9. Dans le bureau de Dumbledore

Harmony s’était assise dans un fauteuil en face de Dumbledore.
Elle avait l’air vraiment furieuse et Draco se demanda jusqu’où elle était capable de jouer cette comédie.
Alastor Maugrey entra et jeta un regard noir à Draco, qui baissa les yeux en se demandant dans quelle galère il était encore allé se fourrer.
Le professeur McGonagall, présente elle aussi en sa qualité de directrice adjointe, avait un air des plus pincé, mais Draco ne savait pas s’il était du à la présence d’Harmony ou à la « récidive » de Maugrey.
Le professeur Dumbledore s’éclaircit la gorge et prit la parole.

- devons nous attendre Mr Malefoy ?

- non, répondit sèchement Harmony, se sera inutile.

Le professeur McGonagall et le professeur Dumbledore échangèrent un regard perplexe ; il était extrêmement rare que Lucius Malefoy ne monte pas au créneau pour exiger des sanctions exemplaires contre quiconque regardait son fils travers.

- très bien, dit le professeur McGonagall, tout d’abord, pouvons nous savoir exactement pourquoi nous sommes la ?

- oh, trois fois rien, répondit Harmony d’un ton ironique, mon mari et moi avons confié notre fils à votre établissement et avons été à deux doigts de récupérer un animal de compagnie.

- Il a attaqué un élève ! grommela Maugrey

- Faux ! un élève a insulté mon fils qui, sur le moment et par réflexe, a sorti sa baguette. Mais à aucun moment, il n’a attaqué qui que ce soit. Pourtant il s’est retrouvé seul dans un couloir, à deux contre un. Et il me semble que c’est lui qui a été attaqué. D’autre part, même si Draco avait commis une faute, et je n’en suis pas du tout convaincu, je ne pense pas que la transformation en fouine soit une punition scolaire acceptable.

- Il est évident, avança le professeur Dumbledore, que le professeur Maugrey et moi-même nous présentons nos excuses

- C’est loin d’être suffisant !

Le professeur McGonagall fronça les sourcils.

- Vous ne demanderiez tout de même pas le renvoi du professeur Maugrey ?

Le professeur Dumbledore posa les yeux sur Harmony au dessus de ses lunettes en demi lunes, attendant la réponse de la jeune femme.
C’était en effet une tradition familiale chez les Malefoy que de demander le renvoi des professeur : celui du professeur d’Arithmancie lorsque Lucius Malefoy était en 4ème année, celui d’Hagrid lors de la 3ème année de Draco…
La réponse d’Harmony causa un mouvement de surprise chez les professeurs.

- certes non, je ne doute pas des connaissances de Mr Maugrey mais de ses capacités de pédagogue. Afin d’évier un nouvel….incident du au caractère ….emporté du professeur, je pense qu’un contrôle…comme une contre signature des punitions serait souhaitable. Alastor Maugrey était parait il un remarquable auror, mais il ferait bien de se rappeler qu’il n’a pas affaire à des mages noirs mais à des adolescents.

Le professeur Dumbledore se leva, signifiant ainsi la fin de l’entretien. Harmony ne bougea pas, posant simplement une main sur le bras de Draco pour l’empêcher de se lever.
Le professeur McGonagall lui jeta un regard indigné mais le directeur lui sourit aimablement.

- ne vous inquiétez pas, madame Malefoy, nous allons nous assurer que cette mésaventure ne se reproduise pas.

Satisfaite, Harmony se leva.

- et cela conviendra t il a monsieur Malefoy

- je n’ai pas jugé utile de mettre mon époux au courant de cette affaire. Lucius est affreusement procédurier, et dans l’intérêt de Draco, je préférais régler cette affaire en toute discrétion.

Draco toussa pour dissimuler un fou rire. En toute discrétion ? Après le scandale qu’elle avait fait à Rogue ? Elle avait un sacré culot !
A voir les lèvres pincées de McGonagall, l’air renfrogné de Maugrey et le demi sourire de Dumbledore, les professeurs pensaient la même chose.
Draco fut autorisé à ne pas retourner en potion pour le quart d’heure de cours qu’il restait.
Il raccompagna Harmony jusqu’à la grille de Poudlard au delà de laquelle l’attendait sa limousine.

- tu vas le dire à père ?

- Pourquoi faire ? répondit elle avec un clin d’œil.

Soulagé, il lui sourit.

- Dis moi, avant les vacances de noël, vous avez une sortie à Pré-au-Lard ?

- Oui, ce week end, Pourquoi ?

Elle lui lança une bourse en cuir remplit de 50 gallions.
Draco n’en revenait pas. Tout le monde le voyait certes comme un riche héritier, mais en réalité il n’avait jamais possédé le moindre gallion, pas la moindre noise même.
Oh, bien sur, il s’achetait ce qu’il voulait et avait des moyens illimités.
Mais sur un plan pratique, il se contentait en fait de faire mettre ses achats sur le compte de son père qui ensuite réglait les factures.

L’avantage était qu’il achetait sans compter, provoquant l’admiration de ses camarades et la jalousie de ses ennemis.
L’inconvénient, c’était que son père savait exactement ce qu’il achetait.
Bien qu’il n’en ait jamais parlé à Harmony, il était parfois frustré de ne pas avoir d’intimité, de secrets…
Mais elle était intelligente et avait sûrement remarqué que s’il achetait sans réfléchir vêtements, livres, articles pour ses cours, accessoires de quidditch… il hésitait devant le simple achat d’une bierreaubeurre ou de farces et attrapes de chez zonko.
En effet son père considérait ce genre d’achat comme inutile et ne manquait jamais de lui marquer (au sens propre du terme) sa … désapprobation.

Pour la première fois de sa vie, son père ne saurait pas la teneur exacte de ses achats. Il pourrait mettre sur le compte de son père les achats important (comme une nouvelle cape) et utiliser l’argent d’Harmony pour s’approvisionner un peu en farces, friandises et babioles pour Pansy.

Les élèves commençaient à sortir et les serpentards se dirigeaient vers lui. Pansy se glissa dans ses bras.

- tout s’est bien passé ?

- A merveille, répondit il en déposant un baiser sur son front.

Harmony eut un petit sourire qui lui sembla un peu mélancolique et ouvrit la grille.

- il faut que j’y aille, j’ai repéré une robe magnifique et il faut que j’aille casser les pieds à ton père jusqu’à ce qu’il me l’achète ! A la semaine prochaine mon cœur. A bientôt Miss Parkinson.

Il lui fit un petit signe de la main et elle lui envoya un baiser du bout des doigts avant de monter en voiture.
Il ne pu s’empêcher de sourire, elle avait beau jouer les filles écervelée, frivole et superficielle devant ses amis, lui il savait qui était vraiment Harmony Brooke Kendall-Malefoy

 

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