chapitre 22

Personne, ou presque, ne vit tomber Sirius.
Sa sortie fut à l'exact opposée de ce qu'avait toujours été sa vie. Il mourut sobrement, sans fioritures. Sa main laissa échapper sa baguette et il tomba à genoux sans un mot. Sa dernière pensée consciente fut pour Harry. Quant à Demi, il n'avait pas besoin de penser à elle, chaque fibre de son corps hurlait son nom.

Tonks se releva, à moitié sonnée, prête à invectiver violemment quiconque passerait à portée de voix. Ses protestations moururent dans sa gorge lorsqu'elle vit le rayon vert qui lui était destiné frapper Sirius de plein fouet.
Elle poussa un cri, oubliant de prendre une inspiration et ne produisant de fait qu'un grognement étranglé.

Harry tourna la tête vers Tonks, alarmé par le bruit incongru qu'elle produisit
Il regarda son visage figé d'horreur et machinalement, suivi le regard de la métamorphomage.
Il regarda sans comprendre la baguette échapper de la main de Sirius tandis que l'homme tombait à genoux. Il eut la soudaine envie de secouer Tonks comme un prunier et de lui ordonner de ne pas rester figée ainsi.
C'était forcément une ruse. Sirius ne pouvait pas mourir. Pas maintenant. Pas comme ça. Pas quand il avait désespérément besoin de lui. Pas après avoir dit qu'il aimait Dementia.

Un rire aigu retentit. Il tourna la tête vers l'origine du bruit, s'arrachant à la vision du corps immobile de son parrain et croisa les yeux fous de Bellatrix. Il y lu un mélange de joie et de regrets. Joie d'avoir blessé Harry sans doute. Regrets ? Pouvait-elle avoir des regrets ?

Une vague de haine le submergea et il sut qu'il pourrait, à cet instant précis, lancer un impardonnable. Il fit un pas vers la sorcière, bien décidé à lui régler son compte. Mais avant d'avoir pu comprendre ce qu'il lui arrivait, il se retrouva ceinturé, bloqué. Il commença à se débattre, essayant d'échapper à l'étreinte de fer de Ron, mais le rouquin n'avait aucune intention de laisser son meilleur ami se jeter ainsi dans la gueule du loup.

Harry sentit les premières larmes affluer tandis qu'il se débattait de plus belle. Il sentit Hermione s'accrocher à son bras, le supplier de se calmer. Il voulut lui hurler dessus pour oser dire une chose pareille mais les mots ne voulaient pas sortir.

Des cris et des bruits de courses retentirent dans le couloir. Bellatrix s'arracha à contre cœur à son duel de regard avec le survivant et cria le signal de la retraite. Elle transplana elle-même en empoignant le bras de Lucius pour l'emmener avec elle. Deux autres mangemorts réussirent à s'échapper devant l'arrivée des aurors et du ministre Fudge, ridicule avec son bonnet de nuit qu'il avait oublié d'enlever dans sa précipitation.

Le ministre avait pali en reconnaissant le costume des mangemorts. Il prit un air perplexe en voyant au sol le cadavre du célèbre échappé d'Azkaban à coté duquel se trouvait une de ses aurors, en pleurs.
Remus s'approcha de la jeune femme et s'effondra devant le corps de son meilleur ami, une main devant son visage.

- Mais...mais...bredouilla Fudge, je ne comprends pas...

- M'étonne pas, marmonna Maugrey sans s'attarder dans l'environnement immédiat du ministre.

- Monsieur le ministre, intervint Kingsley, nous venons d'avoir malheureusement la preuve du retour de vous-savez-qui. Les mangemorts qui ont attaqués le jeune Harry ont été très clairs sur l'identité de leur chef.

- Mais... mais... répondit très intelligemment le ministre. Mais... ça là, dit il en désignant Sirius, c'est Sirius Black ! Et il est...

- Mort, monsieur le ministre, confirma Kingsley, et toutes les personnes présentes peuvent vous assurer que Sirius Black a combattu vaillamment contre les mangemorts présents.

- Mais il est de leur coté, cria presque Fudge d'un air suppliant.

- Ce point sera à élucider, soupira Kingsley.

Il ordonna aux aurors d'emmener les prisonniers et convainquit le ministre de laisser partir les adolescents et leurs sauveurs. Dumbledore pourrait tout lui expliquer, insista-t-il pour abattre les dernières réserves de l'homme, mais certains des adolescents étaient blessés et avaient besoin de soins attentifs de Mme Pomfresh.

Toujours sous le choc, Fudge acquiesça, signifiant ainsi son accord.

Aussitôt, sans lui laisser le loisir de changer d'avis, Kingsley donna le signal du départ pour Poudlard. Il s'approcha de Parvati et souleva la jeune fille terrorisée dans ses bras avant de transplaner devant les grilles de l'école. Il fut très vite suivi par Remus et Tonks qui se soutenaient l'un l'autre, Rogue qui avait fait transplaner Hermione et Dean, un jeune auror qui avait été désigné par le ministre pour les accompagner et qui s'était chargé de Seamus et Neville et enfin Maugrey qui avait ramené Harry et Ron.

Sur un signe de Rogue, Kingsley, Maugrey et le jeune homme, suivis de Tonks accompagnèrent les adolescents à l'intérieur, vers la chaleur réconfortante de l'infirmerie.
Seul Remus, Rogue et Harry restèrent en arrière.
Remus était figé, lourdement appuyé contre les grilles, incapable de réaliser ce qu'il venait de se passer.
Severus fit un pas en direction d'Harry et l'adolescent eut un mouvement de recul, manquant de tomber à la renverse. Rogue le rattrapa par le bras et Harry leva instinctivement son bras valide pour se protéger.
Remus observait la scène, trop choqué pour bouger.
Severus ignora le mouvement effrayé de son fils et l'attrapa fermement par la nuque.

- Je suis désolé Harry, murmura-t-il.

- Désolé? Bredouilla l'adolescent, sans comprendre.

- Pour Black... Harry, je suis profondément désolé.

- Vous le détestiez.

- mais tu l'aimais... Et il t'aimait... Peut importe que nous n'ayons jamais été amis. Sa mort ne me réjouit pas pour autant.

Harry détourna la tête, sentant les larmes se mettre à couler sur ses joues. Il aurait tout donné pour que Sirius soit là, avec eux, sain et sauf, quitte à recevoir une correction exemplaire de son père pour sa fugue. Car il savait bien que la seule et unique raison qui faisait que Rogue n'avait pas encore débouclé sa ceinture était la mort de Sirius.
La mort de Sirius...
Il avait beau se le répéter sans cesse, il avait beau repasser la scène encore et encore dans son esprit, rien à faire, il n'arrivait pas à l'intégrer. Il ne cessait de se retourner vers les grilles de Poudlard, espérant toujours que Patmol allait apparaître, râlant et pestant qu'on ne l'ait pas attendu pour rentrer.

Tonks réapparut sur le parvis du château. Elle avait les yeux rouges et ses cheveux avaient perdu leur éclat rose bonbon pour devenir d'un noir terne, assez semblable à ceux qu'avait eu Sirius lorsqu'il était sorti d'Azkaban.
La jeune femme les chercha des yeux et les rejoignit rapidement. Elle passa son bras sous celui de Remus et murmura:

- Chéri, viens, rentrons, il gèle ici... Viens à l'intérieur...

Devant l'absence de réponse et de réaction de Remus, elle leva un regard incertain vers Rogue. Celui-ci raffermit sa prise sur la nuque de l'adolescent et donna une légère secousse à Lupin de l'autre main.

- Miss Tonks a raison Lupin. Il faut rentrer...

Il prit aussitôt la direction du château, entrainant Harry avec lui. L'adolescent se fit vaguement la réflexion qu'il savait à présent qui était la personne ayant offert le pull de noël à Remus mais la pensée lui échappa presque aussitôt. Il jeta un regard derrière lui et constata que Remus, toujours en état de choc, suivait docilement Tonks dans leur sillage.

- Allons à l'infirmerie, soupira Severus, je n'ai pas l'impression que tu sois blessé mais Demi va me vouer aux gémonies si j'ose te dispenser de contrôle médical.

Harry pila net, une chape de plomb tombant dans son estomac. Demi... Oh Merlin....Demi...

- Je dois la voir...murmura-t-il.

- Tu la verras plus tard, trancha Rogue.

- Vous ne comprenez pas, paniqua Harry, sa voix montant dans les aigus. Il faut que je lui parle...il faut que je lui dise... Elle n'est pas au courant...

Les yeux remplis d'incompréhension, Rogue resserra sa prise sur l'adolescent qui tenta de lui échapper. Les larmes se mirent à couler sur les joues d'Harry tandis qu'il suppliait son père de le lâcher.

- Papa ! Lâche-le immédiatement ! Tu ne vois pas que tu lui fais mal !

La voix furieuse de Demi figea la scène entière. Harry baissa la tête, n'osant pas croiser son regard. Rogue la regarda d'un air indigné, prêt à protester qu'il ne cherchait pas à faire mal à Harry, bien au contraire. Remus sembla sortir de sa léthargie et leva les yeux vers la jeune femme.

- Qu'est ce qu'il se passe ? Où vous étiez ?

- Demi, murmura Harry, c'est Sirius...

Demi jeta un regard d'avertissement à Harry. Qu'est ce qu'il lui prenait de parler de Sirius devant leur père !

- Sirius...il est...il a...

- Dementia, intervint Remus d'une voix douce. Il y a eu une bataille au ministère ce soir. Et Sirius...Sirius a donné sa vie pour sauver celle d'une autre personne.

Demi recula de quelques pas en secouant la tête.

- Vous dites n'importe quoi... Sirius est à la maison ! Je l'ai quitté il y a à peine deux heures ! Il... Il s'est cogné la tête en descendant à la cave, sans baguette évidemment, il a promit de se reposer !

Rogue fronça les sourcils. Au nom de Merlin, que se passait-il ici ?

- Dementia, murmura Remus en posant une main sur le bras de la jeune femme.

Celle-ci se dégagea violemment et recula encore.

- C'est un mensonge ! Ou une erreur ! Il va bien ! Il va bien vous entendez ! Je... je viens d'essayer ma robe... on va se marier... ajouta t elle d'un air suppliant.

- Quoi ? Dementia ! Qu'est ce que tu racontes ? gronda Rogue, visiblement perdu dans le trop grand nombre d'informations qui venaient de lui être révélées.

La voix de son père sembla sortir Demi de son semi état de choc. Elle regarda les yeux tristes de Remus, l'air dévasté d'Harry... Les larmes commencèrent à couler sur ses joues et soudain, elle tourna les talons et partit en courant en direction des grilles de Poudlard.

Harry éclata en sanglots lorsque Demi disparut au coin du couloir.
Rogue secoua la tête, essayant de rassembler les morceaux du puzzle. Demi... Demi et Black ????? Ce sale cabot et sa petite fille ??? Mariage ??? Ô Merlin ! Il se passa une main sur le visage.

- Qui était au courant ? Demanda-t-il à Remus

- Les enfants, Tonks, Albus, moi... peut-être Molly...

- En somme tout le monde sauf moi, grommela-t-il.

Il secoua encore une fois la tête, ce n'était pas le moment de penser à cela. Il s'accroupit près d'Harry et l'aida à se relever.

- Viens... Oublions l'infirmerie. Tu n'es pas blessé. Allons dans mes appartements...

Harry se laissa entrainer sans protestations vers les cachots. Il avait la tête vide et il se sentait incapable de la moindre réaction. Une seule pensée tournait et retournait dans sa tête : Sirius était mort.
Lorsqu'ils passèrent la porte des appartements de Rogue, ils trouvèrent Baker en train de tenter vainement de consoler une Alima en larmes, assise par terre au beau milieu du salon.
Severus haussa un sourcil interrogateur en direction de son elfe personnel qui secoua la tête tristement.

- Maitre Sirius est parti, se lamentait la petite elfe. Alima ne tiendra pas le voile de sa maitresse pour son mariage. Maitresse Demi ne fait que pleurer. Elle ne veut pas d'Alima auprès d'elle.

Severus jeta un regard étonné vers la chambre de sa fille. Il était pourtant persuadé qu'elle avait pris la direction des grilles du château.

- Maitresse Demi a contacté l'elfe désagréable de Monsieur Sirius par cheminée, maitre, expliqua Baker. Maitresse Demi lui a parlé quelques minutes avant de se mettre à pleurer et de s'enfermer dans sa chambre en interdisant à Alima d'entrer ou de laisser entrer qui que ce soit.

Severus s'approcha de la chambre de sa fille, dans l'intention de frapper à la porte et de lui intimer d'ouvrir. Il l'entendit sangloter à travers le battant de bois. Il leva la main pour frapper quand la voix de Baker suspendit son geste.

- Oh maitre ! Le jeune maitre Harry est tout pâle !

Severus se retourna juste à temps pour voir Harry vomir sur le tapis sous le glapissement de Baker. Il s'avança vers l'adolescent qui eut un mouvement de recul.

- Pardon ! Je suis désolé ! Je ne voulais pas...

- Ce n'est rien Harry, soupira Rogue en l'aidant à se redresser. Baker va nettoyer. Alima, peux-tu aider Harry à se nettoyer et à se changer pour la nuit ? Je vais appeler Winky pour qu'elle reste auprès de lui cette nuit. Va avec Alima, poursuivit-il à l'intention de l'adolescent, je vais te faire prendre de la potion de sommeil sans rêve pour cette nuit.

Hébété, nauséeux, Harry suivit l'elfe de sa sœur. Severus sortit une potion de sommeil sans rêve de son armoire avant d'appeler Winky par cheminée. Il expliqua rapidement la situation à la petite elfe qui se lamenta sur son pauvre maitre et la pauvre maitresse Demi. Dès que Severus lui eut dit ce qu'il attendait d'elle, Winky tranplana dans les quartiers du maitre de potions avant même que celui-ci ne se relève de la cheminée.

- Winky va préparer le lit de maitre Harry. Où est maitre Harry ?

- Demi a rejeté l'affection d'Alima, expliqua Severus avec diplomatie. Pour consoler et occuper Alima je lui ai donc demandé d'aider Harry à se préparer pour la nuit.

Compatissante, Winky acquiesça et se dirigea vers la chambre du professeur, qui avait décidé d'abandonner les lieux à Harry pour une nuit, afin de préparer le coucher de son maitre adoré.

- Pauvre maitre Harry, soupira-t-elle à plusieurs reprises en se dandinant vers la pièce voisine, pauvre...pauvre maitresse Demi...

Quelques minutes plus tard, Harry réapparut, toujours tiré par Alima, nettoyé et flottant dans un pyjama appartenant à Severus et grossièrement ajusté par la petite elfe. Rogue soupçonna qu'Alima n'avait pas voulu ennuyer Harry en lui demandant de se tenir droit et immobile le temps de faire un ajustement parfait.
Ca irait pour une nuit décida-t-il.
Il saisit la potion de sommeil sans rêve et la fit avaler à Harry qui, une fois de plus, obéit comme dans un état second, sans opposer de résistance.
Il chancela jusqu'au lit, soutenu d'une main ferme par son père. Il dormait avant que sa tête ne touche l'oreiller.
Winky s'installa vaillamment sur une chaise à coté du lit, prête à bondir au moindre signe de détresse de l'adolescent.
Severus écarta les mèches rebelles encore humides du visage de son fils et sortit de la pièce. Il avisa immédiatement Alima, prostrée contre la porte de la chambre de Dementia. Il s'approcha de la petite elfe et la secoua légèrement.

- Va te coucher Alima. Ta maitresse a besoin de rester seule mais elle t'appellera dès qu'elle aura besoin de toi.

- Le maitre pense que la maitresse d'Alima fera encore appel à Alima, demanda-t-elle, ses grands yeux brouillés de larmes.

- Bien sûr, assura Severus, mais va te coucher, elle n'aimerait pas que tu tombes malade !

La petite elfe quitta sa surveillance de la porte et alla se glisser sous le buffet, ou Baker ronflait déjà comme un bienheureux. Elle se blottit contre l'autre elfe et sombra dans un sommeil agité ponctué de soupirs et de sanglots.


***


- bon, on fait quoi ? On tape ?

- Je sais que le professeur Rogue est doué, Ronald, mais si on ne tape pas je ne vois guère comment il pourrait deviner notre présence.

Ron ne protesta pas devant le ton aigre de son amie. Hermione et lui avait passé la nuit dans la salle commune, attendant en vain le retour d'Harry. La jeune femme avait passé plus de la moitié de la nuit à sangloter dans ses bras au souvenir de la mort du parrain de leur meilleur ami. Elle avait fini par s'endormir d'épuisement vers trois heures du matin. Lui n'avait pas eu cette chance, il avait passé la nuit à retourner encore et encore la soirée dans sa tête, se maudissant de ne pas être allé immédiatement dénoncer Harry à Rogue. Certes son meilleur ami lui en aurait sûrement voulu à mort mais au final... le prix à payer aurait été bien mince au regard de celui que devait payer son ami à présent.
Il tendit le bras, et avant que tout courage ne l'abandonne, il frappa quelques coups secs au portrait gardant les appartements du maitre des potions.
Contrairement à son habitude, le potionniste peint ne leur lança ni remarque acide, ni regard soupçonneux. Il se contenta d'incliner la tête dans leur direction et de disparaître à l'intérieur du portrait, sans doute pour informer son maitre de l'identité des visiteurs.

Quelques minutes plus tard, effectivement, le portrait coulissa devant le maitre des potions.

- Monsieur Weasley, Miss Granger...

- Bonjour professeur, répondit Hermione d'une petite voix, nous aurions aimé voir Harry...

Le professeur soupira et s'écarta, invitant d'un geste les adolescents à entrer.

- Chambre du fond, se contenta-t-il de dire en désignant la porte en question.

Ron et Hermione le remercièrent à mi voix et se dirigèrent vers la pièce où se terrait leur meilleur ami.

- Oh et...Miss Granger ? les interrompit Severus. 10 points pour Gryffondor pour votre présence d'esprit.

Hermione eut un sourire triste.

- Merci professeur...

Alors qu'ils s'apprêtaient à taper à la porte pour annoncer leur présence à Harry, Ron lui chuchota:

- C'est toi qui as prévenu le prof ? Tu nous as sauvés la vie Hermione !

- Je ne suis pas sure qu'Harry le prenne comme ca...

- Je crois qu'il vaut mieux ne rien lui dire, confirma Ron en pressant affectueusement la main de son amie.

Celle-ci prit une grande inspiration et frappa fermement à la porte de la chambre avant d'y entrer, suivie de Ron, sans attendre une éventuelle réponse.
La pièce était plongée dans l'obscurité mais ils devinèrent sans mal la forme prostrée d'Harry, recroquevillé au milieu du lit.

- Harry ? Hésita Hermione.

- Eh vieux ? Renchérit Ron.

Harry leva légèrement la tête sans répondre. Sans hésiter, Hermione grimpa sur le lit et se blottit contre son ami tandis que Ron venait s'asseoir de l'autre coté, lui passant un bras autour des épaules. Ils restèrent ainsi, sans prononcer un mot, pendant de longues minutes. Harry soupira de soulagement en se laissant aller contre Hermione. Nul besoin de paroles entre eux, la présence réconfortante les uns des autres leur suffisait.
Au bout d'une vingtaine de minutes, Hermione avisa une forme sombre, roulée en boule dans un fauteuil.

- Qu'est ce que c'est que ça, chuchota-t-elle, comme craignant de briser le silence.

- Winky, répondit Harry sur le même ton. Elle est restée à coté de moi toute la nuit, je lui ai dit de dormir un peu.

- Harry... Je suis tellement désolée...

- Ce n'est pas ta faute Herm', tu nous as sauvé la vie... sans toi on y restait tous...

- Tu...

- Je me doute bien que miss-parfaite s'est débrouillée pour prévenir un adulte avant de partir...

Il déposa un baiser sur sa joue.

- Tu as agit au mieux Hermione, continua-t-il... Le seul à blâmer c'est moi. J'aurais dû écouter Ron quand il a voulu aller voir mon père... j'aurais dû essayer de joindre Sirius par cheminée... j'aurais dû...

La voix d'Harry se brisa et les larmes recommencèrent à couler sur ses joues.

- Demi ne me pardonnera jamais... Et elle aura raison...

- Bien sur qu'elle te pardonnera ! S'offusqua Ron, bon sang Harry tu n'as rien fait ! C'est cette espèce de dingue qui voulait tuer Tonks ! Personne n'a forcé Sirius à s'interposer ! Je veux dire, il était conscient des risques ! Mais il n'a jamais été du genre à rester au chaud en arrière pendant que d'autres se battaient ! Ce n'est pas ta faute !

- Ron a raison, renchérit Hermione avant de s'interrompre et de grimacer... J'en reviens pas de dire ça...mais Ron a raison ! La seule coupable c'est cette bonne femme !

La réaction d'Hermione arracha un demi-sourire à Harry. Celui-ci s'évanouit aussitôt mais il avait été là... Et cette seconde, cette toute petite seconde où l'adolescent avait réussi à sourire suffisait à Hermione...

On frappa à la porte et Severus entra.

- Jeune gens... Je vais vous demander de partir à présent. J'aimerais qu'Harry se repose un peu et je pense qu'il vous rejoindra après le déjeuner.

Ron et Hermione acquiescèrent et se levèrent aussitôt. Ron donna une grande claque dans le dos d'Harry et Hermione le serra dans ses bras. Puis les adolescents sortirent de la pièce, ne voulant pas s'attirer les foudres de leur professeur.

Rogue les raccompagna à la porte de ses quartiers et leur assura qu'Harry les rejoindrait à la salle commune dès qu'il s'en sentirait capable.

Après avoir refermé la porte, l'ancien espion alla chercher une potion calmante dans son armoire dans l'intention de la confier à Harry. Il préférait en effet que le jeune homme l'ait sur lui en cas de besoin.
En passant devant la chambre de sa fille, il entendit les sanglots étouffés de celle-ci.

- La maitresse a pleuré toute la nuit, fit une petite voix derrière lui.

Il se tourna vers Alima qui se tordait les oreilles en sanglotant.

- Ne t'inquiète pas Alima, assura-t-il à la petite créature, ça finira par passer...

Il se releva et se dirigea d'un pas décidé vers la chambre de Dementia. Il ne la laisserait pas s'enfermer dans la dépression décida-t-il.
Il frappa fermement à la porte de la chambre et écouta. Les sanglots étaient plus étouffés, sans doute la jeune femme avait-elle enfoui son visage dans son oreiller. Mais il n'obtint aucune réponse.
Il s'apprêtait à signaler à sa progéniture qu'il était inutile de faire semblant d'être absente ou endormie et qu'elle avait plutôt intérêt à lui ouvrir immédiatement la porte quand son attention fut détournée par les bruits en provenance de la salle de bain.
Allons bon, se dit-il, voilà qu'Harry était de nouveau malade.
À contrecœur, il abandonna l'idée de forcer la porte de Dementia et se dirigea vers la pièce où s'était réfugié Harry, saisissant une potion destinée à calmer les nausées au passage.
La confrontation avec Dementia devrait attendre, Harry avait plus besoin de lui dans l'immédiat.

 

***


Dementia enfouit la tête sous l'oreiller et pour faire bonne mesure rabattit la couette par-dessus elle lorsqu'elle entendit les quelques coups frappés à sa porte.
Elle ne voulait voir personne. Personne excepté Sirius. Sirius qu'elle ne reverrait jamais. Elle ne reverrait jamais ce demi-sourire en coin qui avait le don de l'exaspérer à chaque fois qu'il se moquait ouvertement d'elle. Elle ne reverrait jamais les clins d'œil qu'il avait l'habitude de lui faire, à elle ou à Harry, sans même s'en rendre compte. Elle ne se blottirait plus jamais contre lui, respirant à plein poumon le mélange de whisky et d'après rasage qui caractérisait si bien l'ancien prisonnier.
La magnifique robe créée par Zoé resterait à jamais dans l'armoire. Elle n'aurait pas l'occasion de la porter. Pas plus que les dessous affriolant que sa meilleure amie avait prévu pour sa nuit de noce.
Il lui manquait tellement, se dit-elle en se remettant à pleurer. Pourtant ils n'auraient dû se voir que dans plusieurs heures... mais là elle savait que la séparation était définitive.
Ce n'était qu'un cauchemar ! Elle n'allait pas tarder à se réveiller puis elle se rendrait square Grimmaud et Sirius se ficherait allégrement d'elle pour avoir de telles pensées. Il l'accuserait sans doute, un sourire en coin, de chercher une échappatoire pour ne pas avoir à se marier et à enfin devoir se tenir tranquille. Elle lui lancerait un coussin dans la figure et partirait bouder dans la cuisine. Kreattur jetterait des regards absolument noirs à Sirius quand il viendrait s'excuser. Elle ferait semblant de refuser de lui pardonner jusqu'à ce qu'il la chatouille...

Oui... c'était comme ça que les choses étaient censées se passer... Elle allait se réveiller...

Un bruit sec à sa fenêtre la fit sursauter. Elle se releva brusquement et saisissant sa baguette lança un sort à l'aveuglette en direction de la vitre, faisant éclater celle-ci et manquant de réduire en cendre le hibou qui se trouvait derrière. Celui ne dû son salut qu'à ses reflexes et entra dans la pièce avec un hululement indigné.

- Ce n'est pas le moment Buckminster ! Cracha Demi d'une voix rauque. Fiche moi le camp !

Pas l'air impressionné le moins du monde, Buckminster se posa sur la table de nuit et leva une patte digne, tendant le message qu'il avait bien l'intention de délivrer à sa destinataire. Dementia haussa un sourcil, tentée de le laisser poireauter ainsi, histoire de voir combien de temps le volatile était capable de rester une patte en l'air. Mais au bout d'une minute à peine, le regard glacial eut raison de sa volonté et elle lui arracha la missive avant de le chasser à coup de coussin.

- Qu'est ce qu'elle me veut encore, marmonna-t-elle en décachetant la lettre.

Elle parcourut rapidement l'écriture fine et penchée qu'elle avait apprit à reconnaître. Elle fronça les sourcils et relut la lettre une fois...deux fois... dix fois...
Elle se leva brusquement et déchira la lettre en autant de morceaux qu'elle put. Elle jeta rageusement ceux-ci dans la cheminée avant de se laisser retomber sur son lit et de rabattre une nouvelle fois la couette sur elle.

Dans l'âtre, les morceaux touchant les braises se consumèrent lentement. Quelques uns d'entre eux noircirent et se racornirent sans pour autant bruler.


***


- Harry, qu'est ce que tu fais, demanda Hermione, soucieuse.

- Je lis...

- Certes... mais tu ne fais que ça depuis deux jours...c'est...euh...inhabituel...

- Les BUSEs commencent demain Hermione. Et j'ai besoin de m'occuper l'esprit.

- Veux-tu que je t'aide ?

- Non merci.

Harry se replongea dans les notes d'Hermione sur les révoltes gobelines sans ajouter un mot. La jeune femme hésita un instant puis, soupirant, abandonna la partie et retourna à la table où elle aidait Ron à comprendre la théorie de certains sortilèges.
Ron regarda vers Harry et haussa les épaules.

- Laisse le tranquille Mione. Il viendra avec nous quand il se sentira prêt.

Hermione hocha la tête en saisissant un gros livre de sortilège.

- Tu as sans doute raison Ron, mais je n'aime pas le voir ainsi. Isolé... Il a l'air si malheureux...

- Il est malheureux...

- Je sais...mais...

- Allez reprenons... On ne peut rien faire pour lui dans l'immédiat.

La jeune femme soupira. Ron avait raison.


***


- On commence par quoi, demanda Ron.

- Défense... théorie pendant deux heures puis pratique. Et sortilège cet après midi.

Le trio entra silencieusement dans la grande salle, reconvertie en salle d'examen. Le professeur Ombrage, maussade, faisait partie des surveillants de l'épreuve mais la présence de trois examinateurs du ministère l'empêchait de faire preuve de mauvaise foi.
Dès que tous les étudiants furent installés, des copies apparurent magiquement sur les tables.

- Vous avez deux heures, déclara l'un des examinateurs en retournant l'immense sablier.

Harry se saisit de la copie et lut la première question: "Donnez trois caractéristiques permettant d'identifier un loup garou".
Il eut un sourire triste et commença à écrire.


***


Hermione soupira pour la cinquantième fois de la soirée. Le lendemain était le dernier jour des buses et comme chaque soir depuis le début des examens, Harry s'était installé sans un mot dans le fauteuil pour réviser.
Elle était bien sûr ravie qu'il révise. Mais elle craignait que le jeune homme ne se serve de l'excuse des révisions pour se couper de tout contact avec ses camarades et ce besoin de solitude, s'il était normal au début, commençait à l'inquiéter.
Ron lui disait qu'elle faisait une montagne d'une taupinière. Qu'Harry allait mal, oui, et que c'était parfaitement normal. Qu'il avait besoin de solitude et qu'il était trop tôt pour parler de renfermement sur soi. Dans l'absolu, elle convenait que le rouquin avait raison. Mais elle avait un mauvais pressentiment.
Pressentiment qui ne fit qu'augmenter quand Harry, peut après minuit, se leva pour aller se coucher, sans leur adresser la moindre parole.

Le lendemain, Harry parla peu avant l'examen de potion, et refusa de décortiquer les réponses qu'il avait donné un fois celui-ci terminé. Ron lui signifia qu'Harry refusait de se prêter à cet exercice depuis les premiers examens de leur première année. Hermione eut un sourire. Ron avait raison. Ce qui semblait devenir une habitude plutôt agaçante, se dit-elle.


***


Dementia faisait les cent pas dans sa chambre. Elle regarda sa montre une fois de plus.
Elle s'allongea sur son lit, les bras en croix. Ses yeux la brulaient d'avoir trop pleuré. Il lui semblait qu'elle n'avait plus de larmes.
Elle se leva brusquement et entrouvrit la porte de sa chambre après avoir écouté plusieurs minutes à travers le battant, à l'affut du moindre bruit.
À cette heure ci, son père devait être en train de veiller au bon déroulement du repas dans la grande salle.
Elle chuchota un ‘Alima' pressé et referma la porte de sa chambre. La petite elfe apparut devant elle presque aussitôt et se jeta pratiquement sur elle, embrassant sa robe et se serrant contre ses jambes.
Demi la laissa faire, honteuse de l'avoir laisser à l'écart pendant près d'une semaine.
Quand la petite créature se calma, elle lui donna quelques instructions.
Alima s'inclina jusqu'à ce que son nez touche le sol et s'exécuta en reniflant. Demi soupira, la petite elfe n'avait cessé de pleurer depuis l'annonce de la mort de Sirius. Elle le savait, l'ayant entendu sangloter derrière sa porte tous les jours et une grande partie des nuits.

Elle prit une cape dans son coffre et sortit dans le couloir. Discrète et silencieuse, elle sortit dans le parc de Poudlard et se faufila à travers les grilles qui menaient à Pré-au-lard.
Elle s'éloigna rapidement pour sortir des protections anti-transplanage sans un regard pour le château qui, se découpant dans le coucher de soleil, avait presque un air menaçant.

Arrivée à Pré-au-lard, Demi eut un instant d'hésitation, si infime qu'il serait passé inaperçu pour quiconque aurait vu la jeune femme à cet instant. Mais personne n'était là pour la voir, l'annonce du retour de Voldemort avait déjà déclenché des mesures protectrices et la quasi-totalité des magasins étaient fermés.
Dementia jeta un regard inutile en direction du château, invisible depuis sa position, et transplana.


***

- Albus, je voudrais bien comprendre !

Dumbledore soupira et se détourna de la fenêtre, reportant son attention sur le ministre qui semblait au bord de la syncope.

- Vous avez compris l'essentiel, Cornelius. Voldemort est de retour. Ses fidèles se sont réunis autour de lui et il compte bien recommencer à semer la terreur. Mais nous ne nous laisserons pas faire!

- Albus, ne jouez pas les vieillards séniles ! Je vous parle de Lucius Malefoy ! Je l'ai vu ! Parmi les mangemorts ! Et Sirius Black ! Mort ! Et j'ai la désagréable impression que personne ne s'en est réjoui !

Albus soupira de nouveau et nettoya ses lunettes. Fumseck à ses coté, chantonnait tristement au nom de Sirius.

- Cornelius, vous n'êtes pas le premier à être abusé par Lucius Malefoy. Moi-même, mentit-il, je n'avais aucune certitude mais le jeune Draco semble assez hostile aux enfants nés de moldus. Toute son attitude semble être provoquée par une éducation de plusieurs années. Ce qui m'a fait soupçonner son père de n'être pas aussi ouvert d'esprit qu'il le prétendait. Quant à accuser ouvertement Lucius Malefoy d'être un mangemort, il aurait fallut des preuves plus solides... On ne s'attaque pas à un Malefoy aussi facilement.

- Ils sont partis! Grommela Fudge. Leur manoir est désert. Il ne reste guère que leur fils...

- Cet enfant est innocent, trancha sévèrement Albus, je ne vous laisserez pas l'utiliser pour atteindre son père. Lucius Malefoy aura ce qu'il mérite en temps voulu !

- Très bien...très bien... grogna Cornelius. Et pour Black ?

Albus secoua la tête tristement.

- Il semblerait que notre société ait fait de grands torts à Sirius Black. Il a combattu les mangemorts avec acharnement. Et il a donné sa vie pour sauver celle de Nymphadora Tonks. Sa condamnation à Azkaban semble avoir été décidée de manière non seulement arbitraire mais également injuste.

- Mais les Potter... Pettigrew...

- Justement, plusieurs témoignages semblent défendre la version selon laquelle Pettigrew était le vrai gardien du secret des Potter. Sirius Black aurait voulu les venger en recherchant Pettigrew. Mais vous connaissez la suite, il a été arrêté et envoyé à Azkaban... Pettigrew serait vivant... toujours d'après certains témoignages...

Fudge se leva et s'essuya le front d'un mouchoir tiré de sa poche.

- C'est une catastrophe, Albus... Cette histoire, le retour de Vous-Savez-Qui... Dolores qui a outrepassé ses fonctions... Je suis fini !

- Je ne pense pas, tempéra Albus. Vous pourriez ouvrir une enquête concernant Sirius Black. Ce n'est pas vous qui étiez ministre à l'époque de son incarcération et rien ne pouvait vous donner la moindre raison de douter de la justesse de cette décision. Dites publiquement qu'au vu d'élément nouveau, un doute sur la culpabilité de Sirius Black est apparu et que vous êtes bien décidé à tirer cette affaire au clair.

- Est-ce bien raisonnable de remuer tout cela ? Cet homme est mort... quelle importance ?

- Une bien plus grande importance que vous ne pouvez le penser... pour ceux qui restent...

- Très bien... Nous allons faire ça... Et pour Vous-Savez-Qui ?

- Vous avez déjà alerté la population. Pour le reste nous ne pouvons malheureusement que réagir au jour le jour.

Fudge se leva, visiblement soulagé de ne pas avoir à prendre de décisions immédiates.

- Je vais retourner au ministère. Nous nous verrons là bas Albus ? À la prochaine réunion du magenmagot ?

- Bien sûr.

Dès que le ministre eut passé la porte, Albus se tourna de nouveau vers le parc désert du château. S'il avait regardé dans la même direction quelques minutes plus tôt, il n'aurait pas pu rater la silhouette encapuchonnée de Dementia qui se faufilait à travers les grilles.
Pour l'heure le vieil homme se demandait s'il avait prit les bonnes décisions. La guerre recommençait... et il n'avait plus d'espion dans le camp ennemi.
Il avançait en aveugle. Il regarda au delà des limites du château, se demandant où se cachait son ennemi et ce qu'il pouvait bien se passer dans son antre.

 

***


Dementia avança le long d'un couloir sombre. Devant elle, au bout du couloir, se trouvait une double porte de bois sombre sculpté, derrière laquelle elle devinait le bruit étouffé de conversations.

Elle poussa les portes avec plus de force que nécessaire, les ouvrant en grand alors qu'elle avait songé se faufiler dans l'entrebâillement.
Elle entra dans l'ancienne salle de bal, faisant taire toutes les conversations. La silhouette qui la suivait se faufila discrètement sur le coté.

Demi remonta lentement l'allée centrale, douloureusement consciente des regards qui pesaient sur elle.
Arrivée au bout de la salle elle plongea dans une révérence parfaite. Elle frissonna, sans rien laisser paraître, en sentant le regard brûlant se poser sur elle.

Dans le silence absolu qui planait sur la salle, une seule voix sifflante s'éleva.

- Dementia Rogue... Bienvenue à la maison...

 

 

Commentaires (7)

1. Mary 27/12/2009

Super chapitre qui s'est un peu fait attendre mais il valait le détour. J'ai hâte d'avoir la suite....
Merci beaucoup...
Joyeuses fêtes à toi
Mary

2. marie-claire 28/12/2009

C'est triste de voir Démi et Harry si abbattus mais c'est bien écrit comme toujours.
Par contre, finir ta première partie, par une fin aussi intenable, ça ne se fait pas. Je sais pas si je vais pouvoir te pardonner, quoique, quand j'aurais lu les bonus sur Démi, ça devrait être possible.

3. brigitte 28/12/2009

cruelle cruelle cruelle voila j en pleure encore

big bisous

4. roguinou-hermione 30/12/2009

super chapitre enfin comme d'ab'
hâte de savoir la suite =)

5. karen (site web) 03/01/2010

coucou,
Un chapitre en plus à ton histoire et toujours aucune envie d'arrêter de lire pour moi...
Un chapitre en plus, qui est vraiment bien... J'ai l'impression que Rogue devient de plus en plus humain, mais après c'est peut-etre moi!!
Bisous et courage

6. Morphée 06/01/2010

Je suis là !! =D
Quel merveilleux chapitre ! Oh, et on voit que ta nouvelle beta et e-xel-ente... non? Mwaaahahaaa xD

Non alors, vraiment hâte d'en savoir plus sur Fudge, quelle folie va-t-il nous pondre?? (il est tellement à côte de la plaque...)
Allala, pauvre Demi... moi tu ce que je demande, c'est qu'elle ne devienne pas folle - perdre la tête à cause d'un amour perdu, quelle horreur...
Et pourvu qu'elle fasse pas de bêtises et qu'elle se fasse pas choper chez Voldy ! rholola, où sera Demi quand Harry aura besoin d'elle...
Bon, bonne chance pour ton prochain chapitre ! =)

7. Elisha 28/06/2010

Trop bien ce chapitre! *_* *en admiration*
A la place de Demi et d'Harry, je ne m'en remettrai jamais...
'Me suiciderai sans doute... ='(
Pauvre Demi, Pauvre Demi, Pauvre Demi...
Et allez là bas! (Je suis pas scenser savoir mais bon...)
L'horreur....
T'es génial Sélène, Bravo! <3

***

Remarque que je suis en vacances et que j'ai lu comme promis un chapitre! ^^

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