7. Poudlard Express

Les vacances étaient finies. A leur dernière sortie sur le chemin de traverse, Draco avait acheté toutes ses fournitures.
Mais au contraire des autres années, il n’avait pas déambulé seul sur le chemin de traverse, faisant établir des factures au nom de son père
Cette fois ci Harmony l’avait accompagné, l’entraînant dans des discussions sans fin sur le choix du meilleur parchemin ou de la plus belle plume.
Le soir elle l’aida à boucler ses bagages.
Le lendemain, Draco fut éveillé par un murmure et une main qui le secouait doucement.

- nous partons dans une demi-heure

Pour la première fois en 5 ans, Draco se réveilla de bonne humeur. Ce réveil changeait des hurlements de son père, depuis le hall d’entrée, 10 minutes avant le départ.
Pour la première fois en 5 ans, il n’était pas soulagé de retourner à Poudlard.
Depuis qu’il avait reçu ses résultats, en juillet, depuis la confrontation entre son père et sa belle-mère, il n’avait pas reçu la moindre correction, même s’il savait que cela démangeait parfois son père.
Même lorsqu’elle s’absentait, son père ne le touchait plus, n’ayant aucune envie de provoquer une dispute monumentale avec son épouse.
En fait, le miracle s’était produit, pour la toute première fois de sa vie, quelqu’un se souciait vraiment de lui, il n’était plus seul.

A la gare, il vit du premier coup d’œil ses amis qui l’attendait et la clique de saint Potter qui l’observait.
Son père ne les avait pas accompagnés.
Harmony lui sourit :

- je suppose que je ne peux pas te serrer dans mes bras, ça te ferait remarquer !

- Tu rigole ? Une fille belle comme toi que je serre dans mes bras, ma légende est faite ! Tout le monde va en crever de jalousie.

Harmony éclata de rire et le serra contre elle ; grâce à ses eternels talons aiguilles, ils étaient de la même taille.

- au moindre souci écrit moi ! On se revoit à Noël !

Draco partit rejoindre ses amis, répondit distraitement au baiser de Pansy parkinson et monta dans le train.
Blaise Zabini était déjà installé dans le compartiment.

- Alors Malefoy, raconte ? Ou as tu déniché cette beauté ?

Au même moment, dans un autre compartiment, Harry racontait à Ron et Hermione la scène dont il avait été témoin chez B&B

- Et il l’a frappé ? s’exclama Hermione, En public !

- Depuis quand on s’inquiète pour Malefoy ? grommela Ron

- Ronald Weasley, tu n’a pas de cœur ! Si Malefoy est aussi abject, c’est peut être justement à cause de ça !

- Hmf, grogna Ron. Et alors, dit il en se tournant vers Harry, Malefoy a fait dans son froc et s’est enfui à toutes jambes !

- Non répondit Harry en souriant tandis qu’Hermione regardait Ron de travers, il a juste fermé les yeux, il semblait plutôt résigné. Et puis cette fille est intervenue.

- qui c’était ? demanda Hermione

- je ne sais pas, c’est elle qui était avec lui sur le quai tout à l’heure.

- peut être sa nouvelle copine, suggéra Ron, c’est Pansy qui va être contente !

- Ne soit pas stupide, Ron, tu crois que Mr Malefoy se laisserais impressionné par la copine de son fils? Non ca doit être quelqu'un de suffisamment important pour qu'il se tienne tranquille face à elle. Vu que ses copain l'on vu la serrer dans ses bras, il doit être en train de leur raconter des trucs sur elle. Harry tu crois que tu pourrais... ?

Harry comprit tout de suite où Hermione voulait en venir, il prit sa cape d’invisibilité, s’absenta ¼ d’heure et reviens totalement abasourdit.

- je sais qui c’est !

- alors demandèrent en cœur ses deux amis

- c’est une Malefoy

- Peut être sa cousine, suggéra Ron

- c’est Madame Lucius Malefoy. C’est la belle-mère de Draco, son père l’a épousé cet été. Elle a 25 ans.

- Il a vite remplacé la mère de Draco, elle est morte seulement en Mars, commenta Ron

Sans répondre, Hermione ouvrit un livre. Elle était gênée de connaître la façon dont Draco était traité chez lui ; elle aurait préféré continuer à voir en lui le garçon arrogant, cruel et gâté qu’elle avait toujours connu et cru détester.
Maintenant elle se sentait désolée pour lui, encore plus que pour Harry, car pour lui les Dursley étaient certes horribles mais il n’était pas battu et surtout il savait que ses parents l’avaient aimé, son parrain l’aimait ; Draco lui n’avait personne d’autre.

Le train ralentissait. Ils étaient de retour à Poudlard.

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