10. Vacances

- Lucius !

Malefoy stoppa net dans le couloir et son épouse le percuta de plein fouet.
Il compta lentement et silencieusement jusqu’à 5 avant de se tourner vers elle.

- que veux tu Harmony ?

- une réponse

- il me semble t’en avoir déjà donné une

- une réponse qui me convienne…

Lucius leva les yeux au ciel. A vue de nez, ça faisait bien une heure et demi qu’elle le suivait à la trace, répétant inlassablement la même question. Au début il avait répondu puis il l’avait ignoré, se disant qu’elle se fatiguerait avant lui. Maintenant, il n’en était plus si sur.

- Lucius !

- Non !

- Pourquoi ? Après tout tu as dis toi-même que tu allais être très occupé. Que sommes nous censés faire Draco et moi ? Nous morfondre ? tu es d’un égoïsme…

- Très bien ! tu as gagné ! Salazar ! tu es insupportable ! va donc en France si ça te chante !

- Et Draco ?

- Emmène le. Et maintenant puis je avoir la paix dans ma propre maison ?

Harmony lui fit un sourire radieux et triomphant et le laissa tranquille pour se rendre dans leur chambre. Elle sortit ses bagages de l’armoire, ils étaient près depuis 3 jours… Lucius était si prévisible !
Des demain, Draco rentrerait de Poudlard et dans trois jours, juste après Noël, Lucius les transplanerait en France.
Elle envoya aussitôt un hibou à Draco.

Gagné ! Je t’avais dis qu’il dirait oui ! Nous rejoindrons mon chalet le lendemain du bal. Préviens Pansy de prendre des vêtements chauds, c’est le sud de la France, certes, mais c’est la montagne. J’ai parlé à une amie qui m’a dit qu’il avait déjà neigé ! A demain. Je t’embrasse, Harmony.

Elle s’assit dans un fauteuil et ouvrit un livre, sans le lire. Les yeux perdus dans le lointain, elle pensait à la France, la montagne, la neige…qu’elle retrouverait dans trois jours.
Elle ressentait une grande nostalgie pour ce pays qui n’était pas le sien. Les montagnes françaises lui rappelaient celles du Montana de sa jeunesse qu’elle avait quitté 5 ans plus tôt pour la froideur de Londres.

Oui quelques jours en France, loin de la formalité et des conventions de la haute société sorcière, lui feraient le plus grand bien.

Deux jours plus tard, lors du bal traditionnel de Noël des Malefoy, Draco ne pouvait s’empêcher de sourire en voyant les grimaces que faisait Harmony dès que personne ne la regardait.
A son bras, pansy était surexcitée à la perspective de la semaine à venir et le mot France revenait dans chacune de ses phrases.
Il retint à grand peine un fou rire en voyant sa belle mère fausser compagnie à toute la bonne société sorcière, se cachant derrière les meubles comme un auror en mission d’espionnage et se réfugier dans la bibliothèque.
Lucius, Draco et Pansy ne la rejoignirent qu’une fois le dernier invité parti vers trois heures du matin.
Il était l’heure d’échanger les présents de Noël.
Lucius offrit un somptueux bijou à Harmony qui en retour lui offrit une cape splendide.
Le cadeau du couple pour Draco était le tout dernier balai de course, accompagné de tout le nécessaire à balai de luxe et de tous les accessoires possibles.
Harmony, toujours prévenante, offrit à Pansy, au nom de son mari et d’elle-même, un coffret de maquillage et accessoire de beauté fort cher, devant lequel la jeune fille bavait depuis des mois. Draco avait dit à sa belle mère que les parents de Pansy refusaient de payer si cher un objet qu’ils jugeaient inutile.
Draco offrit une nouvelle cane à son père (plus de la moitié de ses économies, à ce prix la il espérait qu’il ne la lui casserait jamais sur le dos), un collier à Pansy (grâce aux bons conseils et il faut le dire à la participation financière d’Harmony) et 5 livres d’histoires de la magie à sa belle mère (il trouvait ça barbant mais il savait que ça la passionnait)
Enfin ils allèrent se coucher, Lucius devant les faire transplaner à 9h le lendemain avant d’aller au ministère.

Draco regarda autour de lui. Ce n’était certes pas aussi grand que le manoir, mais le chalet d’harmony comportait une grande cuisine, un salon avec cheminée, une bibliothèque, et, à l’étage, trois chambres et deux salles de bain.
Le chalet était à la sorti d’un petit village où Harmony avait plusieurs amis.
Draco se demanda si elle le laisserait partager sa chambre avec pansy.

- Draco ?

Il sursauta et se retourna vivement vers Harmony, qui, habillée à la moldue (jeans et col roulé), était appuyée contre l’encadrement de la porte.

- Kinki a préparé vos chambres. Et je n’ai pas encore eu l’occasion de te donner ton cadeau de noël.

- Et le balai ? demanda Draco

- Ca c’est ton père. Moi c’est ça.

Elle lui tendit une petite boite dans laquelle il trouva une petite clef avec le nombre 922 gravé en relief. Draco la regarda en haussa un sourcil interrogateur.

- c’est la clef de ton coffre à Gringott

- tu…tu m’as ouvert un coffre ?

- oui. J’y ai mis pour l’instant 300 gallions. Ne l’utilise que pour les choses que tu veux cacher à ton père, pour le reste continu à le mettre sur sa note. J’alimenterais ton compte régulièrement. Je veux que tu ais les moyens de faire ce que tu veux. Y compris d’envoyer balader ton père le jour même de tes 17 ans si ça te chante.

- Je ne sais pas quoi te dire…à part merci.

Harmony lui sourit

- bon, dit elle d’une voix décidée, appelle pansy, on sort !

Après que les deux adolescents eurent subis une vingtaine de recommandations de la part d’Harmony sur comment se comporter avec les moldus, ils descendirent au village.
Sans hésitation, Harmony se dirigea vers un groupe de trois garçons et deux filles attablés à la terrasse d’un bar.

- Ah, ces jeunes, dit elle d’un air moqueur, au bar alors qu’il n’est même pas midi !

Avec des exclamations joyeuses, les jeunes se levèrent et embrassèrent harmony.
Draco fronça les sourcils en voyant un type brun, de l’age d’harmony, la serrer dans ses bras un peu trop longtemps à son goût.
Le brun s’en aperçu et, lâchant la jeune femme, il lui demanda

- tu as un nouveau garde du corps ?

- quoi ? Oh, non, c’est mon fils, Draco.

- Ton fils, dis donc je savais que tu était précoce mais à ce point…

- Arrête de dire des bêtises Ludo ! c’est le fils de mon mari.

- Ah, grimaça t il, c’est vrai que tu es marié maintenant ! il veille sur les intérêts de papa ?

Draco décida sur le champ qu’il n’aimait pas ce type.
En même temps, il n’avait jamais vu Harmony si détendue, si souriante.
Et au fur et à mesure de la journée, puis de la soirée, il se rendit compte qu’elle était encore plus souriante lorsque ce Ludo était à coté d’elle.
Se pourrait il… non, se réprimanda t il, ce n’était pas le genre d’Harmony.
Encore que… il ne le connaissait pas son genre… et puis elle avait 25 ans… et son père n’était pas un modèle de chaleur humaine.
Il réalisa soudain qu’il ne savait pratiquement rien sur sa belle mère.

Harmony les ramena tôt au chalet, la nuit précédente ayant été courte.
Il laissa pansy se coucher, promit de la rejoindre en douce plus tard et sortit à la recherche d’harmony.

Il la repéra aussitôt, assise sur le toit du garage, enroulée dans une couverture, une tasse fumante à la main.

Il entreprit de la rejoindre. Il devait lui parlait de ce type. Il n’était pas particulièrement proche de son père mais la, il fallait qu’il sache…

 

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