23. trop jeunes

- de Lucretia

Au nom de sa fille, Harmony sentit son sang se glacer et sortit de sa torpeur.

- qu’est ce que tu lui veux à Lucretia ?

- et bien, Draco était promis à miss Parkinson. Ce contrat devant être annulé, les Parkinson ont droit à une compensation. Leur fils Billius a 2 ans. Je pense qu’il serait judicieux de lui promettre Lucretia.

- Ce n’est qu’un bébé

- Elle ne se mariera qu’à sa majorité…

Harmony allait répondre d’une voix acerbe quand un hurlement se fit entendre à l’étage.
Plantant là son cousin, elle se précipita dans la nursery et prit Falco dans ses bras.

- qu’y a-t-il ? demanda Voldemort, qui l’avait suivi

- je ne sais pas, ils pleurent à tour de rôle. A croire qu’ils savent que leur père…

Sa voix se brisa et elle ne pu terminer sa phrase.
Voldemort se désintéressa rapidement de ces problèmes domestiques.

- bien comme je te le disais Billius Parkinson est…

- non

- Pardon

- J’ai dit non. Ma fille n’est ni un lot de consolation ni une marchandise.

Voldemort eu soudain envie d’attraper sa cousine par les épaules et de la secouer jusqu’à ce que ses dents se déchaussent. Certes, elle venait de subir une énorme perte, mais bon, elle pourrait faire un effort.

- Harmony, tu commences à m’énerver…

- Ecoute, le coupa t elle brusquement, je suis fatiguée, énervée, je viens de perdre mon mari et mon fils et pour couronner le tout Falco et Lucretia sont apparemment malades. Alors je t’aime mais d’ici ses 17 ans on le temps de signer un contrat ! Maintenant débarrasse moi le plancher !

Voldemort prit une très profonde inspiration, s’exhortant à la patience et, sans rien ajouter, il transplana.

Dès qu’il eut enfin disparut, Harmony se concentra sur ses enfants, qui braillaient de plus belle, tout en repoussant au plus profond d’elle-même ses larmes et son chagrin.
Un petit plop se fit entendre.

- jolie maîtresse devrait se reposer, couina Calicoo.

- Non, les enfants ne vont pas bien, va à sainte mangouste et ramène moi un médicomage, s’il te plait.

- Oui jolie maîtresse.

Le petit elfe transplana. Harmony posa sa main glacée, aussi glacée que celle de son cousin, sur le front de Lucretia, qui en riposte, se mit à hurler. Mais elle avait eu le temps de se rendre compte que sa fille commençait à avoir de la fièvre.

Le sort s’acharnait contre elle. Et qu’est ce que fichait ce fichu médicomage qu’était censé aller cherché ce fichu elfe !
Juste à ce moment là, le médicomage ou plutôt la médicomage apparue.
Harmony balaya d’un geste les formules de convenance et ordonna à la jeune femme de s’occuper des jumeaux.

Pendant une vingtaine de minutes, la médicomage examina les deux bébés sans prêter attention à Harmony qui faisait les 100 pas derrière elle.
Finalement, elle se redressa et fit face à la jeune femme, le visage grave

- je ne peux rien faire.

- Pardon !

- Médicalement parlant ils n’ont rien. Je vais vous donner des potions pour faire tomber la fièvre mais on ne peut rien faire de plus

Harmony ne pu s’empêcher le ton hautain qu’employait la médicomage pour s’adresser à elle. Elle comprit soudain que personne ne ferait d’effort pour soigner les descendants d’un mangemort reconnu, condamné et exécuté.
Elle arracha les fioles des mains de la jeune femme et lui hurla de foutre le camp de son manoir avant qu’elle ne demande à ses elfes de le faire de manière nettement moins civilisée.
Un sourire moqueur aux lèvres, la médicomage prit congé.

Harmony passa la moitié de la nuit à veiller les jumeaux, a essayer de faire tomber la fièvre, sans succès.
Plus fragile que son frère, Lucretia ferma les yeux vers 2 heures du matin.
Falco s’éteignit à son tour au moment même ou le soleil commença à poindre à l’horizon.

Harmony se laissa tomber sur le sol, trop sonnée pour pouvoir verser la moindre larme.
Elle commença à se balancer d’avant en arrière en gémissant doucement.

C’est ainsi que la découvrit Rodolphus, venu prendre de ses nouvelles. Il s’empressa de prévenir son maître, qui accouru aussitôt.

- Harmony ? tenta Voldemort, sans obtenir la moindre réponse

- Maître, fit la voix tremblante de Bellatrix, maître, les enfants !

Voldemort se précipita sur les berceaux mais du très vite se rendre à l’évidence : il n’y avait rien à faire.
Furieux de voir ses projets réduits à néant, il retourna sa colère vers Harmony. L’attrapant sans ménagement par les bras, il la remis brutalement sur ses pieds et se mit à la secouer.

- que s’est il passé ? Répond moi !

Il réalisa soudain que la jeune femme, livide et tremblante, n’était pas en état de lui répondre. Sa tête ballottait à droite et a gauche, d’avant en arrière, au rythme des secousses que lui imposait son cousin.
Se rendant compte qu’il risquait de la blesser sérieusement, Voldemort la lâcha. Harmony s’écroula sur le sol, recroquevillée sur elle-même.

- Bellatrix, hurla Voldemort, où es tu !

- Maître, regardez ce que j’ai trouvé dans le bureau de Lucius !

Il arracha le carnet noir des mains de sa fidèle servantes et en lu le contenu avec une fureur grandissante.

- l’immonde traître ! hurla t il, s’il n’était pas déjà mort, je le rendrais fou à coup de doloris avant d’abandonner son corps à Fenrir !

Les paroles de son cousin se frayèrent un passage dans la tête d’Harmony.

- quoi ? Pourquoi ?

- Ton cher mari ! Il était persuadé que tu le trahirais ! que tu te servais de lui pour concevoir des héritiers et qu’ensuite tu te débarrasserais de lui !

- C’est impossible !

- C’est marqué noir sur blanc, cracha t il en lui jetant le carnet !

Harmony en lu le contenu en palissant

- je ne comprends rien, Tom, c’est en latin

- c’est une malédiction ! Cela dit que le fils et la fille nés le même jour ne survivront pas à l’absence du père ! Il a maudit mes héritiers parfaits !

Harmony éclata en sanglots, mais personne, ni Bellatrix, ni Rodolphus ne prirent le risque de déclenché contre eux la colère de leur maître en la réconfortant.

- bon, dit soudain ce dernier, recouvrant son calme aussi vite qu’il l’avait perdu, ce n’est pas grave, à chaque problème sa solution.

Harmony se sentit soudain très mal, une forte envie de vomir prenant le dessus sur son désespoir. Elle n’était pas sorcière, mais à cette seconde, elle pouvait lire dans les pensées de son cousin comme si elle avait su pratiquer la légilimentie.
D’une voix tremblante elle lui demanda

- a quoi tu pense, Tom

Voldemort sourit d’un air paternel et la releva presque avec tendresse

- tu es une princesse, mon petit cœur, mon héritière. Tu es plus précieuse que tout, j’aurais du le comprendre dès le début. Tu es mon moule parfait.

Harmony jeta un regard angoissé à Bellatrix, mais celle-ci refusa de rencontrer son regard.

- et je sais comment arranger les choses

- comment, s’enquit elle faiblement

- tu vas te remarier.

 

Commentaires (1)

1. Mélody 05/07/2009

C'est trop triste pour Harmony, la pauvre elle vient de perdre ses 3 fils et son mari...
Et cet idiot de Voldemort !!
Il se croit dans un jeu vidéo où on peu revenir à la vie si on a réussit à ramasser 100 pièces et à éviter le gros dragon ou quoi?
Ca lui arrive de comprendre les autres, de temps en temps?

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