chapitre 10

A la fin du plus pénible cours de défense contre les forces du mal depuis celui où Rogue avait remplacé Remus en 3ème année, les élèves de 5ème année se précipitèrent avec soulagement vers la sortie.

- Mr Potter, un instant je vous prie.

Hermione et Ron échangèrent un regard inquiet et Harry se tourna vers ombrage, les dents serrées.

- J'ai cours de potions.

- Cela ne prendra qu'une minute. Asseyez-vous Mr Potter.

Sous le regard impérieux du professeur de défense, Hermione et Ron sortirent de la salle et prirent la direction des cachots tandis qu'Harry s'asseyait à contre cœur.

- Mr Potter, je ne tolérerais en aucun cas que vous perturbiez mon cours avec des contes digne de Breedle le Barde.

- Ce ne sont pas des contes ! Je vous répète que je l'ai vu.

- Silence ! Cria la minuscule sorcière d'une voix suraigüe avant de toussoter pour reprendre contenance. Mr Potter, nous savons tous les deux quelle est la vérité. Vous viendrez en retenue tous les soirs à 20h.

- Combien de temps ? Professeur, ajouta t il à contrecœur sous le regard perçant de la sorcière.

- Nous allons commencer par une semaine, Mr Potter, espérons que ce sera suffisant. Vous pouvez disposer.

Harry, toujours furieux, se leva et se dirigea vers la porte.
Il jeta un coup d'œil absent à sa montre magique, cadeau d'Hermione au Noel de leur troisième année, et grogna : il avait près de 10 minutes de retard au cours de potion. Le temps de descendre dans les cachots et son regard avoisinerait les 20 minutes.
Serrant les dents, il se tourna vers le bureau professoral.

- Professeur, je pourrais avoir un mot pour mon retard ? Pour le professeur Rogue.

- Je ne pense pas.

- Quoi ? Mais je vais avoir près de 20 minutes de retard !

- Vous devriez donc vous dépêcher, conclu Ombrage en se servant une tasse de thé d'un service qu'elle venait de faire apparaître.

Harry resta quelques instants interdit par la mesquinerie du crapaud rose. Puis il secoua la tête et sortit de la salle en prenant bien soin de claquer la porte de toutes ses forces avant de prendre le chemin des cachots au pas de course.
Il songea bien un instant à sécher purement et simplement le cours de potion mais il repoussa cette idée. Cela ne ferait qu'aggraver les choses. Encore plus maintenant que Rogue avait tous les droits sur lui.

Au tournant précédant le grand Hall, Harry fit un splendide dérapage plus ou moins contrôlé et réussis in extremis à stopper son élan avant de percuter le professeur McGonagall.

- Vous vous croyez sur un terrain de Quidditch, Monsieur Potter ? siffla sévèrement le professeur de métamorphose.

- Non... pardon... retard...potion...articula tant bien que mal Harry en tentant de reprendre son souffle

- Allez filez, soupira la sorcière en s'écartant, vous m'expliquerez plus tard. Nous allons dire que je n'ai rien vu...

Un éclair de reconnaissance passa dans les yeux d'Harry qui détala aussitôt.

Quelques minutes plus tard, les oreilles résonant encore des imprécations d'Argus Rusard, pour qui il n'avait pas prit la peine de ralentir, il tentait de reprendre un minimum son souffle avant d'entrer en cours. Il jeta un coup d'œil à sa montre et grogna : 24 minutes de retard. Il allait se faire crucifier sur place.
Il inspira à fond et frappa à la porte. Le ton sur lequel la terreur des cachots l'invita à entrer lui donna envie de prendre ses jambes à son cou. Mais il décida de faire honneur au légendaire courage de sa maison et entra dans la salle de potion.

- Tiens, Monsieur Potter, vous nous faits l'honneur de votre présence ?

Harry avait l'intention de ne pas répondre ou de se contenter d'un sobre : « J'ai été retenu par le professeur Ombrage », mais il croisa le regard moqueur de Malefoy et son sang ne fit qu'un tour.

- On était inquiet ? siffla t il

- Je vous demande pardon, jeune homme ? rétorqua Rogue d'un ton glacial

- Tiens, je croyais qu'on avait dépassé le stade du vouvoiement...

- Tu commence sérieusement à me taper sur les nerfs Harry !

Harry s'assit posément et, imitant le ton glacial de son vis-à-vis, cracha :

- Nous devrions peut être régler nos compte en famille, père.

Si elle n'avait pas été aussi inquiète pour son ami, Hermione aurait surement apprécié à sa juste valeur la réaction de Malefoy.
Son rictus s'était intensifié lors de la première réponse d'Harry, pour se figer lorsque Rogue était passé au tutoiement tandis qu'il verdissait légèrement. Enfin il avait faillit mourir étouffé en avalant de travers sa propre salive aux mots « famille » et « père » et ne dut son salut qu'aux claques vigoureuses que Goyle lui avait asséné dans le dos, manquant de lui déboiter l'épaule au passage.

Oui, le spectacle aurait sans aucun doute plut à Hermione si celle-ci n'avait pas eu les yeux fixé sur Severus Rogue, constatant, non sans inquiétude, la fureur qui envahissait le regard onyx.

Harry, lui, avait bien conscience d'avoir dépassé les bornes, mais il se disait que la tête de Malefoy en valait la peine, et qu'il devrait de toute façon payer pour la retenue avec Ombrage et que Rogue ne pourrait pas le tuer deux fois.
Au pire, il pourrait toujours s'enfuir et se réfugier auprès de Voldemort en lui demandant de lui apposer la marque des ténèbres. Ou de le tuer sans douleur. Sans trop de douleur. A la réflexion... mauvais plan... Rogue n'était quand même pas pire que Voldemort... quoi que, lui souffla une petite voix dans sa tête.

Le cours se termina très vite, les élèves n'osant faire le moindre bruit et Rogue ruminant à son bureau sans faire ses habituels commentaires.
Lorsque la cloche libératrice résonna, Harry se dirigea lentement et prudemment vers la porte. Voyant que Rogue, qui avait les yeux fixés sur lui, ne faisait pas un geste pour le retenir, il quitta la salle des potions sans demander son reste
Hermione et Ron lui emboitèrent le pas en silence.
Le trio ne s'autorisa à respirer qu'une fois dans le parc.

- Aie, Mione, soupira Harry un quart de seconde avant que la main de la jeune fille n'entre en contact avec l'arrière de sa tête

- AIE ! protesta t il avec plus de conviction au coup que Ron lui assena sur le bras, Ca va pas non ?

- C'est à toi qu'il faut poser la question, siffla Ron visiblement furieux. Hermione, reprit il d'une voix plus calme en se tournant vers leur amie, ça t'ennuierais de nous laisser seuls ?

- Non, bien sur que non, répondit immédiatement la jeune fille, je vais passer à la bibliothèque... on se retrouve dans la grande salle ?

- Ok, merci.

Ron la suivit du regard et attendit qu'elle soit retournée à l'abri de la grande bâtisse avant de se tourner à nouveau vers Harry, le regard s'assombrissant immédiatement.

- On peut savoir ce qu'il te passe par la tête ?

- De quoi tu parles Ron, soupira Harry

- De quoi je parle ? Hier soir tu insiste pour nous accompagne alors que tu sais très bien qu'on aurait pu y aller sans toi ! Et ne me sort pas le couplet du : c'est ma cape, ce n'est pas la première fois que tu me la prête. En plus tu savais qu'on irait plus vite à deux. Ensuite ce matin, tu attaques presque Ombrage. Et maintenant tu provoques Rogue ?! Qu'est ce que tu cherches à prouver Harry !

Harry détourna la tête, le regard buté.
Ron serra les dents, se retenant de noyer une bonne fois pour toute son meilleur ami dans le lac noir.

- Harry... Même moi je me tiendrais à carreaux si ma mère était à Poudlard. Et pourtant tu sais comme moi qu'elle hurle beaucoup mais qu'elle ne lèvera jamais la main sur moi... Mais Rogue en revanche...

- Ecoute, le coupa Harry rageusement, je ne vais pas devenir docile et silencieux juste parce que Rogue a la main leste. Je n'ai pas peur de lui, vu ?!

Et sur ce, il tourna les talons et prit la direction de la grande salle. Ron secoua la tête et s'engagea sur le sentier à sa suite en marmonnant « a d'autre... ».
Arrivé à la grande salle, ils s'assirent aux cotés d'Hermione, arrivée avant eux. Harry se servit d'un air furieux et Ron et Hermione échangèrent un regard inquiet et impuissant.
Les deux amis remarquèrent, non sans inquiétude l'absence du professeur de potion à la table des professeurs.

 

 ***

 

Severus Rogue se rendait à la salle des professeurs, pestant dans sa barbe inexistante sur le caractère insupportable de son fils adoptif. Qu'est ce qu'il lui avait prit à ce sale gosse, se demandait il... Il essayait de faire des efforts et en récompense il se faisait prendre pour un idiot. Déjà il avait résisté à l'envie de l'étriper quand cet abominable gamin avait cru pouvoir lui faire croire qu'il ne rodait pas dans les couloirs...

- Je t'en ficherais des bibliothèques, marmonna t il

Avait-il vraiment cru pouvoir s'en sortir avec sa petite mise en scène ? Bon sang ! Il s'occupait de Serpentard ! Il était capable de voir quand on lui mentait !

- j'aurais du sévir immédiatement, grogna t il pour lui-même, se disant que cela aurait eu au moins le mérite de le soulager !

Apres tout il était un ancien mangemort partial, injuste et cruel, non ?
Quand à l'autre peste, il prévoyait de l'envoyer dans un avenir proche préparer sa thèse au fin fond de la Sibérie, elle, son elfe, ses tailleurs hautes coutures, son régime et sa nymphomanie compris ! Mais il réglerait ses comptes avec son héritière en temps et en heure... et de préférence quand elle ne s'y attendrait pas, ce qui lui donnerait une chance d'avoir le dernier mot !

Il poussa la porte de la salle des professeurs peut être un peu trop violement, manquant de se prendre le rebond dans la figue et faisant sursauter Dolores Ombrage qui buvait une tasse de thé au coin du feu. La sorcière épongea sa robe avec un mouchoir en dentelle en jetant un regard courroucé au nouvel arrivant.
En constatant qui venait de faire ainsi irruption dans la salle de repos des professeurs de manière aussi cavalière, un sourire mauvais flotta sur ses lèvres.
Le dit nouvel arrivant continuait à marmonner en se servant rageusement une tasse de thé.

- Et s'il croit s'en sortir comme ça après la scène qu'il vient de me faire... aurait du l'étriper sur place tiens... Dumbledore ou pas Dumbledore...

Dolores essaya d'entendre ce que marmottait le professeur de potion mais elle y renonça rapidement. Elle se contenta de se lever et de se planter derrière Severus, à distance raisonnable et de s'éclaircir la gorge, action qui n'eut aucun effet, quel qu'il soit sur son collègue.

- Professeur Rogue, se résigna t elle à appeler

- Quoi, aboya le susnommé en faisant volte face

Dolores fronça les sourcils et Severus marmonna quelque chose qui pouvait, avec beaucoup d'imagination, passer pour des excuses.

- Que voulez vous, professeur Ombrage.

- J'ai appris par Cornelius, je veux dire par Monsieur le Premier Ministre que vous aviez adopté Harry Potter pendant les vacances

- En effet...

- Un enfant gravement perturbé si vous voulez mon avis

Severus fit appel à tout son self control pour ne pas répondre qu'effectivement non, il se passerait plus que volontiers de son avis et qu'il lui demanderait son avis à propos de la santé mentale d'Harry lorsqu'il demanderait conseil à Sybille Trelawney en matière de divination. Il inspira à fond et s contenta de répondre froidement :

- il est vrai que tout s'est décidé très vite et qu'Harry a pu être quelque peu... déstabilisé par notre récent changement de situation.

- Cela va s'en dire, répliqua le professeur Ombrage en lâchant un de ses petits rires qui avait le don d'exaspérer Severus et de lui faire amèrement regretter d'avoir quitté les rangs des mangemorts. Toutefois je ne pense pas qu'un traitement de faveur soit indiqué... Cela ne ferait sans doute que le perturber davantage...

- Probablement, grogna Severus en se demandant à quoi diable cette femme pouvait bien faire allusion.

- Ce que je veux dire c'est qu'une tolérance excessive n'est pas rendre service à cet enfant...

Tolérance ? Excessive ? Rogue failli se retourner pour voir à qui cette femme stupide s'adressait... On pouvait certes l'accuser d'être cassant, sévère, froid, intransigeant, dur, exigeant, impitoyable, strict, implacable, parfois méchant, très certainement partial, probablement injuste, à la rigueur rancunier mais on ne pouvait surement pas l'accuser de tolérance excessive...

- qu'entendez vous par là, grinça t il

- Je sais que vous faites de votre mieux et que gérer un adolescent n'est pas chose aisé...répondit Dolores d'un ton doucereux et compatissant

Prenant sur lui pour ne pas la scotcher au mur d'un sort bien placé, Severus soupira et demanda :

- et si vous en veniez au fait ?

Quelques secondes plus tard, le professeur Flitwik entrouvrit la porte de la salle des professeurs dans l'intention bien naturelle de s'installer au coin du feu une tasse de bon thé entre les mains. Il referma précipitamment la porte et s'enfuit de toute la vitesse de ses petites jambes au rugissement qui s'échappa de la porte entrouverte :

- IL A FAIT QUOI !!!!!!!!!!

 

 ***


- Harry, commença Hermione avec douceur après avoir signifié discrètement à Ron de les laisser seuls.

- Quoi, grogna Harry en posant un regard absolument noir sur son amie

- Pas de ça avec moi, Harry James Potter, siffla la jeune fille sévèrement avant de soupirer et de se rapprocher d'Harry sur le canapé, et si tu me disais ce qui ne vas pas ?

- Tu veux dire à part Voldemort qui essaie de me tuer chaque dernière semaine de juin depuis 4 ans ?

- Oui, sourit tristement Hermione, à part ça...

Harry lui jeta un regard oblique avant de soupirer en secouant la tête.

- Harry, soupira à son tour la jeune sorcière, tu vas finir par t'attirer de vrais ennuis... Déjà ta retenue avec Ombrage et maintenant cette scène avec Rogue...

- Ah tu ne va pas t'y mettre, explosa Harry, qu'est ce que je devais faire ? Dire à Ombrage que j'avais mentit et que Voldemort n'était pas revenu ?

- Non mais...

- Alors quoi ! Ca allait bien finir par arriver !

- Harry calme toi, tu aurais pu ne pas jeter d'huile sur le feu tu ne crois pas...

Harry se contenta de grogner furieusement... Hermione soupira

- Je sais que Ron n'a pas de tact... Je ne sais pas ce qu'il t'a dit exactement mais ce qu'il voulait dire c'est qu'on s'inquiète pour toi Harry et pas seulement parce que tu as le plus grand des mages noir à tes trousses...

- C'est pourtant le plus angoissant...

Hermione ne répondit pas, se contentant de le regarder fixement. Harry fut capable de soutenir son regard une bonne minute avant de devoir baisser les yeux. Non, hors de question ! Il n'avouerait pas qu'il avait peur de Rogue. Il avait affronté Voldemort bon sang ! Il aurait donné cher pour que Sirius soit là.
Des coups énergiques furent frappés au portrait et Hermione se leva à contrecœur cessant de fixer Harry, au grand soulagement de celui-ci.

- J'y vais, soupira t elle.

Elle fit pivoter le tableau pour se trouver nez à nez avec son professeur de potion, à l'évidence hors de lui.
Sans un regard pour Hermione, Severus entra dans la salle commune et la scanna rapidement du regard. Ses yeux noirs furieux trouvèrent immédiatement Harry et il cracha :

- toi tu me suis, immédiatement !

Avant de tourner les talons sans attendre de voir si Harry obéissait.
Celui-ci, blanc comme un linge, déglutit avec difficulté et emboita lentement le pas à son père.
Ron descendit en courant de son dortoir, attiré par le cri de Rogue tandis qu'Hermione, livide, refermait le portrait.

- qu'est ce qui se passe ?

- Je crois que cette fois, Harry a vraiment de gros ennuis...

Ron hésita une seconde et ajouta d'une voix incertaine

- on devrait peut être prévenir Sirius, Hermione...

Hermione hésita un instant puis murmura :

- non Ron, Sirius viendrait immédiatement et avec Ombrage au château, c'est bien trop risqué...

- Dementia alors ?

Hermione hésita encore, le regard tourné vers le portrait, se mordillant les lèvres avant d'acquiescer gravement.

- Dementia...

Pendant que Ron et Hermione, angoissés prenaient la direction de la bibliothèque, Harry tentait de suivre Rogue sans se faire semer dans les couloirs de Poudlard.
Fou de rage, Rogue marchait à grandes enjambées en direction des cachots. Ombrage l'avait carrément accusé d'être incapable de gérer son fils, elle avait ajouté perfidement qu'elle comprenait tout à fait qu'il était difficile de sévir et qu'il n'y avait aucune honte à se faire manipuler par ses enfants, que cela arrivait à tout le monde, et qu'elle était heureuse de le mettre en garde.
Elle l'avait ridiculisé... encore heureux qu'ils aient été seuls dans la salle des professeurs... Et le pire de l'affaire c'est qu'elle n'avait pas vraiment tort se dit il en énumérant mentalement les faits qu'il reprochait à Harry : la bagarre dans le train, son attitude insolente, son escapade nocturne et la mise en scène qui en avait découlé, son attitude dans la classe d'Ombrage, la scène de la classe de potion...

Arrivé à deux couloirs de ses appartements, il jeta un regard en arrière et vit qu'Harry peinait à maintenir le rythme.
Il fit demi-tour brusquement et, empoignant l'adolescent par le bras, il l'entraina sans ménagement à sa suite, lui arrachant un glapissement de surprise et l'obligeant à accélérer le pas.
Il ne ralentit pas en atteignant le portait gardant l'accès de son appartement, se contentant de siffler le mot de passe et de jeter Harry à travers l'ouverture.
Celui-ci ne parvient pas à garder l'équilibre lorsque son père le propulsa à travers le trou du portrait et il s'étala de tout son long dans le salon aux couleurs de Serpentard.
Il se releva immédiatement et fit volte face afin de faire face à son père, reculant instinctivement de quelques pas devant la fureur qui déformait les traits de l'homme en face de lui.

- J'ai été bien trop gentil avec toi, siffla Rogue, le regard plus noir que jamais

Harry sentit la colère monter en lui mais se contint : gentil ? Rogue trouvait qu'il avait été gentil ? Ils ne devaient pas avoir la même notion de la gentillesse...

- Je ne sais même pas pourquoi j'ai écouté Dementia ! Si cette petite idiote avait une quelconque capacité à énoncer une parole sensée, ça se saurait, poursuivit Rogue, plus pour lui-même que pour le jeune homme.

Harry serra les dents. Dementia était loin d'être idiote, elle était peut être égocentrique, mais elle n'était pas stupide... Et puis elle, elle était réellement gentille... Elle avait accepté Harry dans sa vie sans sourciller et le traitait comme s'il s'était agit de son véritable frère...

- ne dites pas ça, grinça t il sans pouvoir s'en empêcher, ce n'est pas parce que vous êtes incapable de la comprendre qu'elle n'est pas aussi intelligente que vous... elle l'est même plus ! Elle est humaine elle au moins !

A ces mots, Rogue franchit la distance qui les séparait et lui assena une gifle brutale qui le jeta au sol.
Les yeux agrandis par la surprise, Harry porta la main à sa lèvre. La peur remplaça la surprise dans ses yeux quand il vit du sang sur ses doigts. La violence de l'impact lui avait fendu la lèvre.

Rogue se pencha et le releva sans ménagement en le saisissant par le col de sa chemise.

- Si tu crois pouvoir me ridiculiser et t'en tirer à bon compte, tu te fais des illusions, hurla le sorcier.

D'un mouvement brusque, il ouvrit la porte à gauche du canapé et jeta Harry à l'intérieur avant de retourner vers son bureau dans un coin du salon.
Le jeune sorcier eut juste le temps de réaliser qu'il se trouvait dans la chambre de son père avant que la voix dure de ce dernier ne retentisse.

- Je vais définitivement te faire passer l'envie de me prendre pour un imbécile.

Harry se retourna brusquement et blêmit en découvrant son père, qui avait ôte sa cape, sur le pas de la porte, une fine canne noire dans les mains.

- ôte ta chemise !

- je suis désolé !

- oh oui tu vas l'être ! obéi !!!

Harry recula en secouant la tête.

- Harry... répéta Rogue, menaçant.

- Vous avez dit que vous ne le feriez pas...vous...vous

- Quand ai-je dis une chose pareille, cracha Rogue en croisant les bras.

- Vous m'avez donné le choix !

- Une fois ! Ce n'est pas pour autant que tu auras toujours le choix ! Maintenant obéi !

- Non, gémit Harry, père... s'il vous plait...

- Tu aggraves ton cas Harry, siffla Rogue

- Je suis désolé ! Je ne sais pas ce qu'il m'a prit en potion et...

- Silence ! Je ne veux plus t'entendre !

Rogue fit un geste sec de la baguette et la chemise d'Harry se déchira, tombant au sol en une multitude de morceaux inutiles.
Harry continua à reculer en secouant la tête, multipliant les « je suis désolé », n'arrivant pas à croire que son père se mette en colère de la sorte pour une simple insolence en cours de potion mais Rogue était trop furieux pour écouter ses excuses.

Saisissant le jeune sorcier par le bras, il le jeta en travers du lit et, dans le même mouvement il abattit violement sa canne en travers du dos d'Harry, lui arrachant un hurlement.
Le maintenant fermement par la nuque pour l'empêcher de se débattre et sans écouter les supplications du jeune sorcier, il leva le bras et recommença.

Au bout de seulement trois coups, Harry éclata en sanglots, cessant tout mouvement et se contentant de supplier d'une voix enroué, persuadé que Rogue allait lui briser les os.
Contrairement à ce qu'il aurait pensé, la canne n'était pas totalement rigide, elle épousait parfaitement les courbes de son dos, rendant la douleur intolérable. Harry n'aurait jamais imaginé que quelque chose puisse être plus douloureux que les coups de ceintures mais il se rendait compte avec horreur que les deux dernières corrections qu'il avait reçues pouvaient s'apparenter à des caresses en comparaison de celle qu'il était en train de subir.

Harry n'avait qu'une envie : appeler Sirius de toute la force de ses poumons en espérant, contre toute logique, que celui-ci l'entendrait et viendrait arrêter Rogue.
Il s'en voulait d'avoir dit à Ron qu'il n'avait pas peur de son père, de lui avoir dit de ne pas s'inquiéter pour lui. S'il lui avait dit la vérité, Ron aurait sans doute couru chercher quelqu'un, n'importe qui, qui pourrait faire cesser la punition qui lui semblait durer depuis des heures.

Rogue poursuivit la correction jusqu'à ce que la canne entame légèrement la peau en deux ou trois endroits.
Harry avait reçut une trentaine de coups et respirait laborieusement, ses pleurs hystériques mêlés de cris ayant laissé la places à des sanglots plus profonds.
Severus jeta la canne sur le lit et tourna les talons sans un mot.
Au moment où il atteignait la porte, un chuchotement l'arrêta. Il fit volte face les yeux plissés et se figea.
Harry s'était laissé glisser dans l'espace étroit existant entre le lit et le mur et s'était recroquevillé là, gémissant le nom de Sirius.
Le maître des potions parut sur le point de dire quelque chose mais il se ravisa et tournant les talons une nouvelle fois, il sortit, laissant Harry, tremblant de tous ses membres, seul dans la pièce.

De leur coté, Ron et Hermione étaient allé chercher Dementia à la bibliothèque, en vain. Remonter en courant à la tour des Gryffondor pour prendre la carte des maraudeurs et localiser ainsi la jeune femme leur avaient fait perdre de précieuses minutes. Ron n'avait pu retenir une exclamation angoissée en voyant le nom d'Harry côtoyant celui de Rogue dans les cachots.
Hermione avait repéré Dementia dans les serres et ils étaient repartit en courant sans prendre le temps de passer leurs capes.
Ils déboulèrent dans la serre comme des fusées, faisant sursauter le professeur Chourave et Dementia qui buvaient une tasse de thé en observant les chamailleries des lochifères étoilées, nouvelles race de fleurs dont le professeur de botanique était très fière.

Hermione s'excusa rapidement auprès du professeur avant de se tourner vers Dementia.

- Harry a des ennuis !

- Qu'est ce qu'il a encore fait ? soupira Dementia, supposant que son frère avait encore été attrapé par un professeur en train de se disputer avec Malefoy.

Hermione lui résuma rapidement la situation, lui racontant à quel point le professeur Rogue lui avait paru furieux lorsqu'il était venu chercher Harry.
Le professeur Chourave intervint en expliquant que Filius (le professeur Flitwick souffla Hermione à Ron) avait entendu Severus se disputer avec Dolores (Ombrage expliqua Hermione en réponse au regard interrogateur de Ron) à propos de quelques chose qu'avait fait quelqu'un qu'il n'avait pas nommé.

- Harry, soupira Hermione, il a reçut une retenue du professeur ombrage parce qu'il a refusé de dire que Vous savez qui n'était pas revenu et qu'il avait mentit.

- On avait pensé à prévenir...

- Le professeur Dumbledore, le coupa brusquement Hermione avec un regard noir avant que Ron ne dise une bêtise mais on s'est dit qu'il valait mieux te prévenir toi.

- Ils sont partis il y a longtemps, demanda Dementia en se levant

- Il y a un bout de temps, répondit sombrement Ron

- Si vous voulez bien m'excuser Pomona...

- Allez, allez mon petit, faites de votre mieux pour réconcilier vos deux hommes ! sourit le professeur de botanique, inconsciente de ce que craignaient vraiment les trois jeunes gens.

Dementia sortit de la serre, suivit par les deux amis.

- bon ils sont où ?

Ron sortit rapidement la carte et regarda du coté des cachots. Harry était seul dans la pièce. Rogue était dans la salle des professeurs, déserte à cette heure ci. Il fit par de ses constatations aux deux jeunes filles.

- Tant mieux, soupira Dementia en se mettant à courir, je préfère voir Harry sans mon père dans les parages.

Malgré sa curiosité, elle ne posa aucune question sur la mystérieuse carte, se concentrant sur des considérations plus urgentes.
Ils ne mirent que quelques minutes à atteindre les cachots, courant à perdre haleine dans les couloirs du château, à la grande fureur d'Argus Rusard, qui n'avait rien pu dire étant donné que les deux étudiant étaient accompagné d'un membre du personnel.
Arrivés devant la porte des appartements de son père, Dementia donna un mot de passe compliqué. Le maitre de potion représenté sur le tableau soupira et leva les yeux au ciel en libérant le passage:

- C'était presque cela, Miss Rogue, vous vous rapprochez de la bonne prononciation

Dementia ne prit même pas la peine de répondre par un des noms d'oiseau dont elle affublait le portrait habituellement.

- venez, lança t elle à Ron et Hermione qui hésitèrent.

- Demi, commença Hermione

- Pas le temps, entrez ou restez dehors, je me dépêche.

Avant que les deux jeunes gens n'aient pu prendre une quelconque décision, le portrait se referma devant leur nez tandis que son propriétaire les regardait d'un air goguenard.
Ron et Hermione lui lancèrent un regard furieux et s'assirent devant le portrait, attendant Dementia. Hermione se mordait les lèvres, rongée par l'inquiétude. Ron tendit la main et enserra celle de la jeune fille dans ses longs doigts.

Dans l'appartement, Dementia remarqua aussitôt que la porte de la chambre de son père, qui était toujours hermétiquement close, était entrouverte.
Elle pénétra dans la pièce et scruta la pénombre, laissant à ses yeux le temps de s'habituer à l'obscurité. Elle repéra Harry en même temps qu'elle entendit les faibles gémissements qu'il émettait.
Elle l'approcha lentement de peur de l'effrayer, se mordant les lèvres en constatant l'état du jeune homme : les fines coupures qui saignaient, les traces qui commençaient à bleuir, la rougeur de son dos, les larmes qui coulaient sur ses joues et ses gémissements désespérés ne comportant qu'un seul et unique mot : Sirius.

- Merlin, Harry, souffla t elle en s'agenouillant à ses cotés.

Le jeune sorcier eut un mouvement de recul quand elle effleura ses cheveux d'un geste tendre.

- Harry, répéta t elle avec douceur sans cesser de caresser ses cheveux. Ouvre les yeux... regarde moi.

Au bout de quelques minutes Harry sembla réaliser que sa présence n'était pas menaçante et se laissa glisser vers elle. Dementia l'embrassa doucement sur le front sur le bleu qui se formait déjà, là où Harry, sans s'en rendre compte, s'était cogné lorsque Rogue l'avait giflé.

- Je veux Sirius, supplia Harry dans un souffle.

- Viens d'abord t'allonger dans ma chambre, chuchota Dementia.

La douleur se raviva lorsqu'il se leva et les larmes affluèrent de plus belle sur ses joues. Il se laissa tomber à plat ventre sur le lit de Dementia, dans la pièce faisant face à la chambre de Rogue. Celle-ci resta allongée à coté de lui de longues minutes, le laissant se calmer petit à petit. Quand sa respiration se fit plus calme et que son cœur se remit à battre normalement, elle se redressa.

- je vais rassurer Ron et Hermione, ils doivent attendre dans le couloir

- je ne veux pas les voir !

- Harry, s'exclama Dementia, choquée.

- Je ne veux pas qu'ils me voient comme ça, s'il te plait, murmura Harry d'un air suppliant.

- Très bien

La jeune femme rassura du mieux qu'elle pouvait les deux amis de son frère compte tenue de sa fureur qui n'était que trop visible dans ses yeux.
Elle leur expliqua qu'Harry était installé dans sa chambre et qu'il avait besoin de dormir. Qu'ils le verraient probablement le soir même dans leur salle commune et que tout allait bien.
Ron et Hermione remontèrent à la tour Gryffondor, pas convaincus par les explications de Dementia, remerciant Merlin de ne pas avoir cours de l'après midi, ce qui allait permettre à Harry de se reposer d'ici sa retenue qui aurait lieu en début de soirée.
Dementia retourna auprès d'Harry et s'assit près de lui.

- S'il te plait Demi...

- Quoi ? Que veux tu ?

- Sirius

Dementia soupira...Sirius allait faire un carnage... et se mettre en danger...mais elle ne pouvait refuser ce réconfort à Harry. Elle savait que la seule et unique personne qui serait capable de détecter la présence de Sirius dans les murs de Poudlard serait Dumbledore et que ce dernier ne dirait rien.

- je vais l'appeler. Reposes toi.

Elle jeta une poignée de poudre dans la cheminée et cria :

- 12 square grimmaud !

Elle passa la tête dans la cheminée et appela :

- Sirius ? Kreattur ?

- Demi ?

Sirius s'approcha en souriant de la cheminée et son sourire se figea en voyant l'expression de sa maitresse.

- qu'est ce qu'il se passe ?

- Promet moi que tu ne feras rien d'inconsidéré !

- Pardon ?

- Sirius jure moi que quoi que je te dise, tu ne prendras aucun risque ! Harry et moi avons trop besoin de toi !

- Tu m'inquiètes Dementia.

- Sirius !

- Très bien, je garderais mon calme, quoi que tu dises.

- Je veux un serment sorcier !

Sirius se rembrunit. Un serment sorcier ne se faisait pas à la légère. C'était donc sérieux.

- Je jure solennellement sur ma vie et ma magie que je ne ferais rien pouvant m'exposer à un danger quel qu'il soit à la suite de ce que tu me révèleras.

Dementia sourit tristement, satisfaite.

- Sirius, il faut que tu viennes à Poudlard. Immédiatement. C'est Harry...

Sirius se figea et hocha la tête avant de sortir du square Grimmaud en courant.
Dementia expliqua rapidement qu'elle allait chercher Sirius et qu'elle revenait immédiatement.
Vingt minutes plus tard, elle faisait pénétrer un chien noir dans les appartements qu'elle partageait avec son père.
A peine entré, Sirius se transforma.

- ou est-il ?

- Dans ma chambre. Garde ton calme Sirius...

En voyant Harry, Sirius serrant les dents, se retenant à grand peine de courir égorger Rogue sur le champ. Dementia avait eu raison d'exiger un serment sorcier !
Il s'approcha du lit et s'accroupit pour être à la hauteur de son filleul.

- Harry ?

Le jeune homme ouvrit les yeux et se redressa en se mordant les lèvres. Il croisa le regard inquiet de son parrain et éclata en sanglots en se jetant dans ses bras.

- ou es ton père Dementia ? Demanda t il furieusement en serrant Harry contre lui.

- Occupe-toi d'Harry. Restez dans ma chambre. Seul Dumbledore peut entrer ici. Le reste... Je m'en charge... conclue t elle froidement.

Laissant les deux hommes entre eux, elle sortit des appartements et se rendit à la grande salle où elle savait trouver son père. En effet celui-ci venait de commencer son repas, écoutant d'une oreille distraite la conversation de Minerva, Pomona et Filius.
Se retenant de lui jeter l'un des trois sortilèges impardonnables, elle se planta face à lui, le regard noir.
Il leva les yeux vers elle sans un mot.

- fier de toi, siffla t elle

- Ne te mêle pas de ca, répondit-il calmement

- Donne-moi une bonne raison de ne pas te défigurer, de prélever tes organes pour en faire des ingrédients à potion avant de jeter tes restes dans la forêt interdite, répondit-elle en haussant suffisamment le ton pour que la grande salle devienne totalement silencieuse.

- Ce n'est ni le lieu, ni le moment, répliqua Rogue sans montrer le choc qu'il ressentait devant la froideur de sa fille et ses menaces plus qu'imaginatives.

- Comment as-tu pu faire ça, siffla Dementia d'une voix stridente

- Dementia !

- Quoi tu n'aime pas te faire remarquer ? Fallait réfléchir avant ! tu crois connaître l'humiliation ? tu n'as encore rien vu Rogue !

Rogue se leva et saisissant sa fille par le bras, il l'entraina vers la salle des professeurs, déserte à cette heure. Il la poussa à l'intérieur et verrouilla magiquement la porte derrière eux.

- ne me refait jamais ce coup là ! cracha t il

- tu as conscience que je suis à deux doigts de te sauter à la gorge ?

- Dement...

- Rien, coupa t elle furieusement, rien tu entends ne justifie ce que tu viens de faire ! tu me dégoute ! Je n'arrive pas à croire que je puisse avoir le moindre gène en commun avec toi ! tu ne vaux pas mieux qu'elle !

Rogue n'eut pas besoin de demander qui était « elle » et blêmit. Il ouvrit la bouche pour répliquer mais renonça devant la fureur de Dementia.

- Tu mériterais que je te livre à Sirius ! Ou pire ! A Molly ! Ton attitude était tout sauf digne d'un père !

Le rictus moqueur qui avait commencé à naitre sur les lèvres de Rogue à la mention de Sirius disparut au nom de Molly. Seigneur, elle allait l'écorcher vif...et elle aurait sans doute raison...

- Je sais, souffla t il

- Tu n'es qu'un.... Pardon ?

- J'ai dis je sais, soupira Rogue

Il s'assit dans un fauteuil et fit signe à Dementia de prendre place à son tour.

- Demi, je t'assure que j'ai regretté ma décision dès l'instant où ma colère est retombée, c'est-à-dire dès que j'ai vu l'état dans lequel était Harry. J'ai voulu lui parler mais j'ai renoncé, ça n'aurait probablement fait que l'effrayer davantage

- Probablement oui, confirma Dementia

- Je lui parlerais... plus tard... fais lui boire ceci, continua t il en lui tendant une potion, ca diminuera la douleur.

Dementia acquiesça et rangea la potion dans sa poche.

- je vais retourner près de lui, dit-elle sans préciser que Sirius s'y trouvait déjà.

Quand elle arriva dans sa chambre, Sirius tenait toujours son filleul dans ses bras et celui-ci avait cessé de pleurer. Elle tendit la potion à Sirius qui l'identifia à l'odeur avant de la faire boire à Harry. Celui se détendit immédiatement.

- Harry c'est l'heure de ta retenue. Tu te sens capable d'y aller ?

- Oui, souffla Harry d'une voix faible, je ne lui donnerais pas ce plaisir...

Il embrassa Sirius une dernière fois et se serra contre Dementia avant de sortir et de prendre la direction de la salle de défense.
Restés seuls, Sirius leva un regard noir vers Dementia.

- ou as-tu trouvé cette potion ?

- il me l'a donné pour Harry

Sirius eu un rire froid.

- Servilus aurait il des remords ?

- Je ne sais pas... il dit que oui... Il ne vaut pas mieux qu'elle... Tu parles d'une famille...

Sirius tendit les bras et recueilli Dementia sur ses genoux, la serrant étroitement contre lui.

- Tu vaux tellement mieux qu'eux Dementia.

- Tu crois ?

- J'en suis sur...

Quelques dizaines de minutes plus tard, un chien noir s'éloignait de Poudlard.

 

 ***

 

Harry toqua à la porte de la salle de défense et entra après y avoir été invité. Le professeur Ombrage eut un sourire satisfait au vu des yeux rougis, de la lèvre fendue et du bleu ornant le front de son élève.

- Bien Monsieur Potter, vous allez me faire des lignes. Vous trouverez ici un parchemin et une plume. Vous n'aurez pas besoin d'encre. Ecrivez : je ne dois pas dire de mensonge.

- Combien de fois, demanda Harry d'une voix résignée

- Nous verrons cela...

Harry commença à écrire et comprit aussitôt pourquoi il n'aurait pas besoin d'encre lorsque les mots qu'il écrivait en rouge vif sur le parchemin se gravèrent sur le dos de sa main gauche.
Bien résolu à ne pas satisfaire le professeur, il serra les dents et continua à écrire sans proférer la moindre plainte.
Le professeur ombrage s'enfonça dans son fauteuil, une tasse de thé à la main et un petit sourire aux lèvres.

Et Harry continua d'écrire...

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