chapitre 15.3

Le banquet débuta enfin, pour le plus grand plaisir de Ron. Les conversations débutèrent et Harry eu rapidement l'impression de subir un interrogatoire. On lui demanda s'il disait la vérité, si le Seigneur des Ténèbres était bien revenu, puis on lui demanda s'il était bien devenu le Disciple de Rogue et si cela était du au retour du Mage Noir... Harry répondit à ces questions à contre cœur mais il le fit tout de même. Il constata que beaucoup de Gryffondor, voir tous, ses amis les premiers compatissaient un maximum pour lui, ne croyant pas qu'il puisse avoir été donné ainsi au cruel Maître des potions. Cette compassion des membres de sa maison le toucha beaucoup, il préférait la compassion au mépris.

Une fois le repas achevé, les Préfets prirent les devant, emmenant les élèves à leur dortoir. Harry jeta un coup d'œil à Rogue qui ne semblait lui porter aucun intérêt en cet instant. Il suivit donc les autres, soulagé de ne pas être appelé maintenant.

Le lendemain matin au petit déjeuner, ils reçurent l'emploi du temps. Harry en profita pour raconter à Ron, Hermione, Neville, Seamus et Ginny qu'il ne suivrait plus tout les cours désormais. A la vue de l'emploi du temps, Harry constata que tous les cours importants (Défense, Potions, Métamorphose) avaient lieu que le matin. Il n'avait jamais, jamais un seul cours l'après midi. Dumbledore avait du arranger l'emploi du temps en pensant à lui... Les élèves ne semblaient pas aimer ce nouvel emploi du temps aux matinées très chargées et difficiles et aux après midi ennuyeuses et longues. Harry lui était plutôt content. S'il avait tous ses après midi pour travailler avec Rogue il serait sûrement libre vers 19h comme au Manoir ce qui lui laisserait du temps pour ses devoirs et pour se détendre. Au début, Severus lui avait dit qu'il finirait entre 15 et 16h et l'idée lui déplaisait. Rogue le faisait travailler beaucoup, s'ils commençaient à s'entrainer à 16h il pouvait être certain d'être encore à étudier avec son Maître à 21h.

Le premier cours du lundi matin était la Défense Contre les Forces du Mal. Deux heures. Gryffondors et Serpentards confondus. Personne ne savait encore qui serait le nouveau professeur. Pour la première fois, Dumbledore n'avait présenté aucun nouveau membre lors de son traditionnel discours, et la place qu'occupe en temps normal le professeur de cette discipline était vide... en l'espace de quelques heures, beaucoup de rumeurs avaient circulées à ce sujet... ils prirent place en classe mais le professeur n'était toujours pas là. Apparemment, qui que soit cette personne, il ou elle n'était pas ponctuelle.

- S'il est toujours en retard je vais l'aimer.  S'exclama Ron en riant.

Quelques élèves à coté d'eux se mirent à rire alors qu'Hermione levait les yeux au ciel. Harry lui était songeur, il n'avait pas vu son Maître de la journée d'hier au final, sauf rapidement le matin et de loin au banquet. Lui manquait-il ?

- Hey sale petit esclave t'avise plus de me traiter de Mangemort ok ?  Lança une voix froide et dure derrière lui. Harry se retourna alors que le silence se faisait dans la salle.

- Et toi ne me traite pas d'esclave !  Répondit-il.

- Ouais c'est vrai, excuse-moi, le chienchien à Rogue.

Harry lui lança un regard noir.

- Vous avez-vu, nous avons le privilège d'avoir cours non seulement avec le célèbre Survivant mais aussi avec le chienchien de Rogue.

- C'est bon maintenant tu lui fous la paix !  S'exclama Ron tout en se levant de sa chaise.

- C'est bon Ron, laisse tomber... Harry tira légèrement sur son pantalon pour le faire rasseoir.

- Oui Ron laisse tomber. répéta Draco d'une voix mielleuse.

- Vous savez que les Maîtres des Disciples ont tous les droits sur leur chienchien ? S'exclama-t-il à haute voix. Tous, sauf un.  Il leva un doigt, le sourire aux lèvres.  Le droit de vie ou de mort. Celui là ils ne l'ont plus. Dommage, Rogue t'aurait sûrement rayé de la carte s'il le pouvait.

- T'es vraiment un crétin Malefoy.  Répondit Harry.

- Je ne fais que dire la vérité Potter. Tu sais quoi, quand mon père à lu l'article dans la Gazette il était mort de rire. Mort de rire.  Lança-t-il d'un air moqueur.  Complètement mort de rire.

- Tant mieux pour lui.

 - Ouais comme tu dis, mais tu ne veux pas savoir pourquoi ? Oh allez petit chienchien Potter demande pourquoi ?

Harry se leva, furieux.

- Arrête de m'appeler comme ça !  S'écria-t-il.

Draco éclata de rire.

- Mais c'est qu'il mordrait, le chienchien à Rogue.

Harry dégaina sa baguette imité par Draco dans la seconde. Plusieurs élèves se levèrent d'un bond pour s'interposer, dont Ron.

- Qu'est-ce qui se passe ici ?  S'exclama une voix forte.

Les élèves se retournèrent brusquement et se retrouvèrent face à un homme d'environ 40ans, cheveux grisonnants, yeux verts et au visage d'apparence douce.

- Retournez à vos places !  Ordonna-t-il.  Vous deux ? Qui êtes-vous ?

- Harry Potter monsieur.

- Draco Malefoy.

- Bien messieurs Potter et Malefoy dans ma classe on ne se bat pas et on ne dégaine pas sa baguette bêtement ! Ici, le plus fort c'est celui qui a les meilleures notes. Expliqua-t-il d'une voix ferme mais dénuée d'agressivité.  Vous viendrez me voir à la fin de l'heure.

Harry sentit son cœur battre la chamade. Les premiers ennuis arrivaient déjà... lorsque ce nouveau professeur raconterait cela à Rogue, ce dernier le punirait sûrement sévèrement. Il allait encore prendre des coups. Harry frémit.

- Est-ce que ça va ?  Murmura Ron. T'as l'air... d'avoir peur.

- C'est rien, ça va.  Mentit-il.

- Bien. Excusez mon retard, j'étais avec le Directeur. Je suis monsieur Cyril Monteau et je serais donc votre professeur de Défense pour cette année. Ce cours-ci sera consacré à une évaluation.

La plus part des élèves soupirèrent et monsieur Monteau se mit à rire.

- Une évaluation qui ne comptera pas dans vos moyennes.  Ajouta-t-il tout en sortant des copies de son sac.  La première heure est un travail écrit la deuxième sera des tests à faire deux par deux. Je veux simplement connaître un peu le niveau de votre classe, connaître vos lacunes, vos connaissances. Le but n'est pas de savoir si vous êtes bon ou mauvais dans ma matière mais d'avoir une idée générale du niveau de la classe. Ne vous inquiétez pas, je ne vous jugerais pas à ce seul devoir, je sais que nous sommes le premier jour de l'année et qu'après deux mois de vacances vous avez oublié beaucoup de choses.

Les deux heures passèrent étonnement vite. Harry trouva le test simple et il se demandait ce que les autres en avaient pensé. Il savait qu'il y avait plusieurs questions qu'il avait déjà traitées d'une manière ou d'une autre avec Rogue et il fut assez content de se souvenir des réponses appropriées. La fin du cours sonna et il resta après les autres avec Malefoy.

- Bien, jeunes sorciers, j'ignore qui a commencé et le pourquoi de votre dispute mais je ne veux pas savoir de toute manière. Je ne veux pas que des élèves se battent dans ma classe. D'accord ?

- Oui, monsieur.  Répondirent-ils d'une même voix.

- Bien. Je passe l'éponge pour aujourd'hui, mais si je vous y reprends, vous serez tous les deux punis. Nous sommes d'accord ?

Ils acquiescèrent.

- Monsieur Malefoy, vous pouvez disposer.

Draco jeta un regard suspect à Harry.

- Mais...

- Je vous souhaite une bonne fin de journée.

 Monsieur Monteau sourit et Malefoy n'eu pas d'autre choix de partir. Harry porta son attention sur son professeur.

- Je ne lui dirais rien.

Harry le dévisagea un instant, incertain de comprendre.

- Je vous demande pardon ?

- Votre Maître, je ne lui dirais pas pour votre dispute.

Harry resta un instant figé surprit par ce revirement de situation (lui qui s'imaginait déjà fouetté comme un mulet) et déstabilisé par le « votre Maître ».

- Je...

- Je ne veux pas savoir ce qui s'est passé et peut être que j'ai tort en pensant que vous avez été l'objet des railleries de monsieur Malefoy...

Harry écarquilla les yeux et monsieur Monteau sourit.

- J'ai entendu parler de ce jeune homme, de vous et de vos différents aussi. Rapidement. Dans tous les cas, je vous éviterais les ennuis auprès de votre Maître pour cette fois-ci.  Il sourit.  Seulement pour cette fois-ci.

Harry sourit à son tour, plus soulagé que jamais.

- Merci beaucoup monsieur.

- Je vous en prie monsieur Potter, dépêchez-vous maintenant, vous allez être en retard à votre prochain cours.

Harry sursauta et partit au plus vite.

La matinée passa et le déjeuner également. Les cours reprenaient à 14h mais Harry lui avait terminé sa journée et il ne savait pas trop s'il devait se rendre au bureau de Rogue ou ailleurs et à quelle heure. A 13h30, sa marque le brula et il comprit que c'est ainsi qu'il saurait où se rendre et à quelle heure. Il su immédiatement que son Maître était à son bureau et il s'y rendit au plus vite afin de ne pas le mettre en colère. Il espérait sincèrement que la dispute du matin n'était pas venue jusqu'à ses oreilles... le professeur Monteau avait dit qu'il se tairait et Harry le croyait, mais les bruits de couloir n'étaient jamais discrets. Il frappa à la porte.

- Entre Harry.

Il obéit.

- Ferme la porte derrière toi.

Rogue était assit contre son bureau, bras croisés. Harry s'avança lentement jusqu'à lui et lorsqu'il fut à ses cotés, il s'agenouilla. Rogue fut plutôt satisfait, il craignait que le gamin perde ses bonnes habitudes une fois à l'école.

- Tu peux te relever, Harry.

Il obéit et Rogue lui donna une caresse. Harry ne pu s'empêcher de sourire.

- Comment s'est passé cette matinée ?

- Bien. Murmura Harry d'un air mal à l'aise.

 Rogue leva les yeux au ciel.

- A ce que je vois tu es un très mauvais menteur. 

 Sa voix sembla changer de ton, se durcissant instantanément. Harry comprit tout de suite qu'il savait.

- Je suis désolé Maître.  Murmura-t-il.

- Je ne veux pas le savoir. Coupa-t-il d'un ton sec. Il sortit sa baguette et verrouilla la porte de son bureau puis jeta un sort de silence. Harry déglutit avant de trembler.

- Maître...  Souffla-t-il.

- Je t'interdis formellement de dégainer bêtement ta baguette comme ça ! Surtout pour te battre avec un camarade de classe.

Il le gifla durement du revers de la main. Harry gémit et fit un pas de coté, déstabilisé par la force du coup. Il plaqua sa main sur sa joue droite et regarda son Maître d'un air attristé.

- Il me méprise et m'insulte Maître...  Murmura-t-il.

Une deuxième gifle partit et cette fois-ci il tomba à terre.

- J'ai dit que je ne voulais rien savoir. Es-tu sourd ?

Harry, larmes aux yeux, se releva et garda le silence.

- Je préfère cela. 

Il l'attrapa sans grand ménagement par le bras, s'assit et le fit basculer sur ses genoux. Harry se laissa faire, impuissant. Rogue ouvrit l'un des tiroirs de son bureau et en sortit la canne souple habituelle. La correction ne fut pas bien longue bien que douloureuse. Rogue remit Harry sur ses pieds et posa la canne sur le bureau.

- Ne t'avise pas de faire une telle idiotie une deuxième fois c'est clair.

- Oui Maître. Sanglota-t-il.

- Bien je vais aller chercher quelques ingrédients dans la réserve, profites-en pour te calmer.

Rogue s'en alla et revint quelques minutes plus tard ; Harry ne pleurait plus.

- Bien. Aujourd'hui, Potions.

- Maitre...  Murmura Harry.

- Oui ?

- Je ne comprends pas pourquoi vous m'avez puni.

Rogue l'observa un instant, surprit.

- Le fait de se battre n'est-il pas un motif suffisant selon toi ?

- Nous... nous ne nous sommes pas... battu, Maître.

- Oui c'est vrai, mais pourquoi ? Parce que ton professeur s'est interposé. Je sais que c'est toi qui a sorti ta baguette le premier et c'est cela qui me rend le plus en colère. Je t'interdis d'attaquer un élève de cette école.

- Je l'ai fait parce qu'il disait des choses horribles Maître. Protesta-t-il d'une voix tremblante. Il ne cesse de me traiter de chienchien et d'esclave.

- Je sais que c'est difficile mais tu peux te défendre autrement. Je ne veux pas que tu te battes avec Malefoy, point final.

- Vous aviez dit que vous me protègeriez...  Souffla Harry tout en détournant les yeux. Rogue sentit immédiatement la peine de son élève. Il lui prit le menton et le força à le regarder.

- Et je tiendrais ma promesse, je te protègerais et je prends en compte que c'est difficile et que Malefoy était en tord mais ça ne te donne pas le droit d'agir ainsi. Je veux que ça soit clair. 
  

***

Ce soir là, Rogue le libéra dès 18h. Harry en était content car il était fatigué par sa matinée, sa punition et son après midi.

- Mais qu'est-ce qui t'es arrivé ?  S'exclama Ron d'un air inquiet. Hermione se leva et se mordilla la lèvre.

- Quoi ?

- Ta joue. Marmonna-t-il tout en la désignant des doigts. Harry plaqua sa main dessus, songeant qu'elle l'avait picoté toute l'après midi. Il alla devant une petite glace et remarqua qu'il avait une coupure de quelques centimètres bien rouge. Comment Rogue avait-il pu le couper ?

- Ce n'est rien.

- C'est encore ce salaud ! S'exclama Ron.

- Ron je t'en prie arrête !  S'exclama Hermione.

- Quoi tu trouves que c'est correct toi comme façon de traiter Harry ? Qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça ?

- C'est à cause de la dispute de ce matin avec Malefoy.

- Quoi ?! Mais enfin tu n'étais pas responsable ! Quel salaud ! Tout était de la faute de Malefoy ! Tu lui as dit au moins ?!

- Bien sur que je lui ai dit ! S'emporta-t-il. Il se calma rapidement et reprit. Mais c'est moi qui l'ai provoqué en sortant ma baguette. C'est pour cela que j'ai été puni. 
 

***

Une semaine passa et la routine s'installait tranquillement. Harry commençait enfin à faire abstraction des regards et des murmures. Malefoy ne l'avait plus provoqué, du moins plus à ce point là, mais ce n'était qu'une question de temps... il lui lançait malgré tout quelques pics de temps en temps pour l'embêter et faire rire les autres (« bah Potter qu'est-ce que tu as à la joue ? C'est ton gentil Maître qui t'a corrigé ? Quoi t'as pas fait ta révérence comme il le faut ? »). Ses cours se passaient plutôt bien et il aimait surtout le professeur Monteau. Il était incroyablement gentil. Le jeudi, lors de son deuxième cours (trois heures) il avait rendu les travaux fait le lundi. Il avait fait, à haute voix, un véritable éloge du travail d'Harry. Ce dernier avait eu 20 et son travail était « excellent » d'après monsieur Monteau qui était « impressionné qu'un élève d'un tel talent soit dans sa classe ». Ce jour là, Harry avait rapporté, avec une certaine fierté, sa copie à son Maître. Ce dernier l'avait félicité et l'avait récompensé le lendemain en lui rapportant quelques confiseries. Harry avait été très surpris mais il avait été très fier et très heureux de cette récompense.

A côté de cela, Ron semblait toujours bien remonté contre Rogue. L'insultant souvent et se moquant de lui devant leurs amis faisant rire tout le monde sauf Harry et Hermione. Hermione, perspicace, avait immédiatement remarqué qu'Harry n'aimait pas entendre Rogue se faire insulter mais Ron lui ne semblait se douter de rien. Harry ne parlait pratiquement pas de son entrainement avec ce dernier car il craignait toujours les disputes... Rogue semblait être un sujet qui fâche.

Le samedi Harry avait du travailler toute la journée contrairement à tous ses camarades qui avaient leur journée de libre mais néanmoins, Rogue le libéra à 17h ce qui lui permis de profiter un peu de sa journée. Son dimanche avait été totalement libre, comme au Manoir.

Lundi arriva donc et de nouvelles confrontations également... aujourd'hui, monsieur Monteau souhaitait les faire se battre en duel deux par deux et pour cela, il avait organisé une petite compétition qui aurait lieu dans le parc du château. Les élèves se rendirent donc sur place et attendirent leur professeur, qui, décidemment n'était pas ponctuel. Draco arriva également en retard et lorsqu'il arriva enfin il bouscula Harry qui manqua de peu de tomber.

- Tu ne peux pas regarder où tu vas ?  Lança Harry.

- Si bien sur. Mais je ne vois pas les moins que rien, je les écrase. Il afficha un sourire mauvais.

- C'est toi le moins que rien. Rétorqua-t-il.

- Moi je ne suis pas la propriété de quelqu'un. Je suis mon propre maître.

- Tu peux pas changer de disque deux minutes Malefoy ! S'exclama Ron avec colère. Sérieux, t'as rien de mieux à faire ? C'est quoi cette fixation que tu fais sur Harry, t'es amoureux ou quoi ?

Les Gryffondors éclatèrent de rire et Harry sourit également avant de murmurer « jolie répartie » à son ami. Ce dernier sembla plutôt fier et afficha un sourire de vainqueur.

- Toi tu ferais mieux de la fermer où il pourrait bien t'arriver des bricoles. Menaça Malefoy.

- Je suis mort de trouille.

Draco le défia un moment des yeux avant de reporter son attention sur Harry.

- J'ai le droit de mépriser ceux qui sont inférieurs à moi.

- Et sur quoi tu te bases pour te prétendre supérieur à moi ?

- Je suis mon propre maître. Je n'appartiens à personne. Personne ne me force à me soumettre. Cracha-t-il avec méprit. Il reprit ensuite d'une voix forte pour que tout le monde l'entende clairement. Parce que MOI je sais ce que c'est vraiment un Disciple. Un Disciple c'est un chien, il se met tout le temps à genou et il n'a pas de liberté d'agir ou de penser. Tu ne devrais même pas être dans cette école. T'es que son esclave, t'es sa chose. Il peut te rabaisser comme il le veut, te faire ce qu'il veut et toi tu ne peux dire que merci. T'es inférieur à tout le monde ici, t'es qu'un chien.

Un silence tomba et Harry resta figé, les yeux brillants de rage mais aussi de peur. Avait-il vraiment tord ?

- Mon père m'a parlé des Disciples, comme je te l'ai dit, il s'est marré. Les Apprentis sont des chiens doublés d'objets sexuels.

- Tu dis n'importe quoi.

Harry se tourna vers Ron dont la voix était étrange : elle comportait colère mais aussi un certain sentiment de trouble. Draco remarqua son trouble et sourit.

- Erreur petit Weasley. Les Maîtres ont tous les droits. Consulte les livres tu verras si je ce que je dis est faux. Tu verras si le Disciple n'est pas qu'un chien, tu me diras s'il peut faire autre chose que dire merci à son maître et tu verras que les maîtres des apprentis font tout ce qu'ils veulent. Si c'est si honorifique d'être Disciple pourquoi c'est un statut presque disparu aujourd'hui ?! Parce que les parents qui aiment leur enfant ne leur font pas ça. Parce qu'ils savent que leur enfant pourrait être battu tous les jours juste pour le plaisir et parce qu'ils savent que les hommes qui ont du pouvoir sont toujours des salauds ! Ils font toujours ce qu'ils veulent et vont toujours trop loin, beaucoup trop loin. La preuve, neuf fois sur dix l'apprenti fini dans le lit de son maître !  Cracha-t-il. Il y eu quelques exclamations de surprises et Harry tenta de ne pas partir en courant. C'est bien connu, les Disciples sont des chiens et des putains. Ils sont inférieurs, bon qu'à se mettre à quatre pattes et à se faire baiser.

Il jeta un regard mauvais à Harry et se dernier serra les dents avant de tourner la tête sur le côté. Avait-il vraiment tord ? Il n'avait jamais été autant soumit que depuis qu'il était Disciple et il ne pouvait rien faire sans l'accord de son Maître il ne pouvait que dire « oui Maître », « merci Maître »... était-il inférieur ? Non c'était impossible, il avait toujours sa liberté de penser, son oncle disait toujours à Dudley que la liberté de penser était la plus importante au monde, qu'elle faisait d'un homme un homme libre. Mais Malefoy semblait tellement sincère dans ses propos... les Disciples sont des chiens et des putains ? Bon qu'à se mettre à quatre pattes et à se faire baiser ? Harry n'avait jamais imaginé une telle chose. Il ouvrit la bouche mais la referma immédiatement, il se sentait totalement déstabilisé, totalement déboussolé, il ne savait quoi dire.
Ron jeta un regard affolé à Harry.

- Tu ne lui réponds rien ? » Finit-il par dire, estomaqué. « Tu le laisses t'insulter et te mépriser ainsi ?

- Ron...

- Nan pas de Ron tu fais quoi là ? Tu lui donnes raison ?!  Cria-t-il avec colère.

Harry se tue, de toute manière, il n'avait pas le droit de se battre. Il n'avait pas de droit. Etait-il qu'un esclave ?
A la surprise de tout, Ron se jeta de toutes ses forces sur Malefoy. Ils tombèrent à terre et Ronald monta à califourchon sur lui. Il écrasa son poing sur son nez à trois reprises et de toutes ses forces avant que des élèves le force à reculer. Malefoy plaqua ses mains sur son nez, visiblement en sang et cassé.

- C'est toi le moins que rien !  Hurla Ron tout en se débattant tandis que trois élèves le retenaient. Je vais te tuer !

- Non mais je rêve !  S'exclama une voix derrière eux. Ils se retournèrent tous pour se trouver face au professeur Monteau.  Non mais je rêve ! Répéta-t-il. Monsieur Malefoy encore ! Et vous monsieur Weasley qu'est-ce qui vous prends ! Vous deux là bas aidez Malefoy à se relever et emmener le à l'infirmerie ! Et vous suivez-moi vous allez voir, nous allons régler nos comptes avec le Directeur ! Vos jours à Poudlard semblent comptés ! S'écria-t-il avec colère.

Harry écarquilla les yeux et ouvrit la bouche pour protester, prendre sa défense.

- Monsieur je...

- Potter pas maintenant ! Le cours est terminé !

Monsieur Monteau prit Ron par le bras et le tira vers le château ; Ron regarda un instant Harry et son regard lui brisa le cœur : il reflétait incompréhension, colère mais aussi déception... et quelque chose de méprisant. Ron secoua la tête avec incompréhension avant de se faire entrainer par son professeur vers le château.

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