chapitre 17

Chéri,
C'est moi. Qu'est ce que tu fais ?
Je t'aime.
_ _ _ _

Hello,
Qui ça moi ? J'écris.
Egalement.
S.

_ _ _ _

Comment ça : qui ça moi ? Tu en as beaucoup qui t'écrivent sur du parchemin parfumé à la rose et qui te disent je t'aime ? Et à qui tu réponds également ?
Je vois bien que tu écris. Mais quand tu n'écris pas, que fais-tu ?
Demi.

_ _ _ _

Aie ! Grillé ! Je plaisante. J'étais en train de redonner un air humain au salon du premier. Et toi ?
S.

_ _ _ _

Je m'ennuie
D.

_ _ _ _

Sans blague. Tu as réussis à échapper aux griffes de Mme Pince ? Je suis impressionné.
S.

_ _ _ _

Mais non, justement, c'est bien pour ça que je m'ennuie.
D.

_ _ _ _

Ecoute amour, travaille un peu sur ta thèse. Le hibou commence à nettement tirer la tronche. Il a essayé de me pincer quand j'ai décroché ta dernière lettre. A ce soir.
S.

_ _ _ _

Pas envie. Tu trouve que le hibou tire la tronche ? Je te raconte même pas celle de Mme Pince. On aurait pu penser qu'entre vieille chouette et vieux hibou ils auraient appréciés la présence l'un de l'autre...
Tu ne veux pas discuter encore un peu ?
D.

_ _ _ _

Ce serait avec plaisir, mais j'ai des tonnes de choses à préparer. Et contrairement à toi, je n'arrive pas à obtenir quoi que ce soit de correct de Kreattur.
Va donc enquiquiner Harry ou faire des misères à ton père, ça te fera passer le temps.
S.

_ _ _ _

Ils sont en cours ! Bon à défaut d'autre chose, je vais travailler un peu. A dans deux heures mon amour.
D.

_ _ _ _

Ok. Je t'aime. A tout à l'heure. Travaille bien.
S.

_ _ _ _

Mon cœur ?
D.

_ _ _ _

Quoi ?
S.

_ _ _ _

Je m'ennuie
D.

_ _ _ _

Ca devient ridicule Dementia. Tu peux venir dès à présent si tu veux. Je t'aime.
S.
Ps : le hibou m'a pincé.

_ _ _ _

Dementia eut un sourire contrit en lisant la dernière ligne de la missive de Sirius. Elle essaya de flatter doucement la tête du hibou qui se déroba d'un air furieux.

- Vas-y file, dit-elle en lui donnant des biscuits qui trainaient dans sa poche, destinés à l'origine à Nexus, la chouette noire de son père.

Le vieux hibou ne demanda pas son reste et s'enfuis, un gros morceau de biscuit dans le bec.
Voila, ce n'était pas plus compliqué que cela de se faire pardonner d'un vieux hibou grincheux. Sirius n'avait vraiment aucune technique... Quoi que, il était vrai qu'elle avait des années de pratique avec son père...
Elle rassembla ses affaires discrètement et se glissa hors de la bibliothèque des que Mme Pince eut le dos tourné avant de filer vers pré au lard, afin de transplaner devant square Grimmaud.
Kreattur, qui vint ouvrir la porte peu de temps après qu'elle eut tapé, perdit instantanément son air renfrogné en la voyant.
Elle salua poliment le portrait de sa grand-tante qui cessa de hurler dès qu'il la vit.
La vieille femme était en effet persuadée que Dementia œuvrait dans l'ombre pour « ramener son vaurien de fils dans le droit chemin ».
Dementia n'avait rien fait pour la convaincre du contraire et avait convaincu Sirius de tenir sa langue. Walburga avait ordonné à Kreattur de veiller particulièrement sur la jeune femme ce que le vieil elfe s'était empressé de faire, ravi d'être au service de la « jeune demoiselle de Miss Bellatrix », à l'indignation conjuguée de Sirius et d'Alima.
Le premier était vexé que l'elfe se dévoue à la fille de sa cousine, alors que lui-même, pourtant son maitre légitime, n'arrivait pas à obtenir une simple tasse de café bien chaud.
Quand à Alima, elle était profondément choquée de voir un elfe étranger s'immiscer ainsi dans le bien être de sa maitresse dont elle se jugeait seule responsable. Il avait fallut toute la tendresse de sa maitresse pour que la petite elfe comprenne qu'elle restait la seule à compter pour elle.
Kreattur s'inclina profondément devant elle, ce qui ressemblait à un sourire étirant les coins de sa bouche.

- Miss Dementia, dit il, vos affaires ont été portées dans votre chambre. Le maitre, ajouta-t-il avec tout le mépris qu'il pouvait mettre dans ce simple mot, vous attend dans le salon du premier étage.

- Merci Kreattur. Apporte-moi du thé au jasmin.

L'elfe s'inclina à nouveau et se retira. Dementia monta d'un pas joyeux l'étage qui la séparait de Sirius. Elle ouvrit brusquement la porte faisant sursauter l'animagus. Il se retourna furieux vers l'intrus et se détendit instantanément en voyant sa maitresse.

- Eh ! Je ne t'attendais pas avant une bonne demi-heure ? Tu as amadoué Mme Pince ?

- J'ai fuis lâchement pendant qu'elle rangeait des livres dans la réserve, répondit Dementia avec un petit rire.

Sirius éclata de rire puis, sans prévenir il l'attrapa par la taille et l'embrassa. Lorsqu'il la relâcha, Dementia dû se raccrocher à son bras, légèrement désorientée.

- Bon anniversaire, souffla t il

- Merci, répondit elle avec un sourire radieux avant de se rembrunir, je me fais vieille...

- Vieille ? s'étouffa Sirius, Merlin Demi, tu viens d'avoir 19 ans ! Qu'est ce que je devrais dire !

- Tu n'es pas vieux...

- J'ai 35 ans, soupira t il en lui caressant les cheveux, je me fais l'effet d'un monstre... tu es si jeune... si belle...et moi...

- Sirius ! gronda Dementia

- Quoi ?

- Tu as encore réfléchis !! Tu sais pourtant que ça ne te réussit pas !

Sirius eut un sourire amusé.

- Pardon. Tu as raison, je ne recommencerais plus...

Apres tout, Dementia était adulte, se dit-il, adulte et deux fois mariée et divorcée tandis que lui croupissait à Azkaban, sans doute était elle plus rodée au jeu de l'amour que lui.
La jeune femme jeta un coup d'œil intrigué vers la porte.

- Mais qu'est ce qu'il fabrique ? Il est allé le cherché en Chine ce thé ?

- Il ne te l'apportera pas

- Pardon ?

- C'est impressionnant à quel point Kreattur peut être coopératif quand il s'agit de te faire plaisir, soupira Sirius, un brin vexé

- Je ne comprends rien à rien, constata Dementia

- Viens.

La prenant pas la main, il la guida jusqu'à l'ancienne salle à manger de la famille Black, restaurée et brillant de milles feux. Au centre de la pièce, l'imposante table de marbre avait été remplacée par une table ronde conçue pour deux personnes, en marbre également, sur laquelle un diner aux chandelles avait été dressé.

- Il est un peu tôt, murmura Sirius à l'oreille de la jeune femme émerveillée, mais nous pourrons prendre tout notre temps.

 

***

 


Dans les couloirs de Poudlard, Severus Rogue cherchait en vain son cauchemar personnel. Il venait de faire de long en large tous les endroits susceptibles d'accueillir sa fille, sans résultat. Elle semblait s'être purement et simplement volatilisée.
Il avait espéré la voir arriver à la grande salle pour le diner, en retard comme à son habitude, et avait donc attendu toute la journée pour lui souhaiter un bon anniversaire et lui offrir son cadeau. Mais elle n'était pas venue. Et le temps qu'il réalise qu'elle ne ferait pas son apparition au repas, Harry avait disparut également.
Il restait plus de deux heures avant le couvre feu et il espérait que son fils croiserait son chemin et pourrait le renseigner.
Il ne mit pas longtemps à repérer l'adolescent qui prenait la direction de la cabane d'Hagrid avec ses deux compagnons.

- Harry !

Le trio s'arrêta et se tourna vers lui.

- Puis je te voir un instant ?

Le jeune homme fit signe à ses amis se continuer sans lui et s'approcha.

- Oui père ?

- As-tu vu ta sœur ?

- Qui ça ?

- Ta sœur, répéta Severus, fronça les sourcils en constatant que la voix de son fils avait prit une demi-octave.

- Dementia ?

- Tu en as une autre ?

- Euh non... je ne crois pas... A moins que vous ne m'ayez caché quelque chose...

- Alors, insista Severus, bien décidé à ne pas répondre

- Alors quoi ?

- As-tu vu Dementia ?

- Non.

Severus leva les yeux au ciel, Harry ne savait vraiment pas mentir, s'en était affligeant.

- Tu ne la pas vu depuis quand ?

- Oh... looooongtemps... répondit l'adolescent avec un geste vague de la main

- Harry, grogna Severus, ça suffit...Où es...

- Hein, cria soudain le jeune homme en regardant vers la cabane d'Hagrid, Quoi ? Oui j'arrive Hedwige. Euh...désolé...euh...une urgence... bafouilla t il avant de détaler sans demander son reste.

Severus le regarda partir sans faire un geste pour le retenir. Sans doute Dementia avait elle exigé de son frère qu'il garde secrètes ses allées et venues. Il n'allait pas obliger le jeune homme à trahir la confiance de sa sœur. Mais celle-ci ne perdait rien pour attendre.
Qu'elle disparaisse le jour de son anniversaire, il pouvait le comprendre, bien qu'il ait apprécié qu'elle lui dise qu'elle comptait sortir. Il savait qu'elle avait des amies, des relations de travails, une multitude de prétendants probablement, avec qui elle avait sans doute envie de passer son anniversaire, mais obliger son frère à mentir, cela ne lui plaisait pas du tout.

 

***

 

Bien loin de ces récriminations paternelles, Dementia était en train de siroter une coupe de champagne, lovée dans les bras de Sirius.

- Tu veux reprendre des fraises ?

- Non. Je suis calée. Mais je me demande où Kreattur a pu trouver des fraises en mars...

- Je te l'ai dit, dès qu'il s'agit de toi, il est d'une ingéniosité diabolique.

- Serais-tu jaloux ? se moqua la jeune femme

- Jaloux ? Moi ? s'offusqua l'animagus avec un reniflement dédaigneux.

- J'ai du mal interpréter tes remarques acides, sourit Demi

- Voila...

Elle se serra contre lui sans répondre, un léger sourire aux lèvres et se laissa bercer par la respiration de son amant.
Il la tint serrée contre lui pendant un moment, observant d'un air absent les reflets des flammes sur son verre de whisky pur feu.
Il se redressa soudain, entrainant Dementia avec lui et la tirant de la douce torpeur dans laquelle elle se laissait glisser.

- Allez ! Cadeaux !

- Oh cadeaux ? sourit Demi, soudain parfaitement réveillée

Sirius se dégagea de l'étreinte de Demi et alla chercher deux paquets dans la pièce adjacente.
Il posa le plus grand en équilibre sur le guéridon et lui tendit le plus petit, de la taille d'un manuel scolaire.
Dementia le tourna dans tous les sens, le secoua légèrement, un sourire aux lèvres...
Elle détacha méticuleusement le papier, sous le regard impatient de Sirius qui avait plutôt tendance à arracher les papiers cadeaux.

- Demi, tu compte garder le papier ? demanda-t-il.

La jeune femme se contenta de tirer un bout de langue tout en continuant à ouvrir son paquet. Au bout de quatre longues minutes, elle finit en fin de dégager du paquet un écrin recouvert de velours noir.
Elle ouvrit immédiatement l'écrin, (il y avait des limites à la patience qu'elle pouvait déployer pour taquiner Sirius), et resta bouche bée.

- Merlin, Sirius...

- Faudrait savoir, bougonna l'animagus faussement vexé, c'est Merlin ou c'est Sirius ?

- Sirius c'est un Silverio Hidalgo... Ça coute une fortune ! Tu es fou !

- C'est ce qu'on me dit souvent...

Dementia se tourna vers lui pour l'embrasser tendrement avant de lui tendre la magnifique parure d'or blanc sertie d'émeraudes pour qu'il la lui attache sur la nuque.

- C'est un présent bien serpentard, monsieur Black, se moqua tendrement la jeune femme en caressant doucement le collier.

- C'est voulu. J'essaie d'amadouer ton père et ça n'aurait pas servi mes intérêts de t'offrir des rubis.

- Mon père ? qu'est ce qu'il a à voir la dedans ?

- Ce qui nous amène au second cadeau.

Il lui déposa doucement le gros paquet sur les genoux, l'équilibrant au mieux pour qu'elle ne se fasse pas mal. En effet, l'objet était assez lourd. Elle l'observa sous toute les coutures, perplexe, sans réussir à déterminer ce qu'il pouvait bien renfermer. Elle jeta un regard discret à Sirius et remarque l'air tendu et presque angoissé de son amant.
Elle finie par se décider à ôter le papier cadeau et resta perplexe devant ce qu'il renfermait.

- je ne suis pas sure de comprendre...

- C'est un tiroir.

- Un tiroir ?

- Oui, pour ranger des affaires, tu sais chemise de nuit, sous vêtement, et autre...

- Je sais ce que c'est qu'un tiroir Sirius... Mais je ne vois pas pourquoi...

- Ce tiroir est particulier, l'interrompit l'animagus, il se trouve qu'il va parfaitement dans ma commode.

- Sirius...dit Dementia d'une voix étranglée

L'ancien maraudeur prit une grande inspiration.

- Viens vivre ici, Demi. Je veux dire officiellement. Emménage avec moi...

Il plongea avec hésitation ses yeux gris dans ceux noirs de sa compagne et fut soulagé de voir que, malgré les larmes qui brillaient dans ses yeux, elle souriait.

- Je t'aime, murmura-t-elle

- Ça veut dire oui, chuchota-t-il

Il n'osait pas parler plus fort de peur de se réveiller, car il rêvait, n'est ce pas ?

- Ça veut dire que j'en serais ravie. Mais qu'il va falloir être encore un peu patient.

- Patient ?

- Oui, sourit la jeune femme, Entre Harry et papa les choses commencent à s'arranger... Je ne veux pas tout gâcher, si papa apprend qu'Harry était au courant pour nous... Alors je propose qu'on laisse Harry passer ses buses tranquillement. Apres les examens, on pourrait dire à papa pour nous. Et puis après, cet été, j'emménagerais. Qu'en penses-tu ?

- Que tu as raison, comme toujours, répondit Sirius avec un sourire amusé, que j'ai hâte d'y être...

- Bientôt mon amour. On doit juste patienter jusqu'à cet été...

- Apres je te séquestre pour un temps indéterminé.

- Je ne crierais pas bien fort !

- J'espère que si !

Ils éclatèrent de rire et Dementia s'installa à califourchon sur les jambes de l'ancien prisonnier afin de lui montrer, à sa façon, toute sa reconnaissance et toute son impatience quand à leur prochaine vie commune.

***


- Un meurtre Albus, je vais commettre un meurtre !

- Il faut toujours que vous exagériez mon garçon...

- Qui donc projetez vous d'assassiner, Severus ?

La voix mielleuse de Dolores fit sursauter les deux hommes et Severus se fustigea mentalement. Quel genre d'espion était-il ? Pour ne pas avoir entendu cette horrible bonne femme approcher ? Un ex-espion pas content du tout, lui souffla une petite voix.
Il constata soudain que le professeur Ombrage attendait sa réponse.

- La petite horreur que j'ai engendrée, grinça t il

- Je n'ai rien contre votre fille, c'est une jeune femme charmante au demeurant, mais elle me semble toutefois totalement incapable de tout sens commun, s'empressa de répondre Dolores, pensant, à tort, comme elle pu le constater au vu du regard glacial que posa Severus sur elle à ces mots, qu'abonder dans son sens lui assurerait une confiance accrue du maitre des potions.

Elle toussota pour se donner contenance et s'empressa d'ajouter.

- Je veux dire qu'elle a trop tendance à vouloir protéger son frère malgré les insolences répétées dont il fait preuve. Mais elle est si jeune que c'est bien compréhensible.

Severus grommela quelque chose d'incompréhensible avant de s'excuser sous le prétexte fallacieux d'une potion sur le feu et de tourner les talons.
Dolores ne s'attarda pas, elle n'aimait pas du tout rester en présence d'Albus, elle avait toujours l'impression que le vieil homme lisait au plus profond de son âme.
A noter, se dit-elle, ne jamais critiquer la fille Rogue devant son père. Pourquoi ne pas essayer de se rapprocher de la jeune femme ? Sans son soutien indéfectible, ce morveux de Potter se retrouverait dans une situation pour le moins désagréable.
Elle se dépêcha d'arriver dans son bureau et sorti le dossier de Dementia. Etude à Beaubatton, rédactrice d'un magazine de mode, en fin d'étude de psychomage... Quand ses yeux tombèrent sur la date de naissance de la jeune femme, elle eut un sourire satisfait, voila qui lui serait utile pour engager la conversation...

 

***

 

Dementia chantait. Fort, soupira Alima. Faux, ajouta Kreattur. Sirius lui, n'avait pas d'opinion sur la question. Ou s'il en avait une, il la gardait pour lui, soucieux de ne pas briser cet instant magique durant lequel il voyait la femme de sa vie prévoir divers aménagement dans la vieille maison.
Et il soupçonnait que signifier à la jeune femme que lorsqu'elle chantait, elle avait en tout point la voix de sa mère, ne lui apporterait que des ennuis.
Une Dementia en colère était une vraie plaie. Albus lui avait raconté qu'elle avait monté toute la population féminine (féminine, pas seulement humaine) contre son père quelques mois plus tôt. Alors certes, il n'en démordrait pas, Servilus le méritait amplement, après ce qu'il avait osé faire à Harry, mais tout de même, l'idée faisait froid dans le dos.
Il avait donc avancé le prétexte absolument pas convaincant de devoir trier les affaires présentes dans sa chambre pour la rendre habitable pour eux deux, et s'était lâchement enfui comme le digne héritier d'une famille de serpentard qu'il était. Oublié le coté Gryffondor ! Rangé dans un coin en attendant des jours meilleurs.
Ce fut l'occasion pour lui de constater que chaque son prononcé un peu fort dans la cuisine, se répercutait sans difficulté dans les chambres. A noter pour la prochaine réunion, se dit il.
Quelques dizaines de minutes plus tard, il entendit les pas de la jeune femme dans les escaliers, et s'empressa de descendre.

- J'ai un truc à faire au salon, marmonna t il en la croisant.

Elle le toisa d'un air ironique avant de reprendre son ascension en marmonnant

- C'est ça oui, et le dragon il met le patacitrouille...

Quelques secondes plus tard, elle reprenait à tue-tête « un chaudron plein de passion » de Celestina Moldubec

- Oh, viens, viens remuer mon chaudron, Et si tu t'y prends comme il faut, Je te ferai bouillir une grande passion, Pour te garder ce soir près de moi bien au chaud...

Sirius caressa un instant l'idée de contre-attaquer en entonnant à plein poumon « De bon matin, j'ai rencontré l'hippogriffe » mais il abandonna. Les elfes en feraient une crise de nerfs, et ils soutiendraient Dementia quand elle essaierait de l'assassiner...
Il s'installa dans le salon du rez-de-chaussée et constata avec satisfaction qu'il n'entendait plus les braillements de Demi.
Il se saisit de la gazette du sorcier et l'ouvrit d'un geste sec.

- Alors, que ne se passe t il pas dans le monde selon Fudge, grogna t il

Il lisait depuis quelques minutes quand un tapotement insistant à la fenêtre le fit interrompre sa lecture. Il leva les yeux machinalement et se figea devant le magnifique Hibou grand duc noir qui attendait derrière la vitre.

- Buckminster... Merlin non...

Il se leva et laissa entrer l'animal.

- Tu es encore vivant toi? Ca te fait quoi? 17? 18 ans? Plus même... Et elle t'utilise encore...

Il détacha fébrilement le courrier de la patte du hibou et lui désigna la fenêtre.

- Allez file! Je n'ai rien pour toi, ta maitresse te donnera quelque chose quand tu rentreras...

Il regarda le hibou s'éloigner à tire d'aile, avant de baisser les yeux sur l'enveloppe qu'il avait entre les mains. Dementia Rogue. L'écriture soignée de Bellatrix s'étalait sur celle-ci.
Il regarda vers l'étage en soupirant. Quel que soit le contenu de la lettre, il savait que ça ne pouvait pas être bon. Devait-il l'ouvrir lui-même? Devait-il lui cacher l'arrivée de la lettre et la remettre à Albus?
Non, décida t il. S'il s'était agit de lui, il aurait préféré être au courant, quelque soit les circonstances.

- Dementia!

- Oui?

- tu peux descendre s'il te plait?

La jeune femme s'empressa de le rejoindre. Il lui prit les mains et la fit asseoir avant de lui tendre le courrier sans un mot.
Elle pali brusquement en reconnaissant l'écriture.

- C'est arrivé quand, demanda t elle d'un ton sec.

- A l'instant.

Elle releva les yeux vers lui et lui sourit. Il su qu'il avait prit la bonne décision, quelques soient les horreurs que pouvait annoncer Bellatrix, Dementia n'aurait pas supporté d'être mise à l'écart.

- tu veux que je te laisse seule?

- non! Oh non, surtout pas...

Dementia prit une grande inspiration et ouvrit le courrier. Elle lu rapidement le court message qui s'y trouvait. Les larmes commencèrent à couler sur ses joues.
Sirius vint s'accroupir devant elle.

- chaton?

- Il était censé être protégé... Albus disait qu'il serait protégé...

- De qui est ce que tu parles Demi?

Sans répondre, la jeune femme lui tendit le courrier.

" Mon ange,

Je te souhaite un bon anniversaire pour tes (déjà) dix neuf ans. En cadeau je t'ai racheté une vertu...te voila comme neuve mon ange, et tes erreurs de jeunesses ne sont qu'un lointain souvenir.

A très bientôt, j'en suis sure.

Maman"

Sachant d'avance ce que représentait la photo, Sirius la retourna a contre cœur. Comme il s'y attendait, le corps de Marc, les yeux grands ouverts, figés par la mort, lui sauta aux yeux.
Dementia leva les yeux vers lui. Contrairement à la fois précédente, elle n'était pas en état de choc, elle était furieuse.

- A quoi ca rime? Elle va assassiner chaque personne avec qui j'ai couché? Combien d'autres personnes sont en danger? Toi? Chacun des types avec qui j'ai passé une soirée depuis que j'ai 15 ans? Ou seulement ceux avec qui j'ai passé la nuit?

- non, je pense que seuls tes maris la gênaient. Quand à moi, elle se ferait un plaisir de me tuer. Avec ou sans toi...

- Marc devait être sous protection Sirius! Albus avait dit qu'il ne lui arriverait rien!

Dementia se leva et fit venir sa cape d'un coup de baguette.

- Je rentre à Poudlard. Je dois voir Dumbledore! Je veux qu'il s'explique! Je te contacte par cheminée dès que possible.

- Très bien. Je t'aime.

Dementia l'embrassa et se précipita dehors afin de transplaner. Sirius se laissa tomber dans un fauteuil, essayant de se convaincre que tout irait bien, et qu'il ne devait voir aucun sens caché au fait que pour la première fois, Dementia n'avait pas répondu "je t'aime" avant de partir.

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