4. Chemin de traverse

Quelques jours plus tard, sur le chemin de Traverse, Draco accompagna son père chez Bajow et Beurk.

- Ne t’avise pas de toucher quoi que ce soit.

- oui père

Pendant que son père effectuait ses transactions, Draco regardait les articles, il lui sembla voir un mouvement dans une « dame de fer », il s’approcha pour voir, prenant appuie sur la paroi de la dame de fer.

La canne de son père s’abattit sur son épaule

- Aie !

- Que t’avais je dis ?

- De ne toucher à rien ! Je regardais seulement.

- Ne te moque pas de moi draco

- Je te demande pardon

Draco s’en voulu du ton affolé de sa voix et de la boule qui grandissait dans son estomac. S’il avait su que son pire ennemi, Harry Potter était caché sous sa cape d’invisibilité et l’observait, il serait mort sur le coup foudroyé par la honte aussi sûrement que par un sort impardonnable.
Pour l’heure, il était surtout foudroyé par la peur, ses yeux fixaient alternativement les yeux de son père et sa canne.
Lucius leva sa canne.

- Il te faut une nouvelle leçon semble t il

Draco ferma les yeux sachant que rien de ce qu’il pourrait dire ne lui éviterait une nouvelle correction.
Mr Barjow s’était poliment retiré dans l’arrière boutique, personne ne l’aiderait.
La porte s’ouvrit à la volée et un tourbillon de fanfreluches s’engouffra dans la boutique.

- Ah mes hommes ! Draco chéri j’ai besoin de ton aide! Lucius ca ne t'ennuis pas bien sur!

Draco regarda son père, n’osant pas faire de mouvements. Celui sembla hésiter puis d’un signe ordonna à Draco d’obéir à sa belle-mère.

Soulagé, celui ci emboîta le pas à Harmony en essayant de ne pas penser à ce qui l’attendrait sûrement le soir quand son père recevrait un certain hibou.

Il passa ensuite trois bonnes heures à courir derrière elle pendant qu’elle essayait robes, chapeaux, maquillage…
Elle l’entraîna ensuite à la librairie où elle acheta trois livres d’histoire de la magie.
Mine de rien, il commençait à l’apprécier, elle était marrante et avait le chic pour arriver au bon moment.

Vingt minutes plus tard, ployant sous le poids des paquets, il la trouvait déjà nettement moins marrante.

Harmony lui jeta un coup d’œil, et, le voyant épuisé, eut pitié de lui.
Celle ci l’entraîna aux trois balais, passa commande et se tourna vers Draco

- Alors ?

- Alors quoi ?

- Draco, je t’en pris, quelque chose te perturbe, ça se voit. Alors puisque les courses n’ont pas réussi à te changer les idées, raconte. A nous deux on va bien trouver une solution à ton problème.

- Ca m’étonnerait

- Hou ! tu es un affreux défaitiste ! Avec ta connaissance de la magie et mon intelligence !

Elle lui fit un clin d’œil amusé.
Draco eu un sourire

- Pourquoi tu souris ? C’est à l’idée que je puisse être intelligente ?

- non ! non c’est pas ça, c’est juste que ça fait bizarre d’avoir quelqu’un qui te regarde, qui prend ta défense… qui ose tenir tête à mon père

- je ne suis sûrement pas la première…

- Si ! Ma mère ne me défendait jamais. Elle n’était pas vraiment maternelle. Seul mon père comptait à ses yeux. Elle voulait tellement lui plaire qu’elle passait son temps à lui rappeler de me punir. Et jamais elle ne m’aurait adressé une parole sans l’autorisation de mon père.

Harmony n’arrivait à imaginer qu’une mère puisse délaisser son enfant de la sorte.
Draco avait de nouveau l’air absent, perdu dans ses pensées ; les sourcils légèrement froncés. Harmony voyait bien que quelque chose le tourmentait mais elle n’insista pas, le laissant prendre son temps pour se confier à elle.
Il sembla soudain se décider et lui tendit une lettre.

- Quand mon père recevra la copie de ce courrier, il me mettra en pièce ; crois-moi.

Harmony, curieuse et légèrement inquiète, ouvrit le courrier…

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