chapitre 12

- Qu'est ce qu'il t'arrive, demanda Ron à une Hermione échevelée et essoufflée.

- J'avais un livre à rendre à la bibliothèque.

- Ah, répondit Harry, blasé, les deux gargouilles à l'entrée essaient toujours d'embrasser ceux qui passent la porte ?

- Oui, soupira Hermione. Je me demande bien ce qu'il se passe.

Les deux garçons haussèrent les épaules d'un air détaché. Ils ne savaient pas pourquoi la moitié du château était devenu fou et ils s'en fichaient.
Harry tendit la main pour bouger sa tour et Ron la lui attrapa au vol, lui arrachant une grimace de douleur.

- Harry, concentres toi un peu. Si tu bouge cette tour tu...quoi ? Qu'est ce que tu as à la main ?

- Rien, répondit Harry un peu trop vite en retirant précipitamment sa main.

Ron et Hermione se regardèrent en soupirant. Hermione vint s'asseoir prés d'Harry et lui donna un coup d'épaule amical.

- Ne sois pas bête. Fais voir...

Harry hésita puis, conscient qu'Hermione ne le lâcherait pas tant qu'elle ne serait pas satisfaite, il tendit la main vers elle sans croiser son regard.
La jeune fille passa légèrement les doigts sur la blessure rouge vif avant de lire l'inscription à voix haute. Ron devint livide en l'entendant.

- Tu dois le dire à Dumbledore, Harry, décréta Hermione d'un ton sec.

- Il s'en fiche ! Regarde, il laisse Rogue faire ce qu'il veut...sans réagir...

- Ce n'est pas pareil Harry. Dumbledore est coincé par la loi... mais là tu dois...

- Ca ne sert à rien je te dis, la coupa Harry

- Tu dois le dire à Rogue, intervint soudain Ron

- Pardon ?

- Il n'appréciera pas ce genre de punition. Merde Harry, elle n'a rien à faire dans un collège ! T'imagines qu'elle peut faire ça à des première année ? Si les parents l'apprennent...

- Je ne dirais rien à Rogue !

- A Dementia alors ? insista Hermione

- J'ai dit non, répliqua Harry fermement.

La jeune fille sembla sur le point d'insister mais Ron lui fit signe d'abandonner. Elle ouvrit un livre sur les capacités magiques des plantes communes tandis que les garçons reprenaient leur partie.

- Qu'elle heure est il ? demanda Ron au bout d'une vingtaine de minutes

- 11h30, répondit distraitement Hermione

- J'ai faim.

- Tu as toujours faim Ronald

- Arrête de m'appeler Ronald

- C'est ton prénom il me semble

- On dirait ma mère

- Ta mère étant une femme remarquable, tu m'en vois flattée, siffla Hermione qui n'avait pas l'air flattée du tout.

- En quoi le fait que j'ai faim te dérange ?

- Ca ne me dérange pas.

- Alors pourquoi tu râle ?

- Euh... on peut peut-être descendre à la grande salle, intervint timidement Harry, sans oser ajouter que lui aussi avait faim.

Hermione le fusilla du regard mais ne releva pas. Elle se leva dignement et se dirigea vers le portrait de la grosse dame sans attendre les garçons qui se hâtèrent derrière elle.

En chemin, ils rencontrèrent deux élèves qui se plaignaient de Peeves qui, selon eux, utilisait des bombe à eau enchantées qui poursuivaient leur cible jusqu'à ce qu'elles arrivent à leur exploser sur le crane. Il n'y avait apparemment aucun moyen de leur échapper.
Hermione fronça les sourcils.

- C'est bizarre

- De quoi, demanda Harry

- Peeves est un esprit... Il ne peut pas enchanter quoi que ce soit...

- Un élève l'aura aidé... grommela Ron

- C'est un sort bien trop complexe

- Je vois mal un professeur aider Peeves, rétorqua le jeune homme.

Hermione hocha la tête ; Ron avait raison, pas un professeur n'aurait donné à l'insupportable esprit frappeur une possibilité de se rendre encore plus insupportable.

Ils arrivèrent enfin à la grande salle et s'attablèrent avec satisfaction. Harry se servit un verre de jus de citrouille et le porta à ses lèvres tout en jetant un coup d'œil discret vers la table des professeurs au moment même ou Dementia faisait son entrée.

Le choc lui fait recracher sa gorgée sur Seamus qui avait le malheur d'être assis en face de lui.
Le regard de Severus Rogue lorsqu'il découvrit l'accoutrement de sa fille fit instantanément tomber un silence total sur la grande salle.

- Au nom de Merlin qu'est ce que c'est que ça ? siffla le professeur de potion

- C'est Halloween ! rétorqua Dementia

- Demain !

- Je prends de l'avance...

Rogue soupira.

- Et tu es censée être déguisée en quoi ?

- Ca ne se voit pas ? Je suis un fantôme, annonça la jeune femme provoquant quelques rires incrédules et amusés dans la grande salle.

- Oh, répondit Rogue sarcastiquement en croisant les bras, et le fantôme de quoi exactement ?

- La fée clochette.

- La fée quoi ? s'étrangla Rogue

- La fée clochette. C'est une petite fée qui suit Peter Pan. Tu sais dans le dessin animé de Walt Disney ! Tu sais pas du tout de quoi je parle, constata t elle. Enfin bref, j'arrivais pas à me décider entre fantôme et la fée clochette, alors j'ai fais un mix...expliqua t elle avant de tournoyer sur elle-même pour se faire admirer par le professeur Dumbledore.

Son déguisement était pour le moins minimaliste. Elle avait reproduit la robe portée par Clochette dans le dessin animé qu'elle avait vu avec son premier mari. Elle s'était ensuite appliqué un sort la rendant pale et argentée. Une paire d'ailes légère et scintillante complétait le costume qui ne laissait pas grand place à l'imagination.

Rogue fit un mouvement sec de sa baguette et Dementia se retrouva entortillée dans un drap de la meme façon qu'une momie dans ses bandelettes, ses yeux fusillant son père à travers les deux trous percés dans le tissu.

- Voila, se moqua ce dernier, ça c'est un fantôme.

- Je suis certaine que le baron sanglant adorera ta conception de la tenue fantomatique...

- Tenue fantomatique ? Ca se dit ça ?

- Enlève-moi ce drap ! Professeur Dumbledore !!!

Le directeur eut un sourire amusé et indulgent en libérant Dementia de sa prison de tissus sous le regard froid de Severus et celui, outré, de Dolores Ombrage.
Hermione secoua la tête d'un air réprobateur tandis que Ron éclatait de rire.

- Ta sœur est vraiment géniale, vieux ! Complètement cinglée, mais géniale !

Harry lui jeta un regard noir qui n'impressionna pas le rouquin le moins du monde.
Hermione lui envoya un morceau de pain en pleine tête et se leva en tirant Harry par le bras.

- Allez ! on a cours de métamorphose...

Une demi heure plus tard, ils étaient assis dans la salle de Minerva McGonagall, penchés sur des côtelettes qu'ils tentaient de transformer en agneau sous les bon conseils d'Hermione qui venait de réussi et de faire remporter 20 points à Gryffondor

Un grand bruit métallique les fit sursauter. Un autre suivi, puis un autre, et encore un autre.
Le bruit devint rapidement un boucan indescriptible.
La voix de Peeves s'éleva au dessus du vacarme :

- En avant ! Formation Tortue !! Non, Cheval ! Voila ! Allez !

Le professeur McGonagall ouvrit la porte et jeta un coup d'œil à l'extérieur.

- Oh par la sainte barbe d'al...hmm Merlin, laissa t elle échapper

Les élèves se penchèrent pour regarder par-dessus l'épaule de leur professeur en laissant échapper des cris de surprise.
La quasi-totalité des armures s'étaient animées et paradaient en formation militaire sous les ordres d'un Peeves ravi et déchainé.

- Ne cherchez plus qui a enchanté les bombes à eau de Peeves, grommela Harry

- Tu crois, demanda Ron

- Ca fait beaucoup de coïncidences. C'est la seule qui fête déjà Halloween !

Hermione eut l'air horrifiée qu'un membre du corps enseignant se prête à ces extravagances. McGonagall déclara qu'il était impossible de travailler efficacement dans ces conditions et les libéra.

- J'envisageais de dormir à l'appart ce soir, continua Harry en sortant de la salle de métamorphose, mais tout bien considéré...

- Tu envisageais quoi ? s'étrangla Ron

- Ben j'espérais obtenir un peu d'aide pour le devoir de défense...histoire d'éviter une nouvelle retenue...

Hermione lui jetèrent un regard compatissant. En effet, les retenues pleuvaient sur Harry pour les prétextes les plus futiles.
La première fois ou il avait été puni après la retenue qui avait déclenchée la colère de Rogue, il avait été terrorisé. Mais son père n'avait rien dit. Il lui avait simplement recommandé de faire profil bas et de tenter d'être le plus irréprochable possible.

Mais malgré tous ses efforts, il passait la moitié de ses soirées en retenue et, sans l‘essence de Murlap que lui fournissait Hermione, la douleur émanant de sa main gauche aurait été intolérable.

Malgré l'insistance de la jeune fille, il refusait toujours catégoriquement de se plaindre à Rogue de la nature des punitions d'Ombrage.
Ses sentiments étaient partagés.
Il avait peur de la réaction de Rogue.
Il craignait d'une part que son père ne s'en prenne à Ombrage, qui faisait adopter par le ministre édit sur édit pour prendre de plus en plus le contrôle de Poudlard.

Paradoxalement, il avait peur que Rogue lui dise qu'il ne pouvait rien faire...ou qu'il ne voulait rien faire.
Il ne se sentait pas capable de supporter un nouveau rejet.

Ron semblait l'avoir comprit et, s'il traitait Ombrage de tous les noms dès qu'il en avait l'occasion, il n'essayait pas de convaincre Harry de parler à qui que ce soit.

Par contre Hermione... Elle harcelait Harry dès qu'elle en avait l'occasion...et dès que Ron avait le dos tourné.
C'était le nouveau sujet de dispute entre eux.
Bien qu'ils n'aient pas vraiment besoin d'un nouveau sujet...

La journée précédent Halloween fut la pire journée qu'ait connu Poudlard depuis l'ouverture de la chambre des secrets.
Pas un encrier ne pouvait être ouvert sans que n'en jaillissent des étincelles et des jets d'encre maculant le visage des infortunés élèves les ayant ouvert, pas une robe ne gardait le bon écusson, pas un couloir ne résonnait des ordres contradictoires de Peeves et du fracas des armures.

Les cachots étaient plus particulièrement touchés, les fantômes n'ayant que moyennement apprécié la conception de Rogue concernant la tenue réglementaire des spectres...

De plus le baron sanglant faisait une cour effrénée à Dementia, le déguisement de cette dernière lui ayant donné un avant gout de la possible après vie de la jeune femme.
Il en résultait que le ténébreux et sinistre fantôme de serpentard ne supportait pas la moindre critique, ni même la moindre réflexion a l'égard de Demi, et qu'il réquisitionnait Peeves pour châtier les impudents qui osaient s'en prendre à l'objet de ses pensées.
Et pendant que Peeves poursuivait les condamnés avec ses bombes à eau ensorcelées, les armures n'en faisaient qu'à leur tête et s'éparpillaient dans le château.
Il fallait ensuite une bonne heure à l'esprit frappeur pour les rassembler de nouveau à grand renfort de hurlements hystériques.

Avec la complicité de son prétendant fantomatique, qui avait détourné habilement l'attention du maitre des potions, Dementia avait enchanté la porte de la salle de son père qui s'était retrouvé affublé, sitôt la porte franchie, d'une longue barbe blanche et fournie que n'aurait pas reniée Dumbledore et d'une robe d'un blanc aussi éclatant que ses robes étaient habituellement sombres, parsemée de vifs d'or, qu'aurait adoré Gilderoy Lockart.

Le hurlement de fureur de Rogue avait retentit presque aussitôt.

- Dementia !

Le château tout entier, à l'exception notable de la principale concernée, en avait tremblé jusque dans ses fondations.

Au grand amusement de la grande majorité des élèves et de la totalité des professeurs, Severus avait ensuite passé la journée à expliquer à un Albus faussement vexé qu'il n'avait pas une seconde pensé à lui lorsqu'il avait sommé sa fille de lui ôter ce « déguisement de vieillard ridicule qu'aucun homme un tant soit peu censé n'oserait porter en public » rajoutant même qu'une robe aussi voyante était affligeante de mauvais gout, indigne d'une personne respectable et tout juste bonne a servir de chiffon a tableau noir et encore, au risque de traumatiser ledit tableau noir.

Albus portant lui-même fièrement une robe d'un bleu clair éclatant presque blanc parsemé de scintillantes étoiles argentées, il avait pu sans trop de mal se prétendre blessé dans son orgueil par les propos de son maitre des potions.

Dementia ne s'était pas arrêté la. Suivant les (mauvais) conseils de Sirius, elle s'était employée, malgré les protestations véhémentes et discordante de cette dernière, à déguiser Miss Teigne en vampire (canine, cape et aile de chauve souris comprise) à l'aide d'un sort compliqué que même Flitwick n'avait pu (ou voulut) défaire.
A l'immense indignation de Rusard et à la joie des élèves, il fut très vite évident que Miss Teigne resterait ainsi jusqu'à Halloween. La fouineuse étant affublé également d'un collier pourvu de multiples clochettes, elle devenait aussi inoffensive que le professeur Binns dans la surveillance des élèves.

C'est avec un immense soulagement général (et peut être une pointe d'appréhension) que les élèves comme les professeurs virent arriver le festin d'halloween.
Pour la première fois en deux jours, le sucre et le sel n'avaient pas été intervertis, il n'y avait pas de piment dans les gâteaux, les craies ne sortirent pas des salles de classe pour attaquer les élèves et aucun poulet rôti ne fut transformé en poulet vivant et mécontent poursuivant l'élève sur le point d'y planter sa fourchette de coups de bec vengeurs.

Mais les armures firent une impressionnante et très réelle reconstitution d'une grande bataille gobeline tandis que les fantômes se surpassaient pour effrayer les élèves et que Dementia était plus scintillante que jamais.

La veille, Harry avait finalement prit son courage à deux mains et été allé à l'appartement de Rogue et celui-ci l'avait aidé à faire un devoir de défense absolument plat et sans intérêt mais irréprochable d'un point de vue théorique.

Au cours suivant, le professeur Ombrage avait semblée furieuse de ne pas avoir de motif pour le mettre une fois de plus en retenue. Elle l'avait ensuite provoqué pendant toute la durée du cours dans l'espoir évident de le faire sortir de ses gonds.

Harry sortit de la salle de défense avec dans la bouche le gout métallique de son propre sang qui avait finit par couler à force qu'il se morde la langue, mais il avait tenu bon. Il n'avait pas répondu aux provocations d'Ombrage.

La main d'Hermione, posée discrètement sur son genou, ainsi que le regard à la fois inquiet et furieux de Ron qu'il devinait posé sur lui, l'avait grandement aidé à conserver son calme.

Malgré Ombrage, et une fois la « menace-Dementia » comme l'appelait Harry, passée, ou comme disait Severus, une fois cette « insupportable gamine probablement élevée dans les bois calmée », la fin de la semaine s'écoula tranquillement.

Malgré la fraicheur de l'air, le week-end s'annonçait ensoleillé et, une fois les ardeurs scolaires d'Hermione fermement maitrisées par Ron qui lui avait affirmé qu'Harry n'avait pas « en plus besoin de ça », le trio envisageait une fin de semaine calme, reposante et réparatrice.

Voltaire a écrit : « les rivières ne se précipitent pas plus vite dans la mer que les hommes dans l'erreur. »

Hermione en étudiante parfaite et curieuse de tout, pourvue de parents très férus de littérature étrangère, avait déjà lu Voltaire et avait déjà lu cette citation.
Pourtant c'est sans aucune appréhension qu'elle se leva le vendredi matin pour le dernier jour de court de la semaine avant de passer un week-end de détente en compagnie de ses meilleurs amis.

Comme à son habitude, elle se leva, profita d'être la première levée pour investir la salle de bain, s'habilla soigneusement, tenta de se coiffer le mieux possible en maudissant de toute son âme les gènes maternels et alla tambouriner à la porte des garçons en leur criant qu'ils avaient dix minutes pour la rejoindre à la salle commune ou qu'elle irait petit déjeuner sans eux.

Comme toujours depuis leur première année, ils arrivèrent dans la salle commune 15 minutes après la menace d'Hermione, bougonnant mais rassuré de voir, qu'une fois encore, elle n'avait pas mis sa menace a exécution et les avait attendu.

Ils se rendirent ensuite à la grande salle en plaisantant, comme ils le faisaient tous les matins.

- Il faut que tu le dises au professeur Rogue, Harry, attaqua Hermione à peine installée à la table des Gryffondor pour le petit déjeuner, comme elle le faisait chaque matin depuis qu'elle avait découvert les blessures recouvrant la main de son ami.

- Change de disque Hermione, grogna Harry provoquant un froncement de sourcil chez ses deux camarades bien que pour des raisons totalement différentes

- Harry, soupira Hermione

- Quel disque ? demanda Ron

- C'est une expression moldue, expliqua Harry en ignorant délibérément Hermione qui secoua la tête d'un air mécontent mais n'insista pas.

Ron hocha la tête et reporta son attention sur son premier amour, à savoir le petit déjeuner.
Hermione regarda fixement Harry quelques secondes avant de se servir un verre de jus de citrouille et de baisser les yeux sur son propre petit déjeuner signifiant ainsi au jeune homme qu'elle capitulait ce matin encore. Mais Harry ne se faisait aucune illusion, elle reviendrait à la charge, comme toujours depuis qu'elle connaissait le contenu des punitions d'Ombrage.

Un bruissement d'ailes se fit entendre et les premiers hiboux firent leur entrée. Les premiers exemplaires de la gazette furent distribués et des cris de surprise et de peur retentirent.
Hermione arracha quasiment son propre exemplaire des serres du pauvre hibou qui venait de se poser devant elle et parcouru l'article principal en palissant brusquement à la lecture des gros titres.

- Oh Merlin, gémit elle

- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a, demanda Harry

Livide la jeune fille lui tendit la gazette qu'il étala aussitôt devant lui afin de permettre à Ron de lire en même temps que lui.

 


« EVASION MASSIVE A AZKABAN
12 Mangemorts arrivent à déjouer la vigilance des détraqueurs »

 

 - Oh bordel, grogna Harry, provoquant une grimace désapprobatrice chez Hermione.

Il survola rapidement les photos des évadés pour lire l'article qui suivait.
Un passage lui sauta aux yeux :

« Il est fort à parier que les douze évadés ont du rejoindre leur ancien compagnon de cellule, le mangemort Sirius Black. Nous soupçonnons Black de s'entourer des plus fideles serviteurs de vous-savez-qui afin de reprendre l'œuvre noire de son défunt maitre. »

Une impression étrange au creux de l'estomac, Harry serra les dents pour ne pas exploser.
Un bruit de verre brisé retentit à la table des professeurs. Harry se tourna vivement pour découvrir Dementia, livide, la main qui venait de lâcher son verre sur le sol pressée contre son cœur, tendit qu'elle parcourrait l'article.
Rogue posa sa main sur le bras de la jeune femme qui sursauta comme s'il l'avait brulé. Elle se leva brusquement et sortit en courant de la grande salle, oubliant d'emprunter le passage réservé aux professeurs.
Harry se leva et lui emboita le pas en criant à ses deux amis :

- Je vous retrouve en potion !

Il poursuivit Dementia sur quelques couloirs avant qu'elle ne s'engouffre dans les toilettes des filles les plus proches. Sans hésiter, il entra à sa suite. Il l'entendit vomir dans la première cabine et attendit sans un mot.
Elle sortit rapidement et se rinça la bouche avant de s'asperger le visage, toujours livide. Harry lui tendis une serviette en papier et attendit pour parler que sa sœur reprennent quelque peu le contrôle de ses émotions.

- Ca va, demanda t il finalement

- Oui...Non, gémit la jeune femme

- Je sais que tu t'inquiète pour Sirius...

- Evidemment que je m'inquiète pour Sirius, répondit Dementia d'un ton agressif.

Harry tiqua devant la façon qu'avait de lui parler Dementia, elle qui était toujours très douce envers lui. Il lui prit le journal des mains et l'ouvrit à la page de l'article complet.

- Demi, ca ne change rien... Sirius n'est pas plus en danger qu'il ne l'était avant...

Il relut une fois de plus l'article.

- C'est vraiment un tissus de connerie... les mangemorts se regroupent autour de Black... N'importe quoi... A les entendre, Voldemort n'est pas revenu et Sirius est le nouveau...

Harry s'interrompit brusquement. La sensation désagréable au creux de son estomac revint, plus précise. Il leva les yeux sur le visage livide de sa sœur. Il regarda à nouveau le journal. Ses yeux refirent plusieurs fois l'aller retour entre Dementia et le journal tandis qu'il comprenait enfin.

- Ô Merlin....

 

 

 

 

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