombrer et ne plus jamais se relever. Il le sentait, c’était là, quelque part au niveau de son ventre…

La porte de la chambre s’ouvrit et Harry sursauta tout en se redressant. Rogue entra.

- Tu dois te lever quand j’arrive, c’est une question de respect. Lança-t-il tout en le regardant avec sévérité.

Harry se leva lentement.

- Souviens t’en. Souffla Rogue.

Harry resta silencieux. Rogue frappa brusquement dans ses mains et Harry releva la tête vers lui en sursautant.

- Oh ! Je te parle. Tu dois répondre !

- Oui je m’en souviendrais. 

Sevérus le fusilla des yeux et fit un pas en avant.

- Maître. Je m’en souviendrais, Maître. Rectifia-t-il immédiatement, craignant une nouvelle série de gifles.

- Bien. Il marqua une pause. J’ai oublié quelques petites choses tout à l’heure. En ce qui concerne notre travail et les horaires de repas. Le petit déjeuner est servit tous les jours à 8h15. Nous travaillerons de 9h à 12h. Le déjeuner est servit à 13h30 ce qui te laissera 1h et demie pour te détendre et faire ce que tu souhaites. Nous reprendrons le travail à 14h précise et nous poursuivrons jusqu’à 18h. Le reste de la soirée sera libre pour toi. Le diner est à 20h et je ne veux pas que tu sois au lit après 22h grand maximum. As-tu tout compris ?

- Oui, Maître.

- Bien. Je n’aurais donc pas à te le répéter. En ce qui concerne ce que nous étudierons, je n’ai pas encore définit de programme exact. Pour l’instant, nous allons faire une évaluation dans chaque discipline, histoire que je vois où tu en es. Potions comprises. 

 Quelques secondes plus tard, Rogue sortit, sans se retourner.

Harry retourna s’allonger sur son lit et passa lentement sa main sur sa joue gauche, toujours douloureuse. Il se remémora la scène et soupira. Ces règles semblaient si restrictives, si dures, si humiliantes.

A 19h55, Harry descendit à la cuisine après avoir passé toute sa fin d’après midi allongé sur son lit à attendre Sirius. Car c’était ce qu’il comptait faire : l’attendre. Il ne fondrait pas en larme, il le choisirait pas de se soumettre ou de se battre, il ne tenterait pas fuir, il ne ferait rien tant qu’il n’aurait pas parlé un moment à son parrain. A la cuisine se trouvait Rogue, semblant parler à son Elfe de Maison, qui lui semblait vieux et dont le visage était sévère.

- Tu peux y aller, Dee. Murmura-t-il tout en voyant Harry entrer. L’elfe de maison s’inclina puis disparu après avoir jeté un coup d’œil vers lui. Harry regarda la table, une assiette de riz accompagné de bœuf l’attendait ainsi qu’un yaourt pour le dessert. Rogue s’assit et Harry se dirigea vers la table. Il décala la chaise mais fut immédiatement stoppé par le maître des potions.

- Qu’est-ce que tu fais ?

Harry lui lança un regard surprit.

- Ba… je m’assois à table… non ? Il haussa les épaules.

- Premièrement, tu dois m’appeler maître je te l’ai dit. Encore un oubli ce soir et je me verrais contraint de te gifler à nouveau. C’est clair ?

- Oui, Maître. Marmonna-t-il.

- Ensuite, tu ne dois pas prendre place à table sans que je t’y invite.

- Pourquoi ça ? S’exclama Harry d’une voix mi surprise mi agressive. Il se gifla mentalement : comme toujours, il parlait sans réfléchir.

Rogue se leva et posa sa serviette sur la table.

- Maître. Pourquoi Maître. Se rattrapa Harry. Je veux dire… j’aimerais savoir pourquoi, Maître, s’il vous plait.

Sevérus l’attrapa par le bras gauche et le gifla durement sur la même joue qu’au peu plus tôt dans la journée. Harry gémit, ses lunettes tombèrent à terre.

- Ramasse ça ! Ordonna Rogue d’une voix furieuse tout en le poussant sèchement en avant, le faisant tomber à genou devant ses lunettes. Harry les ramassa et les mises sur son nez. Il se releva tout en gardant la main sur sa joue devenue à vif.

- Il faudrait que tu apprennes à écouter Harry ! Le réprimanda-t-il. Je t’ai dit il que si tu oubliais encore ce soir de m’appeler maître je te giflerai de nouveau, tu me dis que tu as compris et 15 secondes plus tard tu oublies de nouveau ! Et c’est sans parler du fait que tu as été insolent. Es-tu complètement stupide ou le fais-tu exprès ?!

- Je… je n’ai pas l’habitude, Maître. Murmura Harry.

- Et bien il va falloir la prendre jeune homme ! Lança-t-il d’une voix sèche.

Il retourna s’asseoir et Harry alla jusqu’à sa chaise, sans s’asseoir.

- Pour information, je m’installe puis je t’invite à en faire de même. Vu que tu sembles bien insolent ce soir, je vais te faire attendre un moment avant de manger.

Rogue attrapa sa fourchette et commença à manger, l’air furieux.

 Le repas fut totalement silencieux. Sevérus mangea tranquillement alors qu’Harry était debout derrière sa chaise, attendant. Il avala son dessert puis se leva.

- Tu peux t’asseoir et manger. Tant pis pour toi si c’est froid. 

Il quitta la cuisine et Harry prit place mais n’avait plus tellement faim. Il ne mangea que la moitié de son diner et se força à prendre son dessert. Il sortit de table et trouva Rogue au salon.

- J’ai terminé, Maître. Murmura-t-il.

Sevérus releva la tête vers lui, un peu surprit du ton doux et éteint de son élève.

- Je… je ne savais pas si…

- Tu peux sortir de table si je t’y invite ou si je suis sortit. Expliqua-t-il.

- Bien, Maître.

- Tu peux remonter à ta chambre, n’oublie pas d’aller au lit avant 22 heures.

- Oui Maître.

Il fit volte face et remonta à sa chambre. Il caressa sa joue douloureuse et alla à la salle de bain, voulant voir un peu son visage. Il entra et se plaça devant la glace. Il grimaça. Sa lèvre était fendue sur le côté et sa joue portait déjà un hématome conséquent…

 OooooooooO

Sevérus sursauta légèrement et regarda d’un air suspect sa porte d’entrée. Avait-il bien entendu frapper ? Un autre coup retentit et il se leva instantanément. Il alla au buffet, posa son verre d’alcool et jeta un coup d’œil en biais la pendule de la cuisine qu’il pouvait voir du salon lorsque la porte était ouverte. Il était 20h30.

- Il est bien trop tard pour une visite de Dumbledore. Pensa-t-il. Il prit sa baguette en main.

- Qui est là ? Demanda-t-il.

- C’est Patmol.

Rogue écarquilla les yeux. Qu’est-ce que cet imbécile de Black venait faire chez lui ?! Sevérus ouvrit la porte et trouva Sirius à l’entrée.

- Mais enfin qu’est-ce que tu fais là ? S’exclama-t-il. Tu ne devrais pas être entrain de te terrer quelque part où le Ministère ne pourra pas te trouver ?    

- Je suis venu voir Harry. Marmonna-t-il, le regard noir.

- Il dort. Coupa-t-il froidement tout en refermant sa porte. Sirius l’arrêta de sa main.

- Je ne suis pas venu me disputer avec toi, ni pour t’énerver. Expliqua-t-il calmement. Je regrette de passer ainsi à l’improviste, ça te va ?

Rogue resta un instant silencieux, mais le ton calme de Black semblait tellement étrange qu’il relâcha la pression sur sa porte d’entrée et Sirius en profita pour entrer.

- Je regrette. Répéta-t-il au moment où Sevérus allait lui ordonner de ficher le camp d’ici.

- Pourquoi es-tu là si ce n’est pas pour te disputer avec moi ?

- Je te l’ai dit, je suis venu pour voir Harry.

- N’aurais-tu pas pu faire ça à une heure correcte de la journée ? Et en m’envoyant un hibou pour prévenir ?

Sirius soupira.

- Je viens de recevoir un mot d’Harry.

Le regard de Rogue se noirci instantanément.

- Comment ?

Sirius sortit le parchemin de sa poche et le tendit à Rogue qui le lui arracha des mains.

- Il va mal Rogue.

- Oh c’est bon ! Je sais que c’est difficile pour lui ! S’emporta-t-il. Mais je ne tolérerais pas qu’il aille pleurnicher chez les autres et derrière mon dos qui plus est !

- Ecoute, c’est tout nouveau pour lui et il ne comprend pas. Ne peux-tu pas être tolérant un petit moment ?! » S’exclama-t-il. « S’il m’a écrit c’est qu’il a besoin de parler, de se confier. Je suis certain qu’il se sent terriblement mal.

- Oui et moi je sais que tu es furieux de la décision de Dumbledore. Coupa Rogue.

- Ne me prend pas pour un imbécile ! Je suis peut être contre mais je sais qu’Harry n’a plus le choix, je n’ai pas l’intention de lui dire de te vénérer, mais je ne compte pas non plus lui dire de se battre contre toi. Je sais très bien de quoi tu es capable.

Rogue soupira et jeta de nouveau un coup d’œil au parchemin avant de le rendre à son propriétaire.

- Laisse-moi-lui parler un peu. Je suis son parrain tout de même, Apprenti ou non. Il en a besoin, il est probablement perdu, il ne doit pas comprendre dans quoi il s’est fait embarqué. Et moi non plus d’ailleurs.

Un silence s’installa durant quelques secondes.

- Arrête de te monter la tête.

- Me monter la tête ? Ne me prend pas pour un imbécile. Je sais ce que c’est qu’un Apprenti. Je connais leur train de vie, je connais leur entrainement. Je connais tout ça aussi bien que Dumbledore quand il a décidé de faire d’Harry l’un des leurs. Et lui faire vivre tout ça, tout ça avec toi qui plus est pour… se défendre ? Dis moi Sevérus, honnêtement, ce ne serait pas plutôt le travail de l’Ordre du Phénix de défendre Harry ? Plutôt que d’obliger un adolescent à se défendre seul ! Si je ne connaissais pas Dumbledore je dirais qu’il commence sérieusement à taper dans les boites ! Mais justement je le connais, il est donc clair que lui et toi vous ne dites pas tout à l’Ordre ! Vous cachez des choses, mais le pire c’est que vous les cachez également à Harry. 

- Harry ne peut pas échapper au Seigneur des Ténèbres, il n’a jamais réussit jusqu’à présent. Lança-t-il froidement. On parle toujours des exploits du gamin mais on oubli toujours que Jedusor à réussi à le piéger à la barbe et sous le nez de Dumbledore ! Sous mon nez ! Sous celui de McGonagall ! Et pourtant nous sommes tous les trois constamment à l’école. Peut être bien que Dumbledore essaye tout simplement de lui permettre de voir le jour de son 15ème anniversaire !

Un silence s’installa durant lequel les deux hommes s’affrontèrent du regard.

- Est-ce que tu me laisses le voir ?

Rogue resta silencieux.

- Il en a besoin tu le sais. Ajouta-t-il. Tu es son maître maintenant, ton devoir est de veiller sur lui et de le protéger et d’être capable de prendre les bonnes décisions pour lui ainsi que de l’aider quand il en a besoin.

- Oui, merci je le sais tout ça. » Coupa sèchement Rogue.

- Je suis venu voir Harry, pas me battre avec toi. On en a eu assez ce matin non ?

Rogue grogna.

- Laisse-moi aller le voir. Murmura-t-il d’une voix calme. De toute façon je ne bougerais pas d’ici, tu le sais et si tu veux que l’on se batte ça ne me dérange pas. Alors tu m’indiques sa chambre ou je sors ma baguette ?

- Très bien tu peux y aller. Mais je te préviens je ne le fais pas pour éviter une bagarre entre nous Black. Je n’ai pas peur de toi.

- Si tu veux, elle est où sa chambre ?

- Je veux que tu m’assures que tu ne passeras plus comme ça à l’improviste. Tu sais que ça ne se fait pas. Et peut être qu’Harry à besoin de toi ce soir, je veux bien l’accepter, mais si tu interfères constamment, jamais il ne me respectera ni ne m’obéira.

- Bien, je suis d’accord, je ne le ferais plus.

- Au deuxième étage, première porte à droite.

Sirius se dirigea immédiatement vers les escaliers et monta les marches en vitesse.

- Et que ça ne dure pas deux heures ! S’écria Rogue.

Sirius lui fit un signe de main sans même se retourner, montrant simplement qu’il avait entendu.

 OooooooooO

Harry était assit sur son lit. Il était entrain de sortir quelques affaires de sa valise. Après tout, il allait vivre ici maintenant, autant qu’il se sente un peu chez lui. Il déposa sur sa table de chevet une photo de ses parents et l’observa quelques instants. Il sursauta lorsqu’il entendit frapper à la porte. Que lui voulait Rogue encore ? Il ouvrit la bouche mais l’idée d’appeler Rogue encore une fois maître à haute voix aujourd’hui lui coupa l’envie de parler. Il se leva et ouvrit la porte.

- Sirius ! S’exclama-t-il. Il se jeta dans ses bras, fou de joie, souriant pour la première fois depuis la visite de Dumbledore.

Après une longue étreinte, Patmol entra dans la chambre tout en refermant la porte. Son visage sembla inquiet et triste. Il posa ses mains sur le visage d’Harry.

- Mon dieu… ta joue… Murmura-t-il.

Immédiatement, les yeux d’Harry se remplirent de larmes.

- C’est… lui. Souffla-t-il avant de fondre en larme. Il se blottit contre son parrain qui serra son étreinte au mieux, retenant ses propres larmes.

Harry pleura un moment, un long moment. Sirius resta silencieux et se contenta de le serrer tout contre lui. Harry se dégagea au bout de quelques minutes et essuya ses yeux devenus rouges.

- Est-ce que tu te sens mieux ?

Il acquiesça.

- Ça fait du bien… Avoua-t-il dans un murmure.

- Je sais. Sirius lui caressa la joue droite et le poussa à s’asseoir sur le lit.

- Qu’est-ce qui s’est passé pour ta joue ?

Harry lui raconta alors toute sa première journée ici, la marque, les règles de Rogue, la série de gifles et la mésaventure de ce soir au diner.

- Je ne veux pas rester ici, je ne veux pas être Apprenti. Sanglota-t-il tout en lançant à Sirius un regard suppliant.

- Harry… je ne peux pas… je…

Harry détourna le regard.

- Je serais là pour toi, je t’assure. Dit-il tout en mettant sa main dans la sienne. N’importe quand, n’importe quelle heure. Mais je ne peux pas empêcher Rogue d’être ton maître. Je suis désolé Harry. J’ai essayé de dissuader Dumbledore et Rogue quand j’ai appris cela ce matin même, mais mon opinion n’a guère d’importance à leurs yeux je pense…

- Ce n’est pas grave… je savais que tu ne m’emmènerais pas.

Sirius le serra dans ses bras quelques secondes.

- Il faut que tu recommences tout à zéro Harry. Tu dois apprendre à te considérer comme un Apprenti.

- Et considérer Rogue comme mon maître ?

- Ça me fait mal de te dire ça, mais il va bien falloir.

- Je… je n’ai pas envie d’être… sa chose.

- Les Apprentis souffrent souvent d’un sentiment de… manque de liberté. Je suis bien conscient que tout cela est horrible pour toi, mais il va bien falloir que tu l’acceptes. C’est pour cela que je te conseille de tout recommencer à zéro avec Rogue et de changer ton regard sur lui et sur toi. Tu es un Apprenti désormais et il est ton Maître.

- Mais… je n’ai pas envie de me forcer à être… tu sais… soumit et tout ça…  Marmonna-t-il d’un air mal à l'aise.

- Harry quoi qu’il arrive, tu seras toujours libre, tu seras toujours toi. Rogue peut t’obliger à obéir et à te soumettre mais il ne peut pas t’empêcher de penser par toi-même. Ne l’oubli pas d’accord. Promet moi que tu n’oublieras pas.

- Je te le promet.

- Et puis je ne te dis pas de te vendre à lui… essaye juste, de te plier plus facilement à ses ordres. Tu sais comme moi que les maîtres ont tous les droits et tu connais Rogue, il se fera obéir par tous les moyens.

- Oui je sais… Il porta sa main à sa joue tout en faisant la moue.

- Essaye de t’assouplir, lentement, petit à petit, ça te deviendra normal de lui obéir.

- Tu crois ?

- Oui, j’en suis certain, car un jour tu le considéreras comme ton maître et tu trouveras que ses règles sont normales et justes.

- Bah il est pas arrivé le jour où je trouverais ça juste !

Sirius afficha un faible sourire.

- On parle seulement des règles là ?

- Je crois… que Dumbledore et Rogue me cachent quelque chose, mais je ne sais pas quoi.

Sirius resta un moment silencieux, hésitant à acquiescer. Après tout il ne fallait peut être pas monté la tête d’Harry contre Rogue et Dumbledore… 

- Tu devrais peut être en discuter avec Rogue. » Tenta-t-il d’une voix peu convaincante.

Harry haussa les épaules tout en grimaçant.

- Je ne me vois pas pour l’instant papoter avec lui… mais je pense qu’ils me cachent quelque chose. Qu’en penses-tu, toi ?

Sirius soupira, cherchant une réponse appropriée.

- Tu le penses aussi n’est-ce pas ? Murmura-t-il.

- Je ne sais pas Harry, d’accord. Je pense… qu’ils cachent quelque chose moi aussi, mais je peux me tromper. Tu peux te tromper toi aussi.

Harry acquiesça lentement.

- Je suis quand même content que tu doutes de leur histoire de formation juste pour se défendre.

- Essaye quand même d’en parler avec Rogue, calmement. Il est ton maître maintenant, il doit prendre soin de toi, te protéger, être à ton écoute. C’est son travail Harry, je ne plaisante pas, il doit faire tout ça. Ce sont ses règles à lui, dirons-nous. » Il marqua une pause. « Je vais devoir y aller tu sais.

- Je n’ai pas envie que tu partes. Murmura-t-il.

- Je n’ai pas envie de partir. Répondit-il tout en le serrant dans ses bras. Mais malheureusement je dois bien y aller. Je veux que tu m’écrives Harry, d’accord ?

- Oui, je t’écrirais.

- Et fais des efforts avec Rogue.

- Je vais essayer. Marmonna-t-il.

- C’est bien. Sirius l’embrassa sur le dessus de la tête et se leva.

- Je… 

Harry jeta un regard inquiet vers la porte de sa chambre.

- Tu crois qu’il est… fâché ? Tu sais pour… la lettre.

- Je vais essayer de t’éviter les ennuis.

Sirius l’embrassa à nouveau avant de murmurer qu’il devait partir. Il fini par quitter la chambre laissant Harry seul, le cœur lourd.

OooooooooO

Harry attendit quelques secondes avant d’ouvrir lentement sa porte de chambre. Il se glissa à l’extérieur et descendit l’escalier en silence. Une fois au premier, il alla à l’escalier et descendit deux marches sur la pointe des pieds. Il s’assit et regarda au travers des barreaux de la rampe d’escalier dans le salon. Rogue était debout, adossé au dos du canapé, bras croisé. Sirius venait d’arriver en bas.

- Alors, l’as-tu convaincu ? Questionna Rogue, un sourire moqueur sur le visage.

Sirius lui lança un regard noir.

- Très drôle. Tu devrais être content, je l’ai calmé. Il est avait gros sur le cœur.

- Je sais que c’est très difficile pour lui.

- Tu en es sûr ? Marmonna Sirius, peu convaincu de la capacité de Rogue à ressentir des émotions humaines telles que la compassion.

- Si je ne le pensais pas, je ne t’aurais jamais laissé monter. Répondit-il d’une voix calme.

- Oh fait, bravo. Lança-t-il d’une voix sèche tout en montrant sa propre joue gauche du bout de son index. Dès le premier jour, bien, tu t’es fait plaisir à ce que je voix.

- Tu n’étais pas là.

- Il m’a raconté.

- Ce n’était que son point de vue.

- Tu…

- Je fais ce qu’il me plait de toute manière et je n’ai aucun compte à te rendre Black. Il faut bien qu’il me respecte.

- Le respect ne s’obtient pas uniquement par la violence.

Rogue eu un rire froid.

- C’est toi qui dit ça ? C’est ton ami Potter qui serait sûrement mort de rire s’il t’entendait.

- Pour quelqu’un qui soit disant a oublié le passé…

- J’ai dit que je remettais les pendules à zéro pour Potter junior, seulement lui.

Sirius soupira avec agacement.

- Je vais y aller.

- J’allais te le proposer.

Sirius lui lança un nouveau regard noir et se dirigea vers la porte, Rogue ne bougea pas de sa place. Il ouvrit la porte et se tourna au dernier moment vers le maître des potions.

- Prends soin de lui d’accord. Murmura-t-il d’une voix totalement opposé à celle d’il y a quelques secondes. Sirius releva un regard triste et semble-t-il… chargé de remords vers Sevérus. C’est le fils de Lily.

Sevérus l’observa en silence, légèrement surprit. Il acquiesça d’un simple signe de tête et Sirius partit. 

Rogue releva la tête et encra immédiatement ses yeux dans ceux de son Apprenti. Harry sursauta. Son sang ne fit alors qu’un tour : il se leva et remonta en courant à sa chambre. Il ferma la porte et s’adossa à elle. Son cœur battait très vite. Il inspira profondément et se sentit surprit par ses propres réactions. Il avait prit la fuite comme s’il avait 4 ans… En l’espace de quelques heures, Rogue était devenu plus effrayant à ses yeux, et il ne souhaitait en aucun cas être à nouveau puni : sa joue avait assez souffert pour la journée.

Sevérus ouvrit la porte de la chambre et celle-ci bouscula son élève. Harry sursauta et se décala de quelques pas. Il regarda Rogue d’un air vaguement inquiet.

- Je veux que tu ailles te coucher. Murmura-t-il tout en allant fermer les volets de la fenêtre de la chambre.  Demain nous avons beaucoup de travail à faire et tu as eu assez d’émotions pour la journée.

- Je… vous ne m’hurlez pas dessus… Maître ? Demanda-t-il à mi-voix, stupéfait.

- Pas cette fois-ci… mais à l’avenir ne demande plus à Black de venir ici sans ma permission. Je conçois qu’à l’heure actuelle tu es besoin de lui à tes côtés mais je ne souhaite pas le voir débarquer sans cesse. Tu m’as compris ?

Harry acquiesça d’un signe de tête avant de se reprendre et de répondre à haute voix comme le préférait Rogue.

- Va au lit maintenant. Sevérus alla à la porte et posa sa main sur la poignée. « Oh et ne t’avise plus de m’espionner ou les conséquences seront… très fâcheuses pour toi.

Harry déglutit.

- Oui Maître, je ne le ferais plus.

- Au lit maintenant, demain sera une longue journée…

 

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